‹ La Bourse, comédie en cinq actes, en verseChapitre 95 sur 97 · Î LA BOURSE · texte numérisé non relu

Î LA BOURSE

Ne vous ont -ils pas dit que vous étiez absous?

— J'avais juré... Tous deux nous serons donc parjures. Et nous pourrons nous rendre injures pour injures.

M. BERNARD, à Léon.

Je te la donne. Eh bieni j'en suis content, ma foil Je conservais toujours quelque tendre pour toi.

— J'avais juré pourtant...

JULIE

Boni parjure troisième I Et de trois; nous ferons une croix au dixième.

— Enfin , puisque chacun le veut , je le veux bien ; Je lève mon veto, — qui n'empôchei^it rien.

A Camille ei à Reynold.

Allez : Je vous bénis de ma main solennelle.

A CamiUe.

Pauvre Reynold! — Hélas I c'est l'histoire éternelle : On estime beaucoup un amant vertueux, On prise extrêmement ses soins respectueux, On reconnaît en lui le parfait honnête homme,

— Et c'est le vicieux que l'on piéfère, en somme.

Va , va , nous le saurons dédommager, je croi , Et je connais peut-être une veuve...

JULIE , lui mettant la main sur la boucho»

Tais -toi.

Camille ra ren Léon.

M. BERNARD, à Julie, en lui montrant Léon et Camille .

Leurs feux m'ont rappelé ma première conquête : Œil vif et pied mignon, marche leste et coquette...

JULIE

Eh bien! monsieur Bernard!

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