SCENE XI
JEANNE, puis MONTFLANQUÎN.
Jeanne, pleurant.
Mon Dieu , mon Dieu . ma mère I elle est partie ! et me voilà seule pour toujours. (On frappe; se retournant.) Mon Dieu! (Avec espoir,! Serait-ce donc? Elle s’élance à la porte; Mont flanquin parait.) Monsieur Moi tflanquin I
MONTFLANQUIN.
Moi-même, bello dame, moi-même... J'attendais le départ de votre mari ; il est mémo resté bien longtemps.
JEANNE
Que voulez-vous, monsieur ?
MONTFLANQUIN.
Cinq minutes... rien que cinq minutes d'entretien. Madame, je viens vous dire que votre mari est un sot... 11 a une charmante femme, et il ne sait pas l'apprécier...
JEANNE
Monsieur...
Pardonnez-moi d’abord le chagrin que je vais vqus causer; mais c'est dans votre intérêt et dans le mien.
JEANNE
Parlez, monsieur!...
MONTFLANQUIN.
En deux mots, voici ce qui m’amène : A l’heure qu’il est, monsieur René Noirel est plus assidu que jamais auprès de la comtesse Louise de Marennes.
JEANNE
Est-il possible?... la comtesse?...
MONTFLANQUIN.
Voyez-vous, madame, la comtesse est implacable!... vous Payez éclipsée, elle vous déleste; votre mari l’a bravée, elle a juré de l’amener h ses pieds soumis et repentant, et il y viendra.
jeannb, à part.
O mon Dieu !
MONTFLANQUIN.
La comtesse fera tout pour que son triomphe soit complet... tout enfin pour reconquérir Le prestige dont il l'a dépouillés un instant.
JEANNE
Mais c'est affreux !...
MONTFLANQUIN.
Je vous l'ai dit, une coquette est implacable!... Ainsi , elle a pario qu'il la suivrait daus un voyage qu'elle va faire en Alle- I magne.