REYNOLD, M« BERNARD, CAMILLE, JULIE
MADELAIXE.
M« BERNARD
Ehl cousin!
Fais préparer la ruche; on t'amène un essaim.
REYNOLD
Ahl quel beau jour pour moi!
M. BERNARD
Çà, nous rirons, j'espère.
On peut, quoique savant, être un joyeux compère. Et tu n*es pas de ceux qu*efflraie une chanson.
N'est-ce pas?
JULIE
Je m'invite, et Je viens sans façon.
Cette noce, à vrai dire, est un peu mou ouvrage, Et me consolera des chagrins du veuvage.
M. BBENARD.
Pas bien grands ?
JULIE
Fil L'époux que je regrette fort
Eut mille qualités.
M. BERNARD
Plus 9 celle d'être mort.
Riant.
Ehl ehl ehl...
JULIE
Taisez-vousl
A CamUld.
Mais dis donc qaelque chose.
C \ I\n L L E , souriant tristement.
Que veux- tu que je dise?
JULIE
On dit bonjour; on cause; On ne reste pas droite, immobile et sans voix.
Moatetn* Regmold.
0 en est consterné.
CAMILLE , s'aTani^ant vers Rejuold, <>t montrant les fleurs.
Mon cher Reynoid , je vois Que Vous nous attendiez.
REYNOLl).
Elles viennent d'éclore
Dans nos mines.
M. BERNARD
Vulcain est visité par Flore.
JULIE, à M. Bamttd.
Pas mal... G*est du vieux temps.
R E Y N 0 L D , offrant des fleurs à JuUe et à CAntille.
Ce sont nos travailleurs