LA BOTT£ SECRÈTE
HONTE-EN-GRAinC.
Tiens, ^eusard!.. (ll renTene, »ytc ton épie,. son (UmbeMi qni tombe arec fracas-)
PARAPET
Tiens, pcndard!.. (ll perfore son abaUjonr arec les moacbetta, et le flanibeau roule I terre.)
MONTE-EN-GRAINE
Ab 1 le cannibala m'a traversé la rate... il ne m'a pas raté.
PARAPET
Ob I le làclicl.. je me suis tpurné et il m'a frappé en traître.
. , MOME-EN-CRAINE.
Tiens, je fais comme le Parthe mourant, je te décoche une
flèche, (tl pousse une botte, et ra tomber le nez en avant sur la cloison de , droite. Fin tris.brusque de la musique sur ce mouvement.)
PARAPET, s’éveillant en sursaut.
Hein? quoi? qu'est-ce qu'il y a par-là?..
MOItTE-EK-CRAINE, se frottant les yeni.
' Tiens!.. (Se tfitant et d’un air étonné.) PaS de Sang!..
PARAPET, même jeR.
Je ne suis pas blessé... je puis rester assis sans douleur.
, • MONTB-EN-GRAINÈ. . ^
C'était un rêve...
PARAPET
Quel affreux cauchemar!.. «
^ HONTE-EN-GRAtNE.
Je me croyais déjà sur le terrain...
PARAPET
Je me voyais ré|>ée à la main, en face de mon adversaire.
MOBTE-ES-GRAINE.
Embrochant l'infâme qui m'a ravi le cœur de Césarine, mon épouse.
PARAPET
J'ai bien cru, un moment, avoir posé pour le Jobard.
MONTE-EN-GRAl«E.
J'arrive, hier au soir, après un voyage de deux mois... fatale absence !.. je cours à mon domicile.».
PARAPET
Je me trouvais chez elle. •
MOItTE-EN-GRAirtE.
Ivre d'amour... il faisait nuit... je franchis l’escalier d’un bond...
PARAPET
Soudain, on frappe.- .
• MOKTE-EN-GRAIÎ(E.
Je lui crie à travers la porte : C'est moi, c'est moi !..
PARAPET, en voix de femme.
Ciel!... mon onde! me dit-elle... vous savez qu’il s’oppose à notre mariage... cachez-vous, qu'il ne vou; voie pas.