SCENE XXXIV ET DERNIÈRE
Les précédents, SÉPULCRONE.
Sépulcrone, sortant du cimciihe.
\^ 'est surprenant ! Est-ce que le diable me l'aurait pris ?
Zangelli, à Se'puloràne.
Que veux-tu ?
Rosella (à part. )
Tout est perdu ! ( Elle fait signe à Sépulcrône de se taire , et lui montre une bourse. )
SÉPULCRONE regarde la bourse.
Moi ? rien , Monseigneur.
Zangelli.
Hé bien ! éloigne -toi.
SÉPULCRONE.
Ce n'est pas mon affaire. ( Il fait le tour et va rejoindre Rosella.)
Zangelli.
Sachez donc que ce prisonnier qui m'intéressait tant. . .
SÉPULCRONE, â Rosella.
Il n'y est plus.
Rosella, à Sépulcrône , lui glissant une bourse.
N'importe ! prends. ( J Zangelli , avec vivacité. ) Vous disiez. Monseigneur , que ce prisonnier . . .
Quelle >ivacil« !
Anastasio,^ Zangelli, C'est le mouvement d'une belle ame !
Rien de plus naturel ; jugez donc de ma douleur et partagez-la , ■nés bons amis ! Pourquoi le malheureux Loganez a-t-il abrège sa carrière ? Je viens de recevoir à l'instant ce rescrit du conseil.
R o s E L L A , trh-vivdment.
Un rescrit ! . . . Que peut-il encore ordonner?
Zangelli,
Mieux instruit. . . ; éclairé par un ami de Loganez, le conseil lui rend , mais trop tard, par ce rescrit , et ses biens et sa liberté.
Sa liberté ! O mon frère !
Loganez s''èlince de laharque aux genoux du gouverneur.
Mes maux sont donc finis ! . . ,
Zangelli.
Ciel l Loganez ! ! !
Le prisonnier est libre !
Sépulcrone.
Le mort est ressuscité !
Zangelli, avec joie.
Se peut-il ? ( Gravement. ) Mais , on m'a donc trompé? ( A Sépulcrone et Spalurr^i: ) Encore une fois , éloignez-vous. {A Anastasio et à Kosella, en s'approchant d'eux.') Je veux savoir la vérité.
RosELi. A, avec expression.
Il n'y a ici qu'un coupable.
Anastasio (à part y à Zangelli, )
C'est sa sœur !
Zangelli, avec explosion,
LjC frère Angélini ! . . .
Anastas io.
Point d'éclat. Angélini est la sœur de Loganez ; c'e«t-elle qui l'a sauvé ; et je ne sais que depuis un iastant . ■ . ,
Zangelli.
Sa sœur , sous cet habit ?
Anastas io,à Zangelli.
Ah ! Seigneur , pouvez-vous condamner ma démarche ? Il est mon frère !
Oui , c'est la bonne sœur ! ! ! Pourrait-on blâmer un déguisement (jue l'héroïsme de l'amitié a pu seul inspirer ?
Zangelli, très-ému.
Plus j'y réfléchis . . . , moins je puis deviner. . . .
Anastasio, à Zangelli.
Le rapport de cet événement au sénat , vous perdrait. . . . Les murs mêmes dans ces lieux , entendent et trahissent. . . . Ensevelissez tout dans l'oubli. Ne clierchez pas de coupables , il n'en est point.
« Zangelli.
Des coupables ! Si l'homme juste les punit , ( avec explosion ) l'homme sensible craint de les trouver ! Qu'importent les moyens (|ue la providence emploie pour sauver l'innocence ! . . . Elle est sauvée. . . , mes vœux les plus chers sont remplis !
( Ilteni ses bras à Logunei et à Rosella qui s'y précipitent. )