CHAPITRE I
sueurs dans ja fondation de sa chère Zadustrie, mais la goutte de sueur qui coule du front d’un défricheur en produit un million qui tombent du ciel en rosée fertilisante. La terre ainsi imbibée se vivifie doublement sous l’action conjointe de Dieu et des hommes, et voilà comment l’entreprise de M. Joliette a été singulièrement prospère. Cet honorable Monsieur a su créer une source de vie pour une multitude de personnes. Ce capital qu’il y a déposé, cette source de vie qu’il y a fait surgir, ne peuvent que s’accroître maintenant dans des proportions considérables. — Honneur à l'honorable Barthélemy Joliette! Trois fois nous devons applaudir à l’homme, à l’œuvre et au succès !.....Cet homme en faisant le bien s’est acquis une position excellente, une réputation de mérite, Inutile d’insister davantage sur les titres de gloire qui lui reviennent si légitimement, et que les étrangers comme ses concitoyens lui décernent avec tant de raison. — Rattachons ce faible tribut d’honneur, comme une guirlande, au monument précieux que lui a élevé son éloquent biographe, M. l'abbé Joseph Bonin, dans sa brochure de 1874.
Tout dans cette jeune cité de Joliette, dans cette nouvelle création, tout nous montre /4 Bourse et la Vie s'offrant comme d’eiles-mêmes à quiconque les désire d'une manière efficace, et se développant avec rapidité sur tous les points. Des hommes de dévouement sont aujourd'hui comme autrefois à la tête des affaires. Des sociétés industrielles exploitent les richesses de nos forêts. La rivière de L'Assomptiqn,
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malgré la largeur de ses rives et l'abondance de ses eaux, ne peut suffire au floitage des bois qu’elles descendent. Nous avons vu, tout l'été, sa surface pavée de billots jusqu'à la distance de deux et quelquefois de trois milles au-dessus dès barrages de la chaussée. Ces billots se chiffraient par centaines de mille. Puis est venu le bois scié en planches et en madriers, puis le bois de chauffage dont les milliers de cordes sont en ce moment mên ntassés sur les grèves.
Joliette peut être appelée avec raison, et est effectivement la ville du grand Nord. Située à 45 milles en plein nord de Montréal, vingt paroisses y apportent leurs produits. Deux fois par semaine, le marché est ouvert au public, mais c’est le samedi surtout qu’il est facile de constater les opérations commerciales qui s’y font. [Il n’y a pas de temps, il n’y a pas de saison.où des milliers de personnes ne viennent ce jour-là vendre ou échanger leurs produits, se procurer les choses nécessaires à la vie, continuer, ac-
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néral de progrès qui s’y constate de jour en jour.
Mais nous venons de prononcer le nom de Joliette, et déjà il nous faut quitter cette attrayante localité. Nous n'avons presque rien dit de ses marchés, de ses industries, de son commerce, de ses entreprises, de ses hommes de dévouement, de sa population toujours croissante, et de l’affluence extraordinaire avec laquelle on arrive de toutes parts pour y travailler ou s'y fixer, enfin du mouvement général qui s'y
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