SCÈNE I
perfide Côsarinef Je la croyais un lis de pureté^ une violette de modestie, et ce n’était qu’une tulipe orageuse... (AppeU du.pi«d.) Ah ! ah ! ça n’est pas ça.
PARAPET, qui s'est <TeUlé au bruit, érappaut i sa cloison.
Ah çà! est-ce que ça ne va pas bientôt finir, sapristi !.. toute la nuit, vous m’avez empêché de dormir !
' MONTK-EN'GIIAINE, avec dxclaiaalioD.
Je VOUS ai empêché de dormir! Si c’est une plaisanterie, je la trouve adorable... vous ronflez donc tout éveillé?... Il est délinnt ce monsieur!...
^ ■ PARAPET
' C’est dégoûtant I..
MORTE-EN-GRAIRE. - ,
Vous en êtes un autre.
PARAPET ; il cogne.fortemeat.
Mais, ventrebleu! Monsieur!... •
MONTE-EN-GRAINE, colère.
Allez au diable!... il m’ennuie, à la fin, cet animal-là!.. Je vous engage à me chercher (Querelle, vous serez bien tombé... non, mais il sera bien tombé : je n’ai peut-être plus que deux heures à vivre, et il se figure que je vais avoir des procédés. (Frappé d’une idée.) Oh! mais, j’y pense... mes témoins vont venir . me prendre... refuser de les suivre, ce serait passer pour un lâche... Si je l’insultais, il me ferait peut-être arrêter par le commissaire de police, ce serait un cas de force majeure pour ne pas aller au rendez-vous... Tiens, c’est une idée, ça... (éierant la voii.) Vous VOUS figurez peut-être que je vais avoir de* procédés, imbécile, crétin, sau\age,'^alopirf! (u s’éloigne de la cloison. — A lui-mênic :) J’on licilS UU bonI*(Retournaat à la cloisoa et erianià pleine voix.) Lampiste!.. Fdmeux, celui-là !
«parapet, colère. '
.Monsieur!... ' . . . ;
' « ■ MOMTE-EN-GBAINE. ‘ •« . .
Prenez-le comme vous voudrez, je m’en lave les mains, comme Colin-Tampon, (parapet cogne avec violence.) — (CriaBt.)
Voilà mon caraclcre... an moment suprême !
PARAPET»
En voilà un original , qui me cherche querelle parce que je me plains de ce qu’il m’empêche de dormir,. (Haut.) Monsieur... j’ai reçu des provocatiups de gens plus crânes que vous, et...
MOISTE-EN-GRAI^E.
Ah! bon;., je croyais qu’il allait me faire arrêter, et c’est un autre duel quhl me propose... le làohe!.. ,
PAR.APET.
Et ces provocations... je les ai méprisées comme la boue de mes souliers."
MONTE-EN-GRAINE ; rire de mépris.
Oh ! oh! c’est un capon, un fouinard...' < . 1- -
LA BOTTB SECRÈTE.''
PADAPET, rentrant dans son lit.
Je VOUS pardonne votre stupidité en faveur de votre insolence^ non, je veux dire... au contraire...
MO.NTE-EN-ORAIKE.
Ainsi ma provocation... ' .
PARAPET
Votre provocation?... voilà le cas que j’en fais de votre provocation. (il ronfle brujnmintnt.)-
MONTE-EK-GRAINE
Il ronfle... le pied-plat!., par qui pourrai-je donc bien me faire arrêter? (ii ra ourrir la fenêtre.) Personne dans la rue... toutes les boutiques sont encore fermées. Âh ! la laitière assise devant ma porte... ces vieilles bottes usées que ie ne porte'plus... (ii prend une botte et la lance par la fenêtre.) Dans la boite RU lait • ( (Atoc joie.) Elle regarde en l'air, monti:uns-nuus bien... (ii se penche en dehors et rit aux éclats.)