DELATOUR, LA MARQUISE
DELATOUR
N'en prenez poii t souci,
U LA BÛUBSE.
Madame la marquise; il çera iait ainsi.
Le secret I
DELATOUR
C'est la loi de tout agent de change.
. Vos opérations d'ailleurs n'ont rien d'étrange, Et je vous ferais voir, en montrant nos carnets, Que tout votre faubourg hante nos cabinets.
LA MARQUISE
Très-bien ; mais il se faut garder des épigrammes. Le monde malveillant ne permet rien aux femmes ; La piété surtout prête au rire des sots , Et l'on aime à trouver en faute les dévots.
DELATOUR
La piété chez vous est trop pure et trop sainte Pour que d'aucun propos elle craigne Tatteinte.
LA MARQUISE
Ah I que sais -je? on dirait que les dévotions S'ajustent mal peut-être aux spéculations; Qu'il semble que ma vue est un peu trop fixée Sur ces Jjiçns dont il faut détacher sa pensée.
DELATOUR
Laissez dire; Targent est chose bonne en soi.
LA MARQUISE
C'est vrai, mon cher Monsieur; tout dépend de l'emploi:
Si dans mon placement le ciel me favorise,
J'ai fait vœu, sur le gain, de CQnstruire une église.
Certes, voilà, Madame, un gain sanctifié, Et c'est mettre le ciel avec vous do moitié.
u conduit la marquûe jusqu'à la porto du foad.
ACTp I. 15
sc^rfE III.