CHAPITRE XIII
du Lièvre jusqu'au St-Maurice entre les 65t et 66° milles, latitude 47° 10° 45”
8 Ligne d'exploration de la rivière du
Lièvre au St-Maurice près le chemin deWeymontachinque, latitude 47° 48° 36” 9° Chicoutimi, sur le Saguenay, latitude 48° 25° 48” 100 Eimbouchure de la Metabetchoan dans le lac St-Jean, latitude 489 27° 37” Si l'on fait attention maintenant que dans les latitudes les plus élevées qui sont ici mentionnées, l’agriculture est des plus florissantes comme au Saguesnay, au lac St-Jean, on comprendra qu’à deux degrés ne deçà, le climat ne doit pas être plus défavorable. ‘Toutes les fermes échelonnées sur le St-Maurice et dans les environs sont d’une grande richesse, les produits en sont abondants et surprenants. Citons en passant l'appréciation d’un écrivain distingué qui a visité ces lieux, 1l y a quelques années. «Il est impossible, dit M. Gérin, de voir de plus beaux terrains pour l’agriculture que la vallée qui s'étend depuis la ‘Tuque jusqu’à l'embouchure de la Croche en passant devant la Bostonnais. C’est une vaste plaine, unie comme les terres de là banlieue des Trois-Rivières. MM. Armstrong et Elliot ont là, à l’'embouchure de la Croche, une ferme extrêmement riche. Les terres de la vallée de la rivière Croche ont une réputation bien établie aujourd’hui parmi les gens qui s'occupent des affaires du St-Maurice. Il y a quelques années, un homme des Trois-Rivières, plus habitué à la vie d'aventure qu’à celle de cultivateur,
arrivait de Californie, sans rapporter la moindre parcelle des mines d’or de cette riche contrée. La fantaisie lui prit de se faire colon. Il emprunta de l'argent, acheta les choses indispensables et s'en alla s'établir au fond de la Croche à près de 150 milles
1 d'ici. Aujourd'hui cet homme possède une ferme | d'une très-grande valeur, il a tous les instruments | d'agriculture perfectionnés et il ne doit rien. Ce bra- | ve colon est M. Adolphe Larue. En face de la fer- ;
( me de M. Larue, M. Blondin en possède une autre s
| aussi très-florissante. ,
Un grand avenir est réservé à la Tuque. Il y au- ñ ra là une ville avant longtemps. Qu'on ne s’en mo- t que point. Qui aurait dit, il y a trente ans, que St- D Christophe, Stanfold, Sommerset seraient ce qu'ils pd
à sont aujourd’hui? Dans un avenir prochain tout le
x commerce du haut St-Maurice se concentrera à la D
à Tuque. C'est là qu'est la tête de la navigation à va- ) peur sur le St-Maurice. Plus haut il sera difficile d’y d mettre jamais des bateaux. Mais des Piles à la Tu-
que, 70 milles, le St-Maurice est fait exprès pour des : bateaux-à-vapeur. Il y a tout le temps un chenal C ‘à suffisant même dans les eaux basses de l'été. qi
Si le projet de relier le St-Maurice au lac St-Jean m vient un jour à s'effectuer, il est certain que les communications avec la vallée de l'Ottawa, par la J7an- qi tavaisie, deviendront une autre cause importante de | so la future prospérité de ces lieux. La vallée de Man- SO
tawa s’établira rapidement, et tous ces centres, méta: Æ ll morphosés par les progrès de la colonisation, assure- 5a
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