CHAPITRE XII
ilonie 'le Mantawa. — Exploration d 3. — ils reinonl
Ionisation d. intons. — Travaux de M. i
dans i' — En . sur le mou
val. — I
icé d'un chemin dans l'ouest du distri' ■•
i. Braspour encourager i orable Comm • vaux Pvblics, M. Louis Arehambeault en
— - -Zûiou et à St-Mîcl
fie. — M. Brs
j ai rappellera toujo
Mantawa. —
- :s. — Sur quelle distance et en quels endroits la population de Mantawa est aujourd'hui répartie.
L'histoire des commencements de la colonie de Mantawa est grosse de peines et de misères, elle est toute remplie de sacrifices ; c'est ce qui me fait croire au succès de cette entreprise, car il est dans l'ordre des choses, que, pour durer, l'œuvre de l'homme a besoin d'être imbibée de sueurs, de larmes et quelquefois de sang : c'est avec ce liquide qu'on pétrit le ciment des monuments immortels. Cette histoire devra conserver en particulier le nom et la mémoire des actes de M. Brassard, parce que îe vénérable restera comme une de noi gloires, comme un type incomparable de force. nergie et de dévouement à la cuise nationale. Quelques-uns se sont associés à ses peines, à ses sacrifices
CHAPITKB XII.
dès le début, mais M. Brassard est resté l'inspirateur et le gérant de toute cet dont voici du
une courte et bien pâle anal;
Ce fut le Ier septembre 1862, que les deux Mes-
;sard et moi e exploration de
région de la Mantawa qui correspond aux
comtés de Montcalm, de Joliette et de Berthier, et
dont cette partie forme quelque chose comme
l'arrière-plan d'un vaste district au delà des La
Dès le jour précédent, j'avais adressé à l'un de mis, alors journaii: :. A. X.
Montpetit, une lettre explicative faisant connaître le dessein que nous avions en vue. « Mon cher ami, lui disais-je, je t'écri :s mots bien rapide-
ment à la veille de notre depart pour l'excursion projetée depuis loi: rs le Xord. Tu sais que
nous avons l'idée de fonder une colonie quelque part par là si les choses s'y prêtent tant soit peu. Le pieux Enée n'est pas parti pour l'Italie avec des intentions plus pures ou plus solides que celles qui nous animent en faveur de notre peuple. Les Messieurs Brassard, dont le désintéressement le courage et qui font en partie les frais de cette expédition, sont arrivés hier dans mon humble village aux détonations du mousquet. Xos collines ont répété ce souhait de bienvenue, et il ne sera pas tard demain quand leurs échos rediront notre adieu. Demain, tout est préparé pour cela, nous laisseror. dernières habitations derrière nous et nous nous lancerons hardiment dans la forêt. Xous remonte-
rons la rivière de L'Assomption jusqu'au Grand Lac où elle prend sa source. De là tournant droit au nord en courant sur le soixante-quatorzième de longitude, nous irons couper quelque part la grande rivière Mantawa. Nous camperons sur ses rives en réparant nos forces, et nous chanterons, s'il se peut, les vieux airs de la patrie que des compatriotes, plus tard, viendront sans doute continuer après nous. Car j'ai la ferme conviction qu'un courant de colonisation, dirigé vers ces terres, qu'on dit être de belles plaines, réussira merveilleusement. Cependant nous n'engagerons personne à s'y rendre et à s'y établir si nous ne trouvons là des terrains de choix ; et pour être encore moins exposés au danger de nous tromper, nous emmenons avec nous des hommes d'une expérience reconnue et d'une science pratique en fait d'agriculture. Comme terme moyen de la durée de notre excursion, nous prenons un mois ; nous partons huit hommes à cause des canots et des provisions, mais il y en a deux qui ne nous accompagneront que jusqu'à la moitié du chemin, nous poursuivrons six seulement jusqu'au but du voyage... »
Ainsi nous remontâmes la rivière de L'Assomption jusqu'à sa source. Plus loin lorsque nous fûmes arrivés à la hauteur des terres, nous suivîmes les cours d'eau qui gagnent le nord ; ce ne fut que le troisième jour que nous pûmes apercevoir la vallée de Mantawa. Ayant finalement atteint la rivière de ce nom, nous la descendîmes jusqu'au lac des Pins, tout en sondant à droite et à gauche les profondeurs