V. BBHNAED, la pmunii» vtn CunUte
C'est ta femme ; oui. ^Tu n'es pas à plaindre,
Hein? gaillard I
Léon f inmiiit lit mêim de CÊmXÛê el Uémartêa^ d* bstMit*
Ahl Gamillel ô Dieu! comment vous peindre!...
M. BERNARD, tUuoU
Eh ! eh ! mes tourtereaux! ^ j'eus ausd mes beaux jouis; ' T'ai -je conté, voisin, mes premières amours? Parbleu I je yois encor mon ancienne conquête : Œil vif et pied mignon, marche leste et coquette...
ÇAIIILLB.
Mais, mon pèrel...
M. BBHNAED.
Parbleu 1 j'étais un vrai dragon.
Une échelle de corde, attachée au balcon...
CAHILLB«
Nous savons cette histoire.
M. BBBNARn.
Eh non! ce ne peut être; Tu m'arrêtes toujours quand Tintérét va nattre. Mais après le contrat î...
Il T& dire quol^uM mota à Madalaine, qui tricote «après d» CAMILLE, àLéoD.
Je vous le disais bien , Léon^ qu'il ne Ihllait désespérer de rien. -
LBON.
A VOUS toute ma vieî à tous toute mon âmel
M . U K R X A R I) , S6 frottaot les mainA.
A la bonne heure 1 moi , j'aime que l'on s'enflamme. Enfin 1 je Ternd donc des visages contents.
— Le pare de Tautre avait des côtés bien tentants;
Mais, bah! le mien, tout seul, est d'assez belle taille; On irait loin, avant d'en voir un qui le vaille.
LÉON
Eh bien! si grand qu'il soit, on pourra l'agrandir ;- Oui , Monsieur : nous avons de quoi nous arrondir. Vous m'avez choisi ^ pauvre, et l'honneur vous euTesto; Mais je suis riche.
fiahl
LÉON
Tai cent mille écus.
M. BERNARD
Peste t
As-lu'donc hérité d*un oncle américain?
Je les croyais usés. — Tant mieux! • .
LBON.
Non. G*est mon gain ;
— Ah Bourse.
M. BBRKARD.
A la Bourse I
CAMILLE, «Tw obtgffiiu
Eh quoi f vous jouez l
LBON) d'un ton «upplMiit*
Grâce,
Camille! Tamour seul-m'en conseilla Taudace.
▲ÇT^ IL . 59
— Oui , j'eus recours, banni, désespéré, jaloux. Au sort doflt les fa\ eurs me rapprochaient de vous. Un homme qui se noie aux roseaux se cramponne. Si Tamour m'égara, que Tamour me pardonne I
Il ctiercbe à prendra la main dd Camille.
CAMILLE, «a x«tiniil M maift.
Et depuis quand, Monsieur, ètes-vous riche ainsit
LÉON
De ce matin; Fagent de change sort d'ici.
Qu'auriez- VOUS fait demain?
LEON
Doutez^youB de mon zèle!
J'aurais mis à vos pieds ma fortune nouvelle.
Elle lui «bandoojie tout k Sali m maia en MuriAot. X. BERNARD, kUm.
L*oncle me plairait mieux, si j'avais à choisir.
La source de ton gain m'en guLc le plaisir; Car le démon du jeu , que jamais on n'arrache , Dévore jusqu'aux os ceux auxquels il s'attache. Enfin, la Bourse abonde en désastres fameux;
Mille ont déjà péri ; tu peux faire comme eux; Et je ne sais s'il faut qu'un père de famille Expose à ces hasards le bonheur de sa hlle.
Ehl Monsieur!...
CAMILLE
Ehl mon père ! il n'est pas de ces gens Que Tavidité pousse aux coups ^extrava^ntsi
L'amour de l'or pour For n'avilit pas sa faute; 11 avait, à jouer, -une excuse plus haute.
£t je ne puis m'armer d'un front bien rigoureux Contre irn péchés conuni» par désir amoinreux.
— Mais il ne joûra plus, n*e8t-il pas vrai? .
LÉON y «Teolètt.
N<Hi, oerte.
J'abandonne un gain sûr, et j'accepte la perte;
Je vais tout faire vendre , à T instant , à tout prix ; Je voudrais prouver mieux, par d'éclatants mépris, Que pour moi Tor n'est rien, et qu'une ardeur si liasse Au cœur où vxmis régnez ne peut trouver de place.
tt TA t*aiMolv k U M; «1 MU M. BBRNARl), delwii* M»|rè« d« loi.
' Qu*e6t»oe que cette perte?
LÉON
Ohl rien: vingt mille et tant.
v. nRNAnn.
Diantre t Mais ce rien -là me paratt imporlant.
— £t si tu ne vends pas ?
LéON, ftotdMunl.
C'est chose différente :
Je perds vingt mille francs ; j'en gagnerais quarante.
Hum I c'est un joli chiffire. — Eh bien t attends un peu.
CAMILLE
Mon père, y songez-vous? vous 4'excitez au jeu!.
LÉON
Que me font à présent, puisque j'aurai Camille, Quarante mille francs, et cent, et deux cent mille I
M. BERNARD
Le mal est consommé; dès lors ne peut- on pas