‹ La bourse et la vieChapitre 1 sur 135 · DEDICACE · texte numérisé non relu

DEDICACE

A l'honorable J. A, Mousseau, Premier Ministre DE LA PROVINCE DE QUÉBEC.

Honorable Monsieur,

A qui dédierai-je cet humble travail sur la colonisation avec plus de raison et plus utilement qu'à vous-même ? Premier ministre d'un gouvernement qui fait de cette question la principale partie de son programme, vous voyez sans doute avec bonheur les efforts qui ont pour but d'activer son développement dans la province. Vous savez que la prospérité du peuple augmentera considérablement sous une administration qui favorisera cette grande entreprise, importante et nationale s'il en fût jamais. Il est bien compris de tous que la colonisation, avee la bonne culture du sol pour conséquence, est

non-seulement une source de richesse et de prospérité privées, mais aussi de progrès social et de civilisation, qu'elle facilite le développement des facultés intellectuelles, qu'elle étend le règne des influences morales, qu'elle est une cause efficace et sûre de vrai bien-être sous tous les rapports.

D'un autre côté, vos sympathies personnelles pour cette œuvre de bien et de mérite sont connues depuis longtemps. Il y a déjà plus de vingt ans, votre plume habile et féconde alimentait un journal exclusivement consacré à l'agriculture et à la colonisation de nos vastes domaines. De nombreux discours, éloquents et remplis de hautes prévisions, montrent encore tous les jours les sentiments qui ne cessent de vous animer sur ce sujet. La subdivision de nos terres incultes, leur défrichement, leur exploitation par des propriétaires intelligents sont des garanties particulières de la force et de la stabilité de nos institutions provinciales, aussi bien que du plus pur patriotisme de notre population. Toutes choses qui méritent une place prééminente dans les attentions d'un homme d'Etat,

C'est à ces titres divers que je me rattache pour oser solliciter votre bienveillante approbation de l'ouvrage que je vous présente.

Je suis convaincu que sous un patronage aussi

élevé, maigre son peu de mérite, il fera son chemin.

Sincère dans mes convictions, exact dans mes renseignements, de bonne foi dans mes conseils, vrai dans tontes mes paroles, j'espère être de quelque utilité à mes compatriotes et par conséquent à mou pays.

Puissiez-vous en juger de la sorte, et honorer mes faibles efforts de votre précieux concours autant que de votre considération distinguée. J:ai l'honneur d'être, avec un profond respect, Honorable Monsieur, Votre humble et obéissant serviteur Th. S. Provost, Ptrk Curé.

Lettre de F. Dugas, Ecr, M. P., Député du comté DE MONTCALM AU PARLEMENT FÉDÉRAL.

Montcaim, 15 août 1882.

Au Rév. M. Th. S. Provost, Ptre, Curé du St-Esprit. Mon cher Monsieur,

Après avoir pris connaissance de votre manuscrit sur la colonisation, je ne puis que vous encourager dans la publication que vous en avez entreprise. Ce travail important dit avec éloquence et franchise tout ce qui peut contribuer au succès de cette œuvre dans les terres incultes de nos cantons du nord. C'est un chaleureux appel au patriotisme de nos concitoyens, autant dans la vue de leur propre bien-être que sous le rapport du progrès général de la province. Si les populations de nos campagnes veulent profiter de vos études et de vos informations, elles ont de vastes champs à expérimenter. Comme les familles qui y sont rendues et que vous mentionnez avec honneur, elles y trou-

veront des richesses et un riant avenir, on plutôt, comme vous le dites si bien, la Bourse et la Vie. Or qu'est-ce que nous recherchons tous ensemble à la sueur de notre front, si ce n'est la prospérité du pays, la paix et la joie de ses habitants marchant dans les sentiers de l'aisance et du confort vers leurs destinées finales ?

Telle est l'influence de l'agriculture sur la vie humaine, que le courant général des idées de l'homme le porte naturellement vers cet art, duquel dépendent toutes les positions sociales. A lui de s'y livrer avec ardeur et persévérance, s'il veut faire son chemin. La colonisation, c'est-à-dire le défrichement de la terre, est la première étape sur cette route, elle ouvre la porte à tous les travailleurs, elle tend ses bras à une infinité de personnes, et combien dans notre jeune, pays devraient répondre à son invitation ?

Je suis heureux de voir que vous avez pris le moyen de faire parvenir à la connaissance du public les plus précieux renseignements qui puissent être désirés et donnés sur ce sujet. Aucune partie du pays ne sera mieux connue maintenant que notre belle Mantavaisie, dont les profondeurs du comté de Montcalm renferment le plateau le plus élevé. Votre livre fait connaître sa position, son étendue, la qualité de ses terres, ses mines et carrières, ses ressources enfin. Rien ne plaît à un Canadien qui s'intéresse à la colonisation comme la lecture facile et attrayante de ce livre.

Soyez persuadé, Monsieur que j'userai de ma

part d'influence en tous lieux sur mes compatriotes, ami de les faire profiter des avantages immenses qu'ils peuvent retirer de la connaissance de votre ouvrage.

Dans mon humble opinion, si ce volume était distribué aux Etats-Unis, dans le^ principaux groupes canadiens, il serait pour un grand nombre l'occasion efficace d'un prompt rapatriement.

Veuillez accepter mes remercîments pour la marque d'attention que vous avez bien voulu me donner, et me croire, en même temps, avec toute la considération possible,

Votre tout dévoué serviteur et ami

FlRMlN DUGAS, M. P.

Lettre de J. B. T. Richard, Ecr., M. P. P. , Député DU COMTÉ DE MONTCALM AU PAR- LEMENT PROVINCIAL.

St-Liguori, 18 août 1882.

Au Rév. M. Th. S. Provost, Ptre, Curé du St-Esprit. Rçvèrcnd Monsieur^

J'ai appris avec plaisir que vous étiez à composer un ouvrage sur les beautés de la vallée de la Mantawa et sur les immenses avantages

qu'elle offre à la colonisation. Laissez-moi vous féliciter de consacrer ainsi une partie de votre temps et de vos talents littéraires ci une œuvre si chrétienne et si patriotique. Après le salut des âmes, je ne trouve pas, dans la province de Québec, d'occupation plus digne du dévouement du Prêtre canadienfrançais. La colonisation ! c'est la sauvegarde de notre religion, c'est le secret de l'avenir et de la prospérité de notre jeune peuple. C'est le moyen d'arrêter l'émigration et de faire revenir dans notre vaste pays ces milliers de nos compatriotes qui diminuent, par leur absence, notre force et notre richesse nationales au profit de la république voisine à laquelle ils sacrifient leurs sueurs, leur santé et quelquefois même leur langue et leur religion.

Courage donc, Révérend Monsieur, dans votre grande et noble entreprise ! Pour l'honneur du comte de Montcalm, la satisfaction de son jeune député local, l'avantage de la vallée de la Mantawa et la prospérité de la province de Québec, puisse le succès de votre livre égaler la grandeur de votre patriotisme et de votre zèle religieux.

J'ai l'honneur d'être, Révérend Monsieur, avec respect et considération,

Votre très-humble et très-dévoué serviteur

J. B. Trefflé Richard, M. P. P.

Lettre de Edouard Guilbault, Ecr., M. P., Maire

de la ville de joliette et député du

comté de joliette au parlement

d'Ottawa.

Joliette, 25 août 1882.

Au Rév. M. Th. S. Provost, Ptre, Curé du St-Esprit.

Mon cher Monsieur,

Je viens de lire avec empressement et avec beaucoup d'intérêt votre ouvrage sur la colonisation de la vallée de Mantawa. J'en avais déjà entendu parler très-favorablement, et maintenant je ne puis, à mon tour, après la connaissance personnelle que j'en ai, qu'apprécier hautement cet ouvrage. Je le regarde comme très- utile et même indispensable au succès de cette œuvre dans nos cantons du nord. 11 nous manquait des détails, des informations, des recherches sur ce territoire important. En les donnant vous les illustrez de faits et d'exemples frappants qui sont de nature à porter conviction partout.

Je suis bien persuadé que la lecture de votre livre fera impression sur tous ceux qui ont. besoin de prendre des terres. Ils s'y décideront en plus grand nombre, plus promptement et avec plus de courage. C'est ce que nous désirons tous qu'il soit fait et vous aurez contribué pour votre grande part à cette œuvre patriotique.

Si ce livre parvient en outre, comme je l'espère, à nos compatriotes qui sont à l'étranger, il exercera sur eux la

plus grande influence. Il faut faire en sorte qu'il leur arrive, car il est destiné à leur faire un très-grand bien. Je joindrai mes efforts à tous ceux qui doivent s'intéresser à la diffusion de cette brochure dans le pays comme ailleurs. Veuillez accepter l'encouragement que je vous donne d'en faire terminer l'impression le plus tôt possible, et après en avoir agréé mes félicitations, me croire avec estime et respect, Monsieur,

Votre bien dévoué serviteur

Ed. Guilbault, M. P.

Lettre de V. P. Lavallée, Eor, M. P. P., Député du

Page 1