ACTIF
RP VENUE EN T2 10 SS000 DM ÉSIOUS AS ee CRT RE 940 55 DOCTEUR ER RE RS 18 35 OCEAN 1220) 5100
Soit uhe perte totale de "um CR 27.635104
A cela il faut ajouter 6051. représentant les sacs trouvés en moins dans le magasin, ce qui donne une perte de 28.257. 89. ,
Le pro-syndic prétend que ce déficit vient de ce qu'il fit travailler à perte pendant le mois de janvier 1903, ne voulant pas augmenter le prix du pain par crainte des troubles, et que, sans cette circonstance. l’entreprise avait réalisé à cette date un bénéfice de 12.0001.
Peut-être aussi, cette perte résultait-elle des difficultés dans lesquelles l’entreprise était créée, et seraitelle couverte par les bénéfices futurs qu'elle réaliserait plus tard.
Mais nous allons voir que les résultats de la seconde période, bien loin de couvrir le déficit de la première, ne firent que l’augmenter, malgré la comptabilité nouvelle du sieur B... |
La gestion du 5 avril 1903 au 9 juillet 1904 donnait
les résultats suivarts :
PASS EE Ie MRC an 0 ASS TSE02 NOR ME TT AE net aies! oc LOST SD SOL ULE Perte, 0" > 85 594127
Il n'est pas sans intérèt, croyons-nous, de voir les différents éléments de ce passif et de Pactif.
L'actif se décomposait ainsi :
4° Farines : 13.958.512 kilogrammes, soit . 4.047.948171 2 RÉ HONOR TE se ses Lil Labbe nus | à 10.056 94
SOMCOMDUSUADID EN EE TNT AIT. 87.149 78
4° Éclairage et force motrice. . . 116 21,793 43.
5° Main-d’œuvre: 578.1081. 12, se dun ainsi : 209.284 1. 35
comme salaire aux ouvriers ; 61.580 1. 50 de pain gratuit aux ouvriers, et 7.243 1. de versements pour frais de maladies.
Or nous savons déjà que le municipe employait alors 150 ouvriers en trop, et que, de ce chef, il aurait pu être fait une économie de 215.000 I. (1).
60 Traitement du personnel technique . . . . 6.899! 94 TOLERTÉLÉ LS CAN A le ds es te MN ee CDN OS TE)
La boulangerie n'avait pas de capital circulant, mais la commune lui avait fourni un capital de premier établissement de 98.805 1.
En calculant les intérêts à 4 1/2 0/0, sur-400.000 I. la Commission arrivait à ce chiffre de 5.687 1. 50 (2).
8° Amortissement et usage : 15.166 I. 60 ; 90 Dépenses diverses : 62.161 I. 61, pour frais de locations, de voiture, d'imprimerie, de réparation ; 109 Dépenses pour la distribution et la revente : 413.779 1. 99, ainsi répartis :
35.993180 de frais de transport et de distribution ; 5.287 90 pour réparation du matériel de transport ; 16.405 84 de droit aux dépositaires du pain ; 274.860 83 aux anciens patrons ; 81.129 44 de droit aux revendeurs ; 101 48 de dépenses diverses.
Soit un passif de 5.248.351 I. 62.
(4) Voir plus haut, p. 117.
(2) Dans ses observations à l’enquète, le pro-syndic faisait ressortir la différence avec Palerme, qui avail dù avancer la somme de 330.000 1. pour un établissement beaucoup moins grand.
Ces dépenses auraient pu être considérablement réduites, nous le savons déjà, si le pro-syndic n’avait pas tenu à monopoliser l’industrie du pain au profit de la commune.
L’actif se divisait de la façon suivante :
LOPPATT ORNE OP RETT e MRT H5S 2065160 PAL 0 CO CN Ol PP LE Ce 3.914 46 DAC COTE MR ee EC Ne RAT Gr OÙ
Soit un actif de 5.163.157 1. 35 et par suite un déficit pour cette période de 85.594 1. 27.
A ce chiffre de perte, il convient d'ajouter encore la somme représentant les manquants de magasin relevés pour cette seconde partie de l’enquète soit 33.741 1. 96 se décomposant ainsi :
19 Farines, 4.684 kilogrammes en moins, soit. 2.861153 2 Pas vides manquants ÉO0it -. l .° 1.856 50 30 Bois manquant. 15,407 hottes, soit. + . . 1170 35 RSC OCZ AE RC CE a re ls 2 21DE0 50 Pain manquant 77.002 kilogrammes, soit. . 26.038 30
Le pro-syndic conteste tous ces chiffres; nous ne prendrons en considération que les observations qu'il a faites sur le dernier chef de manquants : le pain (4).
Il faut déduire du chiffre de 26.038 I. 30, dit-il, le pain donné aux ouvriers, gratuitement, soit 2 kilogrammes par jour pour chacun. Si on estime à 0.43 la
(1) Enquête, p. 83 et suivantes.
consommation journalière de chaque ouvrier, en mullipliant ce chiffre par 410 ouvriers, chiffre de ceux qui ont droit au pain gratuit, on à 179 |. 22 par jour, et comme le nombre des jours sur lesquels à porté l'enquête s'élevait à 461, en multipliant 179 L 22 par 461, on oblient le coût total du pain consommé gratuitement par les ouvriers soit 82.620 1. 42.
La Commission d'enquête n’en mettait en compte que 61.580 I. 50.
On retrouve donc ainsi la somme de 21.039 L. 92 qu'il faut déduire de 26.038 1. 30, chiffre indiqué dans l’enquête.
Une autre cause dont la Commission d'enquête n'avait pas tenu compte et qui vient encore expliquer une parlie des manquants, est la vente du pain rassis aux ouvriers.
Le pain était venüu aux ouvriers à 0.50 les 2 kilogrammes et demi.
Or la Commission d'enquête calculait tout le pain dur, à 0.40 et 0.30 ou 0.80 les 2 kilogrammes et demi, alors qu'en réalité ce pain était vendu 0.50 : soit 0.30 de moins sur ce que la Commission faisait entrer en compte.
H faut Lenir compte aussi, ajoutaitle directeur B..., de la perte subie pendant un certain temps du fait du mauvais état du sol d’une partie de l'établissement, et enfin celui-ci ne craint pas d'ajouter qu'il pouvait bien se
faire qu'une assez grande proportion de pain : «avait
pris un chemin autre que celui auquel elle était destinée ».
I semble donc que l’on puisse retrancher 22.000 1. environ du chiffre des manquants trouvés par la Commission d'enquête, ce qui donne pour cette période un chiffre de manquants de 11.741 1. 96 au lieu de 33.711 1. 96. |
Si maintenant nous voulons estimer la perte totale de l'entreprise, depuis son origine jusqu’au 9 juillet 1904, nous avons les chiffres suivants :
RenteoncÆavrld908e. CL" 27.652! 89 Sacs manquants à cette époque . . 605 »
Perte'au'9 juillet 4904.00 78, 85.594 27 Manquants à cette époque. . . . 11.741 96
Soit une perte totale au 9 juillet de. 125.594112
Le pro-syndic prétend que ce déficit ne représente pas une perte annuelle d'exploitation, mais une dépense extraordinaire destinée à indemniser les anciens boulangers de l’expropriation forcée qu'ils avaient dû subir (1).
Et de plus la Commission n'aurait pas tenu compte, d’après le pro-syndic, d’une somme de 35.000 1. versés à la commune le 31 décembre 1903, comme bénéfices de l’entreprise jusqu'à ce jour.
Mais, cette somme ne résultant pas de la comptabilité ne saurait venir en déduction sur le passif, et quant à
(1) Voir Enquête, p. 67.
l'indemnité aux anciens boulangers, nous savons déjà que la somme qui leur était payée n'a pas été une dépense de premier établissement, présentant un carac- {ère extraordinaire, mais au contraire qu'elle à eu un caractère de dépense constante, et qu'elle s’est répétée tous les ans jusqu'à l’époque de la liquidation.
Ces résultats dévoilés par l'enquête de 1904, étaient donc peu satisfaisants, ils indiquaient une situation difficile mais non irrémédiablement perdue. Les commissaires eux-mêmes estimaient qu'avec une meilleure organisation, cette perte pourrait être couverte, et que la commune pourrait arriver un jour à {rouver des bénéfices. =
Quant au pro-syndic, bien loin d'accepter les résultats de Ta Commission d'enquête, il trouvait que l’entreprise avait réalisé un gain de 19.375 1. 63. Jamais, d’après lui, une entreprise n'avait été si prospère. « Sans exemple, disait-1l, sans guide, sans autre enseignement que celui d'une pratique quotidienne, Padministration communale de Catane à réussi à donner une organisalon si parfaite à la boulangerie qu'elle pourrait servir de modèle et d'exemple à toutes les futures entreprises de ce genre.
Jen suis rempli de fierté ! »
On comprend donc pourquoi, le pro-syndice après l'enquête, ne changea à peu près rien à l’organisation si parfaite de la boulangerie municipale.
Les comptes continuèrent à être tenus comme ils
l'étaient avant ; le nombre des ouvriers resta le même ; le prix de revient augmenta ; l'indemnité due aux anciens patrons ne fut pas changée ; la surveillance demeura aussi peu effective qu'aux premiers jours.
Aussi, non seulement les bénéfices ne vinrent-ils pas combler le déficit. mais ce déficit alla toujours augmentant, et la liquidation survint le 17 août 1906.
De cette liquidation nous avons pu obtenir les chiffres
suivants :