ACTE I.^ 19 DBLATOVB
M {• * «• il
Ah! diantre!
Ttt »'a9 lâfia, on peu fUm %hM €a a'rI^ Rien à tes qualités , et oe n^est pas ta faute;
Il n'en faut pas rougir mon ganjon. L'important. Est de se bien conduire , et d'élre bien portanjr.
DELATOUR
Il est drôle.
Je destine ma fille an comte de la M^e;
Ses fonds touchent aux miens; nous les réunirons En uii parc, le plus grand qui soit aux environs. Pour le moment, voiflin, quelqu'un m'a &it entendre Que*tes séjours chez moi blessent mon futur gendre,' Que ce n'est pas décent, que cela fait causer. Des sottises! Quel mal y peut-on supposer?
Mais sois tranquille; attends cpie la noce soit faite, Et tu viei)(|r^ d(ner avec ipoi, tête à tète. Je te réserve un vin qui dort dans mes caveaux, Et nous riroQ3: je sais des bons mots tout nouveaux.
B«p*;tM»i pojl fop naturel.
Tout nouveaux, puil... s'il croit que j'jrai les entenf}re| Il peu^ bien les gafder pour rcjoujf spi) gei^jdre.
DELATOUR»
Et n'as-ttt plus revu sa fille?
LÉON
ravoir
Tous les jours épiée, enfin j'ai pu la voir.
— Léon, m^a-i-elle dit, je comprends votre peine»
Et je ne cherche pas à vous cacher la mienne. Que ce sincère aveu , que je fais librement, Soit à votre chagrin un adoucissement.
Mais ne me voyez plus à Tinsu de mon père ;
51 j'étais en prison chez un tuteur sévère , Peut-être mon orgueil, indigné des gardiens, Chercherait sa vengeance en de tels entrelions; Mais mon père envers moi n*usant pas de contrainte, J'aurais tort envers lui d*user d'aucune feinte;
Il se confie à moi pleinement; j'ai promis De ne plus vous parler, avant qu'il Tait permis. Vous savez que pour moi ma promesse est sacrée; . Je croirais, y manquant, être déshonorée, Et ma parole enfin me défend contre vous Mieux que ne pourraient faire et grilles et verroux.
DBLATOUR..
C*est là, ma foi , parler une fort bonne langue ,
Et je prise beaucoup sa petite harangue.