SCÈNE VI ARTHUR, pnu ROQUILLON
ARTHUR, (enl.
Il faut absolument que je fasse disparaître le serrurier... S'il cause avec le baron, tout est perdu.
ROQUiLLON, entrant par le fond, à gaoche. Mais qu'est-ce que vous faites donc?... On n'attend plus que vous... Je viens vous chercher.
ARTHUR, remontant. Je n'ai pas le temps... plus tard!... Attendez-moi... (m sort Tirement par le fond, à droite.)
ROQUILLON, senl.
Le voilà encore parti... c'est une anguille... (s'arançant i. la rampe.) J'arrive de chez moi... Ah! c'est ma femme qui m'a reçu!.. J'ai cru qu'elle allait me battre... Ça lui arrivera un jour ; elle est si violente!... Elle avait déjà la main levée; mais j'ai avancé mes petits fours... ça lui a fermé la bouche... mais c'est le notaire qui n'est pas content... Il est nerveux! 11 n'y a que ma fille qui supporte ça très-bien... Son cousin Hector est si gentil pour elle!... Sitôt qu'il aperçoit un nuage sur son front, il l'embrasse, et le nuage disparaît! (Remontant.) Sapristi! mais Arthur ne revient pas.
92 l'A BOITE A BIBI
JOSEPH, entrant arec un plateau chargé de glacei. Monsieur désire-t-il une glace ?
ROQUILLON
Une glace!... oui... (a part.) J'ai mon idée... (Hatt.) Laissez le plateau...
JOSEPH, étonné.
Oui, monsieur. (Posaot le plateau sur la table, k part.) Il paraît qu'il les aime! Eh bien, et les autres ?... (PreDant un baba sur le buffet.) Us vont se rafraîchir avec ça... (il sort •n emportant le baba.)
ROQUILLON
Je vais leur porter des glaces ; ça les fera patienter.
(Prenant une glace.) Une pOUr ma femme... (11 la met dans 1« fond de sod chapeau»)