‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 36 sur 233 · DEUXIÈME INTERMÈDE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME INTERMÈDE

Gymnastique à la barre fixe par les deux célèbres frères Mansuy

TROISIEME INTERMÈDE Evolutions de fléau pour la défense contre plusieurs adversaires par un élève de M. Vigneron.

M. Charlemont fera exécuter sa théorie d’adresse française et de canne à son fils âgé de six ans.

La soirée sera terminée par

LE DOUBLE COUP DE CANON poids 305 kilos

tiré sur l’épaule de M. Louis Vigneron

LA BOXE FRANÇAISE

Le dimanche 23 avril 1869, il y eut dans une salle du cirque, à Angers, à 2 heures, un grand concours d'armes, d'épée, de sabre, de boxe française, de canne et de lutte, donné par la Société des Francs-Tireurs de Maine-et-Loire.

Un grand nombre de professeurs civils et militaires s’étaient fait inscrire; Charlemont seul de la garnison de Paris s’était fait inscrire pour la boxe, la canne et la lutte. Il remporta le premier prix de boxe, le premier prix de lutte et le second prix de canne. S’il ne remporta pas le premier prix de canne, c’est que son dernier advèrsaire tirait de devant, sans développer ses coups, Charlemont s’en consola en emportant les applaudissements et les félicitations du public, qui avait su apprécier son jeu sérieux.

Les premiers prix étaient une médaille d’or et 100 fr. ; les seconds, une médaille d’argent et 50 fr. ; Charlemont rapporta aussi une côte démise en luttant, ce qui n’arrive jamais en boxant.

Le colonel de son régiment le félicita chaudement, devant les officiers présents au rapport; il lui promit d'assister à son défi du 4 mai et tint parole.

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