SCÈNE PREMIÈRE
LA MÈRE LORRAIN, écoutant à la porte du fond. SO ST H ÈNE, assis près du guéridon, la tête appuyée dans ses mains.
LA &IKRE LURR.VlNi apres un instant.
Personne encore! c’csl cHonnanl!
SOSTIIKXE, se désolant.
OÙ peul-clle élre?... Qu’esl-elle devenue depuis ce matin?
-L.V MÈRE LORRAIN
Ne m’en parle pas!... La me boulêvcrse!... Je ne présuppose pas qu’elle ait pu mellro tout ce lemps-là à aller chercher du lait.
SOSTIIENE, SC levant et se promenant avec agitation.
Vous me faites bouillir avec voire sang-froid ! Vovez-vous, mère Lorrain, ça n’est pas naturel... Elle nous a enfermés, elle nous a mis dedans... il y a quelque chose là-dessous.
LA lu K 11 K LORRAIN, avec impatience.
Mais quoi?... Quand lu répéteras toujours la même bêtise... mais quoi?
SOSTIIÈNE, criant.
Est-ce que je le sais plus que vous? J’ai beau chercher, me casser la tête...
LA MÈRE LORRAIN
C’est comme moi, je me perds en conjonctures (Elle va voir k la fenêtre.)
SOSTllÈNÊ, h lui-même.
El mon adversaire?... Qa’est-ce qu’il va penser de moi?... je ne pourrai plus regarder mon porteur d’eau sans rougir!... me v’ià déslionorél... (v la mère Lorrain qui redeseertd.) AuSSi, c’csl votre faute; vous n’avez pas voulu que j’appelle... je voulais crier, enfoncer la porte...
LA MÈRE LORRAIN
Pour faire des exclandres dans la maison?... C’aurait éid du joli! « Elle va revenir! » que je médisais à toute minute...
Oui, et de minute en minute, la journdo s’est passée... et Francine n'a pas reparu.