‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 113 sur 124 · ESS TT · texte numérisé non relu

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réduit à toute extrémité, fit appeler en toute hâte le Vénérable Innocent, Le serviteur de Dieu le rassura, et lui dit que sainte Anne lui avait obtenu sa guérison, et qu'en reconnaissance de cette faveur il fit solenniser chaque année par les KFidèles la mémoire de sa Bienfaitrice. Le Pontife, rendu à la santé, décréta que sa Fête serait une Fête de précepte (').

La Bonne sainte Anne usait avec le Frère Innocent de la plus grande familiarité : elle daignait souvent l'entretenir dans sa cellule et l'y combler des plus suaves consolations.

Un jour, les Religieux Franciscains, ses Frères, avec des étrangers, le surprirent ravi en extase au fond d’un jardin, et élevé jusqu'à la hauteur des arbres, L’humble Frère, au comble de la confusion, et ne pouvant souffrir d’être ainsi en spectacle, recourut à sainte Anne et à la très-sainte Vierge, et en obtint de n'être plus jamais surpris en cet état de merveilleuse communication avec Dieu. Il fit plus tard à ses amis, avec une pieuse simplicité, l’aveu de cette faveur.

Les prodiges incessants et presque journaliers opérés par ce grand serviteur de la Bonne sainte Anne ne donnèrent pas peu de poids à ses chaleureuses exhorta-

tions. En peu de temps il propagea et établit solidement

(1) Voir plus loin, la teneur de ce Document Pontifical, à la conclusion de cette Vie de la Bonne sainte Anne,

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