‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 181 sur 233 · ECHO DES SALLES D’ARMES · texte numérisé non relu

ECHO DES SALLES D’ARMES

« Ecole d’escrime de la Rive Gauche. — Public nombreux, de jolies toilettes, samedi dernier, dans la salle de la société d’encouragement. Bon orchestre dirigé par M. Arnold, le maître fort apprécié, pendant les entr’actes, ainsi que les intermèdes artistiques de M. deSussex, M. le docteur Chatin, membre de l’académie de médecine, dirigeait les jeux. Citons dans la première partie : MM. Clappier et Marschal, prince Radziville et Portefin, Grand et Bettenfeld; les assauts d’épée de MM. Fernand Chatin et Delétang, F. Lesourd et lieutenant Véron.

« Passes de fleuret intéressantes entre MM. Davila et Cuvilliez, maître au 89e de ligne : de jolies phrases succédèrent à de jolies phrases, les ripostes et contre- ri postes s'enchaînèrent heureusement. M. Cuvilliez attaque à fond, citons : un battement coup droit, un doublé dessous, et, de la part de son adversaire, une feinte de coup droit dégagé.

« La deuxième partie se termina par la rencontre de MM. Ad.

LA BOXE FRANÇAISE

Ruzé et Rothéa. L’amateur gaucher trompa adroitement le fer, il déroba les engagements adverses et saisit plusieurs temps d’arrêt heureux sur la marche. Ad. Ruzé, quoique indisposé, déploya son énergie habituelle; ce vaillant maître est de ceux qui tirent toujours, ne reculent devant aucun assaut dur, — et il en compte grand nombre d’heureux à Paris comme à l’étranger. — Il est l’antithèse de l’escrimeur à réputation surfaite qui, comme il y en a tant de nos jours, choisit ses rares adversaires puis se repose sur ses lauriers. Ruzé tire et toujours avec succès ; il suppléa samedi à sa vitesse par son jugement et sa profonde connaissance des armes.

« Après un assaut de boxe française bien mené entre les professeurs Langlois et Qui Hier, et une rencontre de sabre entre MM. J. Froment-Meuriceet Davila, nous avons applaudi les passes serrées et suivies de MM. Royer-Grenier et Wlly Subzbacher, deuxtireurs élégants et réguliers.

« M. Grenier, qui remporta le 1er prix au concours des lycées de 1893, possède actuellement une main très sûre; son adversaire tira d’allonge et réussit entre autres un coup droit précédé d’un battement, et de jolies attaques en marchant.

« Citons encore MM. Machet et Coquelin, G. Voulquin qui fit un assaut intéressant d’épée avec M. H. d’Haussen, Lusciez, un bien joli tireur, et le docteur Semelaigne.

« Mentionnons l’assaut de boxe anglaise entre MM. Chatelin et Liouville; ce dernier est un jeune amateur qui possède de réelles qualités d’endurance, de sang-froid et de jugement; il réussit de merveilleuses esquives sur les attaques de son redoutable adversaire, auquel revient une part des applaudissements de l’assemblée.

« Après les passes vigoureuses de MM. Léonardi et Mauban, citons l’assaut final entre l’adjudant Ramus et le maître E. Tixier. L’adjudant réussit de jolies attaques, trompant l’épée par des feintes progressives ; Tixier lui opposa une vive résistance, il saisit de jolies attaques sur les préparations de son adversaire; nous sommes heureux de l’en féliciter ainsique de la complète réussite de cette soirée. »

L'Epée, 10 avril 1897.

LA BOXE FRANÇAISE

Jules-Jacques Knab est décédé à Paris, le 2 mai 1897, il était âgé de 42 ans.

Il fut bon tireur de boxe et de canne, très sympathique. Le soir en compagnie de ses frères Charles, Henri et Philippe, il donnait des leçons; il donna aussi quelques assauts et prit part au plus grand nombre de ceux qui ont été donnés dans la période de 1875-1890.

Il était élève d’Emile Rive.

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