DÉDICACE
(1) Oui, comme le dit un pieux et savant Auteur,
le Nom d'Anne est un nom de Bénédiction ! nom, après
celui de Jésus et Marie, inserit au Livre de Vie—
Laissez-moi done, Bonne Sainte Anne, 6 ma très-douce
Mère, vous dont le nom est si admirable, laissez-moi
mécrier que je vous aime dans toute l’effusion de mon
âme ! Que personne ne me parle plus d'autres noms,
c'est ic vôtre que je veux nommer cent fois le jour, nom
d'honneur et nom d'amour, avec Jésus et Marie ! Cent
fois je dirai: Loué soit Jésus, Marie, Anne! Ze seul
souvenir de votre rom, 6 Bonne sainte Anne, fera toutes
mes délices. Que vous êtes belle, que vous m'êtes chère,
(1) Cri d'amour, d’un cœur dévoué à la grande Sainte !
nette en à
viii DÉDICACE
6 Mère Bien-Aimée, lorsque je contemple, ravi, dans vos bras maternels, la petite Vierge de Juda, ce Paradis de délices, Marie ! la Désirée de toutes les nations. 0O que la joie était débordante de votre âme, lorsque vous pressiez contre votre cœur, Celle qui fait la joie des Anges ! Vous-méme, par la possession ce Celle que toutes les générations proclameront Bienheureuse, vous êtes devenue comme un ‘ Jardin de délices.” C'est pourquoi, après Jésus et Marie, je veux vous consacrer toutes mes affections et tout mon amour, 6 Bonne sainte Anne. Votre nom bén:, nom plein de grâce, sera ma consolation dans mon exil. Votre nom, uni à celui de Jésus et de Marie sera souvent sur mes lèvres, toujours dans mon cœur ; et je le publierai par toute la terre. Que d'autres se choisissent d'autres saints Protecteurs. Vous, après Jésus et Marie, vous m'êtes de beaucoup plus aimable ! Et si chacun est libre de suivre son propre atirait, c'est vers Vous que mon cœur s'envole ; c'est vers vous que je cours ; c'est de vous que je veux jouir, 6 ma très sainte Mère! je veux jouir, jour et nuit, de votre délicieuse présence. Et parce que je sens, malgré mon indignité,
que vous êtes ma Mère très-pieuse, et ma Patronne trés-
DÉDICACE ix
clémente, c'est par vous, l'Aicule de Jésus et la Mère de
Marie, que j'espère avec une ferme confiance, obtenir
protection, grâce et miséricorde. Que ma main droite
se dessèche et que ma langue s'attache à mon palais, si
jamais, 6 ma Mère, je cesse de travailler à votre gloire ;
si jamais je laisse de publier vos louanges, parce que
jamais, comme l'a dit avec vérité un de vos plus ardents
serviteurs, jamais homme ne comprendra, ni ne pourra
même concevoir ce que Dicu iéserve à ceux qui aiment
véritablement la Bonne sainte Anne !