LA BONNE STE ANNE.—SES SANCTUAIRES
SÉPHORIS.
‘La dévotion à sainte Anne et à saint Joachim est aussi ancienne que le christianisme : et leur culte dut
prendre naissance en Palestine, dans les Lieux bénis.
qu'ils habitèrent. Ces lieux sanétifiés par leur vie toute céleste, la maison embaumée de leurs vertus patriarcales, furent naturellement désignés à la piété des premiers fidèles par des traditions encore vivantes. Inconsolable de la perte de Marie, ceux-ci se pressèrent sur les lieux où s’écoula son enfance... et tout ce qui de près ou de loin leur rappela Marie, Anne ou Joachim, leur devint.
comme sacré,
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| Des monuments attestent ce culte des premiers
{| fidèles (1).”’
| Une pieuse Tradition montre à environ quatre milles
Nord-Ouest de Nazareth, l'emplacement de la Maison des Parents de la Sainte-Vierge, la résidence ordinaire de saint Joachim et de la Bonne sainte Anne.
M. Victor Guérin, dans son splendide Volume, intitulé : U , La Zérre-Sainte (?), rappelle cette Tradition, dans le , paragraphe qu'il consacre à l'antique ville de Séphoris : ‘Le village de Sefourieh, situé à six kilomètres au nord-
ouest de Nazareth, rappelle, légèrement altéré, le nom de
Sepphoris que cette localité portait autrefois. Le sommet de la haute colline dont il occupe les dernières pentes était couronné jadis par une acropole, qu'environnait un mur d'enceinte construit avec de magnifiques blocs rectangulaires ; on en distingue encore Çà et là quelques
traces.
Sur le point culminant s'élève encore aujourd’hui une grande tour carrée qui mesure vingt deux pas sur chaque
face. Ce fortin, qui, vu de loin, offre une apparence antique
(1) Le Culte et le Patronage de Sainte-Anne, par le R. P. Laurent Mermillod'(S. J.).
(2) Ouvrage couronné par l'Académie Française (Prix Montyon).
M. Victor Guérin, l'ami et le bienfaiteur de nos Pères du Cominissariat de Terre-Sainte en France, et qui, lors des Æxpulsions, leur donna un abri dans sa propre maison, travaillait avec une incroyable activité à ce bel Ouvrage, lorsque nous reçumes l'hospitalité chez lui, dans sa pieuse famille, à Paris, en 1882, à notre retour en France, de notre premier voyage au Canada.
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