CONTRE AMOUR. SONNET
Si c'est Amour...
BiBL. Nat. — Ms. fr. 1002. (Titre ci-dessus.)
1855. — Œuv-res INÉDITES DE Ronsard. (Même titre.)
DU BEAU MAUGERON
Ou a lui ce beau Maugerou...
BiBL. Nat. — Ms. fr. i502. (Titre ci-dessus.) BiBL. Nat. — Ms. fr. 5578. L'Estoille. De lui encor. 180S. — Gayetez ET Epigram.mes de Ronsard.
AU ROY
Sur LA .MORT DE son Quelus. 1378
Sire, coiuiiie Quelus...
BiBL. Nat. — Ms. fr. 1(102. (Titre ci-dessus.) BiBL. Nat. — Ms. fr. (1(178. LEstoille. Au Roy('). iSss. — Œuvres inédites de Ronsard. (Titre du ms. 1(1(32.)
(i) <\ Au Roy. Sur la Mort de sou Miguon Quelus. y>
Ce petit Diable Dieu...
Dans ses Recueils Collectifs de Poésies Libres et Satiriques (Paris, Champion 1914, 335) M. Frédéric Lachèvre dit que cette pièce est signée Maschefert A. (Macefer), dans le ms. 488 des Cinq Cents Colbert. Or, plus exactement, ce n'est pas la Bouquinade qui porte cette signature, mais la pièce suivante. Cette pièce, écrite de la même main, s'intitule : Epitaphe du Satyre Philaiite. Le copiste, dit M. Paul Laumonier, n'a mis de signature qu'au bas de celle-ci, ^ parce qu'elles forment à elles deux un bloc indissoluble. C'est un principe, que, lorsque plusieurs pièces copiées à la suite l'une de l'autre appartiennent au même auteur, c'est la dernière seule qui porte une signature. // Ce principe n'est pas absolu : maints manuscrits présentent parfois une suite de pièces anonymes, que l'on a pu identifier, mais dont la dernière, est signée et n'appartient à aucun des auteurs dévoilés. Le cas est plus fréquent encore dans les recueils
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imprimés, composés sur des recueils manuscrits analogues à ceux des dépôts publics. Enfin, si les deux pièces sont de la même main — circonstance sans intérêt critique — il s'en faut qu'elles présentent la même unité de st3'le. Il se peut que Ronsard ait composé la Bouquina de ou dcsconfiturc du Satyre Philante, et que Macefer se soit amusé à rimer l'épitaphe du Satyre. Ne peut-on admettre que le collecteur du Cabinet Satyrique de 1618 ait eu des raisons valables d'attribuer Z^ Bouquinade à Ronsard? Il apparaît, d'ailleurs, par un vers nouveau et de légères variantes, qu'il la tira d'un autre ms. que le 488, seconde copie où l'attribution pouvait être formelle.
M. Paul Laumonier, pressentant ce dernier argument, prétend que les attributions du collecteur peuvent avoir une certaine autorité /■< lorsqu'il s'agit des poètes de sa génération, tels que Théophile de Viau, Sigogne, Berthelot, Motin »; mais qu'il n'en a plus •'< lorsqu'il s'agit des poètes de la génération de Ronsard et de Ronsard lui-même //. Nous ne discuterons pas l'autorité du collecteur, qui même pour ses contemporains, commet parfois des erreurs d'attribution : mais nous maintiendrons l'hypothèse d'une copie ancienne, étrangère au 488, et qui n'aurait pas contenu l'épitaphe du Satyre. Mieux, le collecteur du Cabinet Satyrique ignorait le 488, sans quoi il en eut certainement reproduit la seconde pièce. Car ce collecteur avide, foisant flèche de tout bois, allait jusqu'à chercher parmi les contemporains de Marot et de Saint-Gelais de quoi grossir son recueil. Ce n'est pas à dire que
nous considérions la Boiiquinade comme une œuvre authentique de Ronsard : mais que la disposition des deux pièces dans le ms , la différence de leur st}'le, et, enfin, l'attribution du Cabinet Satyriqtic nous placent devant un doute que les arguments des deux éminents critiques ne parviennent pas à dissiper.
Le Macefer dont il est question, et qui signe Maschefert A., est François Grelière, sieur de Macefer, Orléanais (Aurelianensis). On trouve des vers de lui dans les mss. de l'Estoille, dans la Puce de Madame Desrochcs, et dans les poésies de Gilles Durand de la Bergerie.
M. Paul Laumonier, suivant l'exemple de ses prédécesseurs Blanchemain et Marty-Laveaux, n'a pas cru devoir reproduire La Boit qui iiade dans le t. VI des Œuvres, iLemerre 1920). Elle ne figure qu'à l'Appendice aux autres pièces attribuées à Ronsard, et seulement pour l'incipit. Dans une note du t. \^I1I. p. 108, le critique prétend que le collecteur du Cabinet Satyrique fr a attribué La Bouquiiiade à Ronsard parce que celui-ci avait écrit les Folastries et surtout Le Satyre //, et qu'il n'eut pas '< d'autre raison, saut peut-être que le stvle de La Bouquinade est assez vigoureux. // Elle pourrait être une parodie du Satyre, écrit en décasyllabes, et publié en 1569 au Sixiesnie Livre des Poënies. Dans les deux pièces, la description de Vautre n'est pas sans analogie... Mais cette analogie même ne fait pas résoudre le problème. 'Cf. P. Laumonier, op. cit. : Le Satyre, t. V. p. 70).
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(') Et l'escadron bouquin de tes faunes cornus.
(ms. 488.) {^) Texte du iiis. 488. Dans le Cab. Sat., i5i8 :
Ente si bien un coing en la verne d'un bois. » (3) Pour façonner au tout une chaire persée.
{Cab. Sat., 1700.) (^) A tant de fois percé les dures penilleres
[Cab. Sat., 1632.) A tant de fois pressé les dreues penilleres
(ms. 488.) (•'•) Et veut qu'à ce besoin tu délaisse ton jour
[Cab. Sat., 1(132.) ('"') Il s'arme promptement, puis allongeant les bras,
[Cab. Sat., 1700.) (') Les cailles, les coûillons de cocus, de levraux,
[Cab. Sat., 1700.) ('"*) Nageoit de ce plastron et dans sa saulce humide.
[Cab. Sat., 1632.) (^) Puis, comme un serrurier qui veut mettre un fort cloi
(ms. 488.) ('^') De son Bois Briscon, d'un crachat jaunissant
(ms. 488.) (•') Texte du ms. 48S. Dans le Cab. Sat., ibi8 :
Et sortant du logis enfillant sa moustache, (^"^) A Tentour de son camp se promena trois fois;
(ms. 488.) ('•') Ce vers manque dans le nis. 488.. (•^) Texte du nis. 488. Dans le Cab. Sat., 1O18 :
. Attendant ouvrir l'huis, se tirer à l'escart, (*•'') Que, seul pour cette fois, la grave Cour demande, ■
[Cab. Sat., 1700.)
NOTES ET VARIANTES lOq
("') L'impudique Laïs, puis en ces mots parla :
« Laïs, dont quelques fois les mignardes caresses
iCab. Sût., 1700.) (*") Texte du nis. 488. Dans le Cab. Sa t., 1O18 : Oppose aux fiers efforts de sa lance esquisee Dans le Cab. Saf., 1700 :
Oppose aux fiers efforts de sa lance guisée ('*^i Texte du jus. 4S8. Dans le Cab. Sat., 1618 :
Qu'atiroit en son corps la nature béante, (*9) Deux cuisses rejettoient cet amoureux ruisseau
Cab. Sat., 1(332. / (^') Les gluantes humeurs qui dans les bouches fondent
Cab. Sat., 1032. < (-*) Ils n'eussent fait couler un bon ruisseau de sang.
[Cab. Sat., 1032.) (") Sans espoir de dresser demeurera fracassée ;
ims. 488.) (-■') Les couillons luy pesoient, sa tête chancella ;
(Cab. Sat., 1700.) (-'*) Et de ses os rompus la moûelle s'enfuit;
[Cab. Sat., lOiq.) Et de ses os persez là tout moûelle s'enfuit;
(Cab. Sat.. 1632.) (-•') Il gémit sous le faix d'un ténébreux caterre
[Cab. Sat., 1O19.) (-'■) Texte du nis. 488. Dans le Cab. Sat., 1018 :
Courent parmy les bois, par sentiers inconnus, (-') Eschauffé de l'amour, le riche tronc du chesne.
{Cab. Sat., 1O19.)
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