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larmes de tendresse, et il se plaisait à appeler cet anneau,
l' Anneau de la Bonne sainte Anne !
Ce Prodige est si extraordinaire que quelque pieux Lecteur sera tenté peut-être de douter de sa réalité, Nous avons hâte d'ajouter que cet exemple n’est cependant point unique dans la vie des Saints. Ainsi, pour n’en citer qu'un seul, choisi entre beaucoup d’autres, nous lisons dans la Vie de sainte Catherine de Bologne, Vierge de l'Ordre de Sainte Claire, que le Chef de la Sainte Famille, le Patriarche saint Joseph, offrit un jour à la Sainte un Obyet d'une inappréciable valeur.
Catherine avait l'emploi de Sœur Portière, au Monastère de Ferrare, chargée de la distribution, qu'après le maigre repas de la communauté, on a coutume de faire
aux pauvres.
‘Or, parmi les pauvres qui venaient demander l’aumône à la porte du monastère, il s'en présenta un qui fixa davantage son attention, et pour lequel elle se sentit un intérêt particulier. C'était un vieillard d’un aspect vénérable dont les discours semblaient indiquer qu'il avait fait le Pèlerinage de la Palestine. Ce bon vieillard revint plusieurs fois, et la pieuse portière éprouvait une indicible joie à l'entendre parler des Lieux consacrés par la vie et la mort de son céleste Hpoux. Un jour, après avoir reçu l’aumône, le vieillard lui remit une coupe
d'une matière transparente et lui dit que c'était le vase
dont se servait la sainte Vierge pour donner à boire à
l'Enfant Jésus. Catherine apprit par révélation que cet inconnu était l'Epoux virginal de Marie. Ce prodige accrut la dévotion qu'elle avait déjà pour ce grand Patriarche, Z'écuelle de saint Joseph se conserve encore aujourd'hui chez les Clarisses de Ferrare, et, le jour de la fête de saint Joseph, ou l’expose à la vénération des Fidèles.’’ (Aur. Sér. Tom. I.)