Sonnez, trompettes. G. Wettge
Nous ne saurions mieux terminer ce livre qu’en publiant le programme de la magnifique fête que vient de donner la société. « La Boxe française »dans l’immense cirque des Champs-Elysées..
Jamais un succès, nous pourrions dire un triomphe semblable n’avait encore été obtenu. Le public avait répondu en foule à l’appel de la société, et, suivant l’expression consacrée, on a littéralement dû refuser du monde à la porte.
Au dedans, l’œil était charmé par la vue de cette assemblée « ultra-select » où les fracs impeccables se mêlaient aux toilettes de nos mondaines les plus connues, si jolies, si fraîches que les belles fleurs de Nice, distribuées à foison par les commissaires de la fête, pâlissaient à leur côté.
Les assauts variés de canne, de boxe anglaise et de boxe française ont eu un franc succès et les braves tireurs ont tous mérité les bravos bien nourris, parfois frénétiques, qui ne leur ont pas été ménagés. Mais, comme toujours, le vrai « Clou » de la soirée a été la démonstration théorique et pratique de la boxe française dans laquelle le « Grand Maître » de cet art met en évidence la perfection de sa méthode. En des ovations plusieurs fois répétées, le public a montré l’admiralion qu’il éprouvait pour l’incontestable supériorité du professeur, pour les brillantes qualités de son jeune élève.