L’ASSAUT DE CHARLEMONT
« Chaque année Charlemont fils donne un grand assaut de boxe auquel sont conviés les professeurs ou amateurs les plus connus dans ce genre de sport.
« Celui de lundi, donné dans la salle de la société des agriculteurs de France, rue d’Athènes, s’est terminé à une heure tellement tardive que nous n’avons pu faire passer qu’une note trop courte.
« L’assistance était à la fois nombreuse et selecte. Remarqué : M. Thomas, président de la société des boxeurs français, ayant à
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ses côtés MM. Robbe, vice-président et le Colonel Dérué; MM. Décauville, René de Kniff, Loisel, Thibault, membres de l’omnium: Louis Minart, Bishop, Chevillard, Eugène Paz, Reubens, Cuvillier, Fordyce, R. Sant, etc.
« Très bon sport. Remarqué dans la première partie les assauts de MM. Bayard (Joinville) et Cabrier (professeur), Acs (amateur) et Bigan (professeur), Flori (Joinville) et Lhérie (amateur). De tous les assauts de boxe française de la première partie? ce dernier a été le plus académique. Mouvements sobres, mais coups classiques, rapidement exécutés.
« L’assaut de boxe anglaise entre le nègre Jack Lewis et l’anglais Williams a distrait l’assistance : jeu semblable des deux côtés ; cependant contrairement aux pronostics, l’avantage a paru rester à Williams.
« La démonstration de toutes les leçons de boxe française par Charlemont fils et son jeune élève R. Fonst a obtenu son succès
habituel. R. Fonst lève la jambe comme Nini Patto en l’air
elle-même. Quant à Charlemont, il joint à une mimique physique des plus explicatives, un bagout et une mémoire vraiment extraordinaires.
« Pour commencer, un assaut de jambes entre Landowski et Foréau ; ces messieurs auraient pu laisser leurs poings au vestiaire ; ils ne s’en sont pas servi une minute.
a Une agréable surprise: M. Charlemont père, qui n’avait pas tiré en public depuis longtemps et dont le nom ne figure pas au programme, s’estremis sur la planche et malgré un manque d’entraînement presque complet, il a fait merveille. Tudieu! quelle souplesse! Vraiment cet homme-là n’est pas le père du professeur de la rue des Martyrs ; c’est son frère aîné et encore!
« L'adversaire de M. Charlemont n’avait pas beau jeu ; c’était M. Loriot, déjà cité, Eh bien! il s’en est fort bien tiré, et cet assaut est certainement un des meilleurs.
« Deux juniors, R. Fonst et J. Müntz, font un assaut d’adresse mais non de courtoisie. Le jeune R. Fonst se précipite comme un sanglier sur son adversaire qui, lui, conserve tout son calme.
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« A citer l'excellent assaut de Bayard (J.) et Baumblatt.
« Un assaut magnifique, mais trop court, est celui du professeur Mainguet, premier prévôt de Cliarlemont, contre Guelpa, un élève de Q u i l lier. Des coups peu ordinaires sont tentés et réussis de part et d’autre.
« A la suite d’un coup porté par Mainguet à Guelpa, celui-ci, dans un mouvement involontaire, renverse son adversaire par dessus la balustrade et le fait tomber sur le premier rang des spectateurs! 11 n’en résulte du reste aucun mal.
« Second assaut de boxe anglaise entre Williams, qui a déjà tiré dans la première partie, et Bobby-Burns, un américain très léger, mais qui me semble posséder une science supérieure à celle de son adversaire.
« Pour finir, le clou de la séance, l’assaut entre Charlemont fils et Hanlet, professeur à Verviers (Belgique).
« Pour les sportsmen, cet assaut n’a pas été aussi intéressant qu’ils f eussent désiré, étant donnée l’écrasante supériorité du maître français.
« C’est à un véritable écrasement du professeur belge que nous avons assisté. Celui-ci est cependant vite, mais Charlemont ne lui a pas laissé le temps de se retourner. A la suite d’un formidable chassé-croisé, Charlemont a envoyé son adversaire dans le public.
« Très crâne, ce dernier est revenu prestement sur la planche, et s’est remis en garde le sourire aux lèvres.
« En somme très belle soirée.
« G. de L. »
Paris- Vélo, 18 mars 1896.
BOXE
« Beaucoup de monde, hier soir, à la salle des agriculteurs de France, où M. Ch. Charlemont donnait son assaut annuel.
« Les amateurs de boxe ont applaudi quantité de jolis coups, et, à deux reprises, les spectatrices ont eu l’émotion de voir un tireur précipité du haut de la plate-forme, entraînant dans sa chute des piliers et un câble rouge formant une barrière tropfra-
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gile. Un des tireurs ainsi précipités est allé tomber sur les genoux d’une spectatrice si agréablement douée d’avantages naturels que la chute pouvait sembler préméditée.
« M. Charlemont père, puis M. Robbe ont présidé la séance.
« Pour laboxe française, un des succès de la soirée a été, cette fois encore, la démonstration théorique et pratique, par Charlemont fils et par Ramon Fonst, un jeune boxeur de 13 ans, qui, un instant après, dans un assaut d’une amusante vivacité, a tiré avec Müntz, un adversaire du même âge.
« Dans la première série d’assauts, citons surtoutMM. Bayard, Agié, Moscovino, Levallois, Loriot, etc...
« Dans la seconde série, un des assauts les plus applaudis a été celui de MM. Baumblattet Bayard, moniteursà l’écolede Joinville.
« Charlemont père, qui remplaçait un amateur indisposé, a été étonnant de vigueur et d’agilité.
« On a applaudi aussi les partners de deux assauts de boxe anglaise, Jack Lewis, Bobby Burns et Williams.
ce La soirée s’est terminée par une lutte inégale mais néanmoins des plus attrayantes, entre Charlemont fils et le professeur belge Hanlet de Verviers. »
Journal , 18 mai 4 896.
BOXE
« L’assaut annuel que Charlemont organise à son bénéfice a eu lieu lundi dernier avec son succès accoutumé.
« Beaucoup d’assauts intéressants et quelques tireurs nouveaux, tel est le bilan de la soirée qui avaitattiré à la salle des agriculteurs un public nombreux et élégant et surtout beaucoup de jolies femmes.
« MM. Moscovino, Bayard et Flori, moniteurs à l’Ecole de Joinville ; Acs, Agié, Baublatt, Loriot et Landowski, amateurs ; Mainguet et Chabrier, professeurs, ont tous, avec leurs moyens respectifs, rivalisé de fougue et d’entrain.
« M. Charlemont père, dont le nom ne figurait pas au programme, a bien voulu prendre les gants pour remplacer quelques tireurs absents.
Le public présent n’y a pas perdu et y a gagné un assaut superbe,
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dans lequel le vieux maître a fait applaudir, en même temps que sascience impeccable, une vigueur et une agilité sur lesquelles les fatigues et l’âge n’ont pu avoir de prise.
« Le clou de la soirée a été l’assaut de Charlemont avecle professeur Hanlet, de Verviers. Charlemont, après avoir tâté son adversaire pendant quelques instants, a littéralement joué avec lui en lui portant des coups brillants : chassés-croisés, revers de pied, coups d’arrêt, dont il a seul la spécialité.
« L’assaut annuel de la société des boxeurs français aura lieu, au cirque d’été, le 31 mars.
Figaro, 19 mars 4 896.
Vélodrome de la Madeleine. Assautannuel des frères Leclerc, donné le 26 mars 1896, à 8 heures du soir.
Ordre des assauts. — Boxe française : MM. Flori, Lavedan. — Bigan, Louis. — Mayodon, Gros. — Bayard, Godignon. — Van Roose, Monbiot. — Joli, Loustalot. — Guelpa, Louis. — Moscovino, Maynadié. — Albert, Agié. — E. Leclerc, Gastérès. — J. Leclerc, Bayle. — Boxe anglaise : Langlois, Châtelain. — Legrand, Jack-Lewis. — Sabre : Chauderlot, Pellet. — Bâton : Loustalot, Flori. — Canne : Chauderlot, Quillier.
Académie athlétique, 23, rue des Boulets, grand assaut athlétique donné par M. Noël (le Gaulois), le samedi 28 mars 1896, à 8 heures du soir. Grandes luttes, exercices de force, assauts d’escrime, de boxe et de canne.
SOCIÉTÉ DES BOXEURS FRANÇAIS
ASSAUT ANNUEL
Donné au Cirque d’été, le 31 mars 1896. PROGRAMME
ORDRE DES ASSAUTS