LA BONNE SAINTE ANNE APPARAIT AU BIENHEU- REUX CHRISTOPHOKE DÉ ROME
L'Ordre de saint François à qui la Sainte Eglise, comme on le sait, a confié la Garde des Saints Lieux, « L joe . , , » + dès son origine, a toujours honoré d'un culte spéciai les saints Personnages qui les ont sanctifiés par ieur présence. La Bonne sainte Anne a eu une large part dans ces honneurs rendus aux Saints de la Palestine, par les
humbles Enfants du Pauvre d'Assise.
C'est ainsi que rois cents ans avant l'institution de Îa Fête de notre grande Sainte, dans l'Eglise Universelle, par le Pape Grégoire XIII, les Franciscains la célébraient déjà dans leur Ordre naissant, en vertu d'un décret porté au Chapitre Général de Pise, présidé par le séraphique
Docteur saint Bonaventure.
Aussi la Bonne sainte Anne S'est-elle montrée en tout
temps “leine de bonté envers notre saint Ordre.
Je laisse la parole ax Chroniqueur de :.otre illustr"® 3ienfaitrice, la traduisant littéralement, sans rien lui ôter
de sa simplicité primitive :
le ia ‘le, ient orté
ique
tout
istr"®
ôter
‘ Pour vous embraser plus grandement, pieux Lecteur, de dévotion envers cette céleste Matrone, sainte Anne, je veux vous raconter avec quel soin elle favorise ses s4exs dévots, et particulièrement ma Religion séraphique, laquelle l’a toujours eue en vénération, et même avaut que l'Ordre de saint François, dès l’origine de sa fondation, eût célébré, comme il célébra dans la suite, avec une particulière dévotion, sa principale Solennité (sa
Fête).
C'est pourquoi le Bienheureux Christophore de Rome, disciple de mon Séraphique Père saint François, par ordre duquel 11 fut envoyé en France, dans la Province de Gascogne, en l'année 1219, pour y fonder beaucoup de couvents, se retirant en un lieu solitaire, y fut très fréquemment favorisé d'apparitions célestes. Un jour, entre autres, la Bienheureuse Vierge Marie lui apparut,
avec la glorieuse sainte Anne, sa Mère."
La bonne et aimable Sainte venait encourager son serviteur qui avait mis en elle beaucoup de confiance. Elle le bénit, cormme une Mère tendre et affeétueuse bénit son Enfant de Prédilection. La mission du serviteur de Dieu était importante, dans ce beau et vaste pays, où notre Bonne Sainte est honorée avec un filial amour, surtout dans deux de ses plus célèbres Sanctuaires, Dans sa maternelle visite, sainte Anne apportait du Ciel, au Bien-
heureux Christophore, une Bénédiction fécondante, en
= — ee a — — A RE ES Eee
vertu de laquelle l'Ordre de saint François, qui se répandit dans tout l'univers avec une rapidité étonnante, allait aussi se répandre en France, et y produire ces grands fruits de salut que l'histoire a recueillis en les appréciant avec justice et qui forment une des belles et glorieuses pages des chroniques de l'Ordre de saint François
d'Assise.
Le Bienheureux Christophore obtint de si grandes faveurs du Ciel, parce que sa confiance était aussi très grande envers Celle qui est la Mère de la Reine du Ciel. Oh ! que la Bonne sainte Anne est grande à ce titre, et que son crédit est large auprès du Roi des Rois. le divin
Fils de Marie, Jésus, notre adorable Maître !
O âmes pieuses, qui daignez lire ces lignes, allons donc, nous aussi, comme les Enfants du Séraphin d’Assise, comme les Religieux et Religieuses de tous les Ordres, allons avec confiance à la Bonne, à la douce, à la maternelle sainte Anne ; exposons-lui, sans crainte et sans hésitation, tous nos besoins, et soyons sûrs que nous serons exaucés, Que le passé nous soit, pour cela, garant de l'avenir, Les faveurs innombrables dont la Bonne sainte Anne a déjà comme inondé notre cher pays, sut .out depuis que l’on va en foule l'honorer dans son Grand Sanctuaire de Beaupré, loin de diminuer, augmenteront, au contraire, toujours davantage, si nous conti-
nuons, comme on le fait présentement, à s'exciter, par
ons ? Asjes à la erEt que cela, nt la pays, S SO] metconti-
s-par
RE | ; an Dir LA MES ER (3 4 à FOX EX bed Le hat sat % * AGE HAUTE è 2 y je, Ne Sn i s { ‘e à À à £ ; l'E \#!
CA ; # y , F7 \ *,
vert dit « aus:
rul
ave d
re:
Dot MES
€ me de
SUIS ss
"ANAHAON HHONUO ‘S— HAVILNV HHONUHO I—IIX
| >> LEGENDE <-
1. Cruche antique.—TLe numéro 1 de notre Gravure donne le dessin exact d'une jurre, en terre noire, et qui « près de trois mille ans d'existence, Cet objet de poterie fut trouvé dans une cavité du Roc, à l’Angle Sud-Est de l'enceinte du Temple, lors des fouilles commencées autour de cette enceinte, le 20 novembre 1867 par le capitaine Warren, A cet endroit, les restes de l’ancienne muraille, construite avec des pierres d'angle de douze coudée: descendent à une profondeur de quatre-vingts pieds, audessous du niveau du sol actuel, C'est là, à cette profondeur. que le savant et intrépide explorateur Anglais & trouvé, intacte, cette jarre, que nous donnons ici comme simple souvenir,
2, Cruche moderne.—C'est la cruche ou jarre dort les femmes à Nazareth (et dans toute la Palestine) se servent A OR aujourd'hui pour aller puiser de l’eau. Pèlerins et Touristes | UE: | sont frappés, comme nous, de la ressemblance parfaite entre ces deux jarres, et cela à tant de siècles de distance ! LÉ ‘“ Que d'heures nous avons passées, s’écrie l’un d’eux, couchés sous les arbres, près de la Fontaine (1), occupés à
contempler les femmes et les jeunes filles, courbant 1e bras
pour mainteni» sur leur tête pleine de noblesse ces grandes
jarres en terre noire, identiques à celle dont la Mère de IE | Jésus devait se servir (2) pour approvisionner son humble FT | demeure !”
(1) De la Sainte- Vierge, à Nazareth.
EL | (2) Et aussi lu Bonne Ste Anne !
\ ss à | \» NE + NE - J°
| une religieuse et sainte émulation, à qui aura le Pèleri- | l nage le plus nombreux, le mieux organisé, le plus fervent, le plus digne d’obtenir les faveurs de choix de notre incomparable Thaumaturge, la grande et Bonne sainte Anne.
MERVEILLEUSE APPARITION DE LA BONNE SAINTE ans
ANNE A L'HUMBLE SERVANTE DU SEIGNEUR, Ter