JACQUES, HÉLÈNE
Tu as assez travaillé, je t'emmène.
JACQUES
Il faut que j'attende Brassac. Je viens de faire des calculs auxquels je ne comprends rien du tout, Il faut que je les lui montre.
HÉLÈNE, riant.
Dis donc? Te rappelles-tu le jour où tu Tas appelé « fripouille ? » Et vous voilà tout à fait camarades ! C'est ce qu'il y a d'agréable à Paris... Qui est-ce qui a bien conseillé son petit Jacquot en l'empêchant de se retirer en province à la fleur de l'âge ?
JACQUES
C'est toi... jusqu'à présent.
HÉLÈNE
Il n'y a qu'à voir les résultats... Un petit hôtel, une voiture au mois, plus d'ennuis... la grande vie.
JACQUES
Je n'en persiste pas moins à dire que tout ça finira très mal... Mais, provisoirement, ça a l'air d'aller... je le reconnais.
Enfin ! Nous menons une autre existence, avoue-le; moi, j'adore cette vie de jeu, de nerfs, de fièvre, où Ton rêve de millions chaque nuit! Et quelles journées!... On a une émotion ou une surprise toutes les heures. C'est délicieux ! J'en avais besoin, je commençais à étouffer, à m 'ennuyer.
Aujourd'hui, je respire, je t'aime mieux. Nous nous aimons mieux, tu ne trouves pas... Tu ne trouves pas?
JACQUES
Si... si...
HÉLÈNE
Allons, allons, ne fais pas le malin, tu es content.
JACQUES
Je suis ahuri, surtout.
HÉLÈNE
Viens te promener, ça te distraira. Il n'a pas besoin de toi,, Brassac.
Entre Brassac.