POPULATION MINIÈRE
Lorsqu'cii IHKO coiuMiença la mise en exploitation des premiers gites, l'Aulriclie dut détacher de la mère -patrie, non seulement tout le personnel dirigeant : ingénieurs, chefs mineurs, chefs de poste, mais encore bon nombre d'ouvriers destinés à encadrer, à former les indigènes. Les Bosniaques, heureux de trouver dans cette nouvelle industrie un moyen d'existence, se substituèrent peu h peu aux étrangers, et, au début de 1898, sur une population ouvrière de 1.300 individus ainsi répartie :
820 dans les mines «le charbon; 190 — — de Ter;
290 — — diverses,
on comptait environ 973 Bosniaques, soit les trois quarts, et 323 Austro-Hongrois venus des provinces de Croatie, Styrie, etc.
Les aptitudes des uns et des autres sont à peu près les mômes; on évalue à cinq tonnes le rendement journalier moyen (dans les mines de lignite) d'un mineur en chantier de dépilage, et à trois tonnes en chantier de traçage.
Les salaires moyens sont de :
3 fr. 15 à 2 fr. 9.'i, pour le mineur à l'ubalnge,
2 fr. 10, pour le roulcur,
1 fr. 35 pour l'ouvrier du jour.
On adil construire, dans les principaux centres miniers, à Tuzla, à Zenica, à Varès, à Sinjakovo, un certain nombre de maisons ouvrières où le mineur trouve un logement assez confortable à des prix modérés : la maison-type comprend deux parties semblables, destinées à deux familles, et formées cliiKiino de trois pièces; le loyer mensuel par famille est de .S fr. 2.j, ce qui représente rintérét à 3 Voilu capital engagé dans la construction. A la maison est attenant un jardin de huit ares
Les Instiliilions de Prévoyance, dites « Drudorladen », comportent une Société centrale, dont le siège est à Sarajevo, à laquelle sont affiliées toutes les entreprises minières, et un certain nombre de Sociétés locales (il y en avait quatorze en 1897) réparties dans le i)ays. La « Ceiilral Brudei-lade », sorte de caisse des retraites, procure à ses membres des pensions d'invalidité, et à leurs veuves el orphelins des secours renouvelables; les « Zweig brudcrladen » ou « Kraiikencassen i>, sortes de sociétés de secours mutuels, assurent l'assistance médicale en cas de maladie, un salaire pendant l'incapacité de travail, et les frais funéraires.
Aux ternies de la loi minière de 1881, ces caisses sont alimentées par un versement des ouvriers d au moins i "/„ des salaires nets, et une contribution patronale d'au moins 1 •/• ^* lensemble des salaires. En 1898, on a essayé un nouveau mode de répartition qui met à la charge des patrons seuls renireticn de la caisse centrale à raison de a °/o des salaires nets, et à la charge des ouvriers seuls la subvention des caisses locales à raison de 3 •/„ des salaires nets.
Les chiffres ci-dessous résument la situation actuelle de ces diverses institutions :