‹ La bourse ou la vieChapitre 30 sur 60 · JACQUES, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

JACQUES, HÉLÈNE

Tu as assez travaillé, je t'emmène.

JACQUES

Il faut que j'attende Brassac. Je viens de faire des calculs auxquels je ne comprends rien du tout, Il faut que je les lui montre.

HÉLÈNE, riant.

Dis donc? Te rappelles-tu le jour où tu Tas appelé « fripouille ? » Et vous voilà tout à fait camarades ! C'est ce qu'il y a d'agréable à Paris... Qui est-ce qui a bien conseillé son petit Jacquot en l'empêchant de se retirer en province à la fleur de l'âge ?

JACQUES

C'est toi... jusqu'à présent.

HÉLÈNE

Il n'y a qu'à voir les résultats... Un petit hôtel, une voiture au mois, plus d'ennuis... la grande vie.

JACQUES

Je n'en persiste pas moins à dire que tout ça finira très mal... Mais, provisoirement, ça a l'air d'aller... je le reconnais.

Enfin ! Nous menons une autre existence, avoue-le; moi, j'adore cette vie de jeu, de nerfs, de fièvre, où Ton rêve de millions chaque nuit! Et quelles journées!... On a une émotion ou une surprise toutes les heures. C'est délicieux ! J'en avais besoin, je commençais à étouffer, à m 'ennuyer.

Aujourd'hui, je respire, je t'aime mieux. Nous nous aimons mieux, tu ne trouves pas... Tu ne trouves pas?

JACQUES

Si... si...

HÉLÈNE

Allons, allons, ne fais pas le malin, tu es content.

JACQUES

Je suis ahuri, surtout.

HÉLÈNE

Viens te promener, ça te distraira. Il n'a pas besoin de toi,, Brassac.

Entre Brassac.

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