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LA BOXE A PARIS

Représentation annuelle de MM. Charlemont , rue Cadet.

« Les combats de boxe avec prix sont des passe-temps essentiellement anglais, et bien qu’ils soient le sport par excellence de Fhémisphère occidental, bien des villes du continent ont des clubs destinés au noble sport de légitime défense. Hier soir, à la salle du Grand Orient, rue Cadet, M\I. Charlemont pèreet fils donnaient leur représentation annuelle de boxe et d’escrime, dans laquelle ils étaient secondés par leurs élèves et leurs collègues professeurs.

« Chacun connaît les Charlemont, car non seulement ils sont professeurs au cercle artistique et littéraire, au lycée Janson de

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Sailly et à F Académie de boxe, mais ils ont des élèves dans la haute société parisienne où ils sont connus de tous.

« Il est inutile de dire que quand le moment de commencer est arrivé, tous les sièges étaient remplis et qu’il n’y avait même plus de place pour regarder debout. Les deux ou trois premiers assauts de boxe française furent plus paisibles, mais la fine savate entre.

« MM. Meyenrock et Lucet furent beaucoup admirés. Ce dernier promet de devenir un fin boxeur, car ses feintes ont été excellentes, mais il est trop découvert.

« Deux professeurs ont combattu à la 4e reprise : MM. Massot et Richard. Ce dernier possède un diabolique regard quand il est dans l’arène, et rappelle fortement Jake Kiirain. Tous deux ont boxé courageusement des pieds et des mains. Mais bien avant le laps de temps voulu, un bon coup de main gauche sur le nez de Massot fait jaillir le sang, ettous deux se retirent après s’être serré la main. Cela semble curieux aux nombreux Anglais présents, et les cris de « cherchez le médecüi », suivent leur retraite.

« Un match de canne entre MM. Knab et Maurice eut lieu ensuite, dans lequel le monsieur sans « le Mac » ?... fut victorieux.

« Ils y allaient si courageusement que une ou deux fois le public cria « assez ! » Ce fut une chaude affaire de coups et de ripostes et le couple se sépara au milieu des acclamations.

« M. Knab, frère de celui du précédent combat, professeur, et M. Groslambert, amateur, firent en peu de temps un vigoureux échange de coups de pied et de coups de poing, et quoique l’amateur eût semblé dans le début prendre l’avantage, avec une belle série de coups à gauche, il les reçut à son tour avec intérêt pour terminer.

« Une démonstration de leçon de boxe par M. Charlemont fils et son élève de 9 ans, provoque absolument une salve d’applaudissements, puisvient l'entr’acte.

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