‹ La bonne Ste Anne [microforme]Chapitre 40 sur 124 · Le T, S. Cénacle, converti en Mosquée Turque · texte numérisé non relu

Le T, S. Cénacle, converti en Mosquée Turque

13.— Le Tombeau de la Sainte Vierge, dans la vallée de Josaphat.

14.—La Porte Dorée, dus 1 partie orientale de l’ancienne enceinte du Temple. |

15 —Porte de saint Etienne, appelée au temps d'Israël Porte des Troupeaux. C'est par cette Porte qu’on descend dans la Vallée de Josaphat.

16.-Le Mont Sion, actuellement en dehors de l'enceinte ( des muri.

17,—-Jardin de Gethsémani, confusément reproduit dans ] la Gravure,

18.— Vallée d'Hennom, onu de la (Géhenne, dont on ne voit pas ici toute la profondeur,

19.— Vallée de Josaphat, entre Jérusalem à l'occident et le Mont des Oliviers, à l'orient,

20.—Voie de la Captivité, parcourue par N.-$. la nuit du Jeudi au Vendredi Saint.

ù à pa APRES cs

sa maison et la consacre entièrement à son service ; en

effet, il la délivre par cette faveur d’une dangereuse é servitude ct l’exempte des honteux engagements du [- monde, où elle mange son pain à la sueur de son front, | sans y jouir jamais d'une parfaite liberté. Où est 3, | l'insensé et l’aveugle qui ignore le péril de la vie mon- : daine, chargée de tant de lois et de tant de coutumes

contraires à la raison, que les démons et les impies y ont introduites ? Le meilleur parti est la religion et la retraite : de: c'est là que se trouve le port assuré : partout ailleurs, il

n'y a que des flots et des tempêtes, des affictions et des

Le | désastres. Si les hommes ne comprennent point cette

on- | vérité et n’apprécient point cette faveur, ils sont dans

da | une étrange dureté de cœur et dans un oubli déplorable | d'eux-mêmes, Pour vous, ma fille, ne fermez pas l'oreille

par | à la voix du Très-Haut ; rendez-vous-y attentive, faites | ce qu’elle vous dictera, et suivez fidèlement ses conseils ;

do car je vous avertis qu'un des plus grands efforts du démon, est d'empêcher l’effet de la vocation du Seigneur,

Pal lorsqu'il appelle et destine les Âmes à son service.”

"aël |

end

6.— Après que les parents de la Bienheureuse Marie nie eurent pris congé d'elle et l’eurent laissée dans le Temple pour y être élevée et consacrée à Dieu, sa maîtresse lui

ans . . . .

assigna sa petite chambre parmi les autres vierges, dont ne chacune en avait une semblable. La Reine du ciel ne at s'y vit pas plutôt seule qu’elle s’y prosterna et baïsa la terre, dans la pensée que c'était une partie du Temple. uit 8

Elle adora le Seigneur, et lui rendit grâces de la nouvelle faveur qu'elle venait de recevoir. lle s’adressa ensuite à ses anges, et leur dit: ‘‘ Princes célestes, envoyés du Très-Haut, je vous supplie de toute l'affection de mon âme d'exercer envers moi, dans ce saint temple de mon Seigneur, l'office de gardiens vigilants, en me marquant tout ce que je dois faire, afit. que je puisse en toutes choses accomplir la volonté de Dieu, satisfaire les prêt:es qui le servent dans ce saint lieu et obéir à ma maîtresse et à mes compagnes.”’ Puis s'adressant particulièrement aux douze anges, dont il a déjà été parlé plus haut, elle leur dit: ‘‘ Je vous prie, mes saints arubassadeurs, d'aller consoler mes parents da..s leur tristesse et dans leur solitude, si le Seigneur veut bien vous le permettre.” Les douze anges accomplirent, avec empressement, le désir

de leur Souveraine.

7.—Pendant que notre jeune Reine se livrait avec les autres anges à de divins entretiens, elle ressentit une vertu extraordinaire qui la mouvait avec beaucoup de force et de douceur et qui l’éleva à une sublime extase.

Le Très-Haut ordonna aux séraphins qui l’assistaient d'illuminer et de spiritualiser son âme très sainte, et aussitôt Marie reçut des lumières et des propriétés toutes divines, afin que ses puissances, perfectionnées, fussent en rapport avec l'objet qui devait lui êt:e manifesté.

Toujours accompagnée, durant cette préparation, de sa o »

garde habituelle et de beaucoup d'autres anges, et enve-

Dane TE

US anse

PE

loppée d'une nuée resplendissante, elle fut ravie en corps et en âme dans le ciel empyrée, où elle fut reçue par la très-sainte Trinité avec de grandes marques de bonté. Elle se prosterna devant le Seigneur tout-puissant, comme elle avait accoutumé de faire dans les autres visions, et l'adora avec la plus profonde humilité. Après cette adoration, elle fut encore éclairée d'une nouvelle lumière par laquelle elle vit la divinité intuitivement; c'était la seconde fois qu'elle lui était découverte dans un” vision claire et intuitive, telle qu’elle en avait déjà joui dans le cours des trois premières années de son Âge (!)}.

8.-—Il n'est aucune langue qui puisse exprimer les effets de cette vision et de cette participation de l'essence divine, La personne du Père éternel parla à Celle qui devait être Mère de son Fils, et lui dit: ‘‘Je veux, ma colombe et ma bien-aimée, vous montrer les trésors de mon être immuable, les perfections infinies et les dons cachés que je destine aux âmes que j'ai choisies pour héritières de ma gloire, après qu’elles auront été rachetées par le sang de l'Agneau qui doit mourir pour elles. Comprenez, ma Fille, combien je suis libéral envers

(1) O que la Bonne sainte Anne doit donc être grande devant Dieu, puisque le Très-Haut l’a choisie entre toutes les autres femmes de l'univers, pour être la Mère d’une Fille que le Seigneur entoure, dès son berceau, de si étonnantes merveilles. Que son crédit doit donc aussi être grand auprès de Dieu, maintenant qu'elle est dans la gloire, avec sa Fille Bénie, Mari, la douce Reine des Anges. Invoquons-la, et dans tous nos besoins, avec un renouvellement de confiance et d'amour !

Page 1