L'AUTRE
L'autre disait : « Penseurs, esprits 0 Sachant tout ce qu'on peut connaître, (i Vos secrets sont à trop haut prix.
fi Cruels chimistes de mon être, « Pourquoi me les avoir appris ?
0 Quand je pleurais dans la vallée,
« Ignorant Técho. j'avais foi
f< En la Nymphe amie et voilée
» Qui là-bas pleurait avec moi.
(' Ma peine en était consolée.
« Quand d'un fier élan vers les cieux (' Pleins d'étoiles j'ouvrais mon aile,
aujourd'hui et demain 145
« Pour calmer mon cœur anxieux
a Une sympathie éternelle
« M'y souriait dans tous ces yeux. »
Il disait : « 0 douce démence, « Quand je priais à deux genoux ! »
Un petit vieux au crâne immense Lui répondit : « Tais-toi ! Tu nous « Embêtes avec ta romance ! «
Et sous son crâne soulevé Montrait sa cervelle en éponge Où dormait, gavé d'un pavé, Un serpent mort que ronge et ronge Et ronge et ronge un rat crevé.