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davantage ; mais sa mère, loin de se décourager, priait avec plus de ferveur. ’lenant son enfant dans ses bras, elle entendit comme de l'air qui sortait par le côté : elle Ôta ses petits habits et lui trouva au côté droit une ouverture rouge qui se dilatsit avec la respiration. C'était l'épi que l’air de la respiration faisait avancer insensiblement vers cet endroit, et que s1 mère put enfin arracher, avec facilité, en présence de son mari qu’elle appela comme témoin. Cette ouverture, par où sortit l'épi, resta béante les trois jours suivants : elle se referma ensuite d'elle-même, ne laissant qu’une petite rougeur, pour en marquer la place. La mère joyeuse accomplit toutes ses promesses, en reconnaissance à son aimable Bienfaitrice,
la bonne sainte ANNE.
UNE PETITE FILLE DE 12 ANS, RESSUSCITÉE PAR L'INVOCATION DE LA BONNE SAINTE ANNÉE.
François Cairan, du bourg d’'Antrain, au Diocèse de Rennes, non loin du célèbre Mont St-Michel, avait eu de son épouse, Françoise l’Ecuyer, plusieurs enfants : tous étaient morts en bas Âge, à l'exception d'une fille unique, à laquelle, par vœu, le père avait donné le nom d’Anne, et qu’en honneur de la Sainte il avait vé/ue de blanc. Sainte Anne montra combien cette dévotion lui était agréable dans l'événement qui va suivre.
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La petite Anne était parvenue à sa douzième année. Un jour, ses parents la laissèrent avec un petit garçon, au moulin où l’on exprime le jus de pommes, pendant que les or-vriers étaient allés prendre leur dîner. La petite imprudente s'approcha trop du manège : ses habits furent pris dans la machine (:)}, et le cheval qui faisait mouvoir la presse, la pressa elle même contre ls mur, avec une puissance telle que son corps affreusement comprimé occuhait à peine un espace de quatre pouces ! Lorsque le petit srarçon qui s'était assis près du feu, s’en aperçut, il fut effr:yé et poussa de grands cris. Une femme accourut et ticuva la pauvre enfant ainsi broyée et ne donnant plus signe de vie.
Au même moment, un des ouvriers qui l'avait suivie au moulin, en reporta la pauvre enfant à ses parents, dont l’âme se brisa de douleur à la vue de ce navrant spectacle. Ils la placèrent sur un lit où elle demeura
(1) Les parents ne sauraient jamais exercer trop de vigilance pour empêcher leurs jeunes enfants d'approcher des roues, des engrenages, des machines. On éviterait ainsi bien des accidents lamentables, comme celui que nous racontons en ce moment, et comme celui qui est arrivé de notre temps à Jérusalem, à un moine Grec schismatique. Ce moine inexpérimenté s’extasiait devant un brillant cylindre qui se mouvait verticalement dans un nouveau moulin à farine, Avec l'étourderie d’un enfant, il voulut tourner avec la séduisante machine. Il s’attacha donc fortement des deux mains au cylindre, pour faire quelques tours avec lui. Mais, hélas! mal lui en prit: car, l'agitation de l’air produite par la vitesse de rotation enroula autour du cylindre sa large robe de moine, et lorsqu'il voulut descendre, il n’était plus temps. A l’arrivée du meunier, on ne trouva plus qu'un cadavre.
trois heures, jugée morte par tous les assistants. Le père et la mère, considérant désormais tout secours humain inutile, eurent recours à la puissante intercession de la bonne sainte Anne. Ils firent vœu d'aller, avec leur petite fille, à son béni Sanctuaire et d'offrir les vêtements blancs, dont elle était vêtue, en l'honneur de la Sainte, comme perpétuel témoignage de la faveur obtenue, si la petite Anne revenait à la vie. O prodige! à peine ce vœu eut-il été exprimé, que le petit cadavre commença à se mouvoir et à donner ainsi signe de vie, et cela, en présence de plus de «/ témoins. Le miracle était complet: les heureux parents s’empressèrent d'accomplir leur vœu. Ils s'acquittèrent avec une sainte allégresse de cet acte religieux, le 26 juillet, le jour même de la fête de leur grande bienfaitrice, la bonne sainte Anne.
UNE PETITE FILLE DE 8 ANS, PRISE DANS UNE ROUE DE MOULIN, SAUVÉE PAR LA BONNE SAINTE ANNF.
La petite Françoise, âgée de huit ans, fille de Jean Marquer, se trouvant près du moulin, dit Vauferrier, tomba dans la chute, et la violence du courant l’entraîna
sous la roue, où elle resta plus d’un quart d'heure, privée de tout secours. Le meunier arriva enfin et remarquant que le mouvement dans le moulin était irrégulier, il
voulut en connaitre la cause. L'ayant découverte, il court, tout ému, trouver la mère de l'enfant qui de son côté accourt sur le lieu du sinistre. L'enfant était toujours sous la roue : on arrête la chute ; on retire la pauvre petite, on l'enveloppe d’un linge et on la porte ainsi au moulin. J,'enfant avait la bouche fermée, serrant les
dents d’une manière convulsive: elle resta ainsi une L]
grande demi-heure. Sa pauvre mère n’y tenait plus, à ce triste spectacle, et elle allait se retirer lorsque les assistants lui persuadèrent de recommander son infortunée enfant à la bonne sainte Anne et de promettre un pèlerinage à son Sanctuaire, si elle la ramenaïit à la vie.
La mère éplorée consentit à tout, et elle fit le vœu d'aller au sanctuaire de la sainte. Elle achevait à peine de parler, que la petite Françoise, à la vue de tous, se mit à respirer et à donner d’autres signes de vie. Sur ces entrefaites, arrive le père de l'enfant : il ratifie le vœu de sa femme et le renouvelle pour lui-même. La petite continue à se sentir mieux: le lendemain elle était parfaitement guérie. Il lui restait seulement, çà et là, quelques cicatrices pour montrer combien nombreuses avaient été les blessures que la roue du moulin lui avait faites. Ses parents accomplirent leur vœu avec une trèsgrande fidélité. De nombreux témoins oculaires attestèrent ce fait prodigieux dans l'examen juridique.
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