‹ La Bourse, comédie en cinq actes, en verseChapitre 3 sur 97 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Du BOIS y en grandp liTrëe, arrangeant les lampes et les fauteuils du salon, PIERRE, puis LES CLIENTS etL'ASSOClÉ de Dubois.

PIERRE , entrant, une lettre k la main.

Monsieur Delatour ?

DUBOIS, se retournant.

Quoi? que voulez-vous?... Bon Dieu !

C'est toi, Pierre I — Bonjour, pays.

PIERRE

Tiens! c'est Mathieu.

DUBOIS

Je ne suis plus Mathieu ; c'est t)ubois qu'on me nomme ' Monsieur Dubois.

' PIERRE

Monsieur Dubois 1

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DUBOIS

Oui. — Çà, jeune homme, Que fait -on à Paris? d'où vient qu'pn a quitté La charrue et les bœufs pour la grande cité ?

PIERRE

Dame I je suis venu pour suivre notre maître; C'est donc lui qui m'a dit d'apporter cette lettre...

DUBOIS, la prenant et lisant l'adresse.

A monsieur D'elatour, — Bien , il l'aura ; bonjour.

PIERRE

Et qu'est-ce qu'il fait donc, ce monsieur Delàtôiir?

DUBOIS

C'est un agent de change.

PIERRE

Ah! et qu'est-ce qu'il change?

DUBOIS

Quelle simplicité I ça n'a vu que sa grange.

— Il change... à la minute, et d'un coup de crayon, En un million rien, en rien un million. .

PIERRE

C'est un escamoteur ?

DUBOIS

Mais qu'il est donc candide 1

— Connais -tu la Bourse?

PIERRE

Oui ; j'en connais une vide :

C'est la mienne.

DUBOIS, levant les épaules.

Mon Dieu! — La Bourse, entends -tu bien...

Mais c'est perdre mon temj)s; tu n'y comprendrais rien.

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