ADRESSE FRANÇAISE
M. Charlemont, élève de M. Vigneron, qui le patronne et le reconnaît comme le premier champion de Paris, se tiendra à la disposition de tout professeur ou amateur qui, séance tenante,
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se fera inscrire pour faire assaut avec lui. Afin de faire taire les incertitudes au sujet du succès obtenu par M. Charlemont, dans une salle privée de Paris, M. Vigneron offre une magnifique médaille d’or à qui vaincra M. Charlemont dans cette soirée.
Dans le cas où personne ne se présenterait pour concourir avec M. Charlemont, il ferait assaut avec M. Chauderlot, et pour terminer avec M. Vigneron.
Le défi était clair, net, le doute n’était pas permis; on savait à quelle salle il s’adressait. Néanmoins il ne fut pas relevé par celle-ci : c’est M. Mallet, un des plus forls tireurs de la salle Ducros, qui releva le défi.
La salle était comble, on n'aurait pas pu trouver la moindre petite place; on dut même refuser du monde à Centrée. L’assaut fut des plus émouvants.
Quatorze tireurs, hercules, gymnastes et équilibrâtes, prirent part à cette mémorable soirée. Vigneron tirait la canne avec Tessier, et faisait répéter sa théorie de boxe par M. Emile Rive, son prévôt.
Chauderlot, Galgan, Emile Joigny, Tenon, Ferdinand Jean, Mouret, Pécoul et Alexandre Dudouie, Charles de Paris, Anatole dit Vigneron fils, Merret, Mindlson prirent part aux assauts.
Vers la fin de la séance, MM. Théophile Darche et Tessier, régisseurs de l’assaut, annoncèrent que, s’il y avait des personnes qui désiraient se faire inscrire pour répondre au défi, elles devaient le faire de suite. M. Charlemont était, prêt : 11 se fit d’abord un grand silence, puis une voix : moi! C’était Mallet, élève deDucros, un colosse doublé d’un hercule, pesant 1 10 kilos et mesurant lra,85 de taille, bien proporlionné. Un jury composé de six membres des différentes écoles fut formé séance tenante ; en faisaient partie : Jules Planquette, Cœurderoi, Henri Joignerey, Chauderlot, Gilbert et Tessier.
Les deux champions entrent dans la salle, Mallet le premier en pantalon de drap à carreaux, un maillot sans manches, laissant à nu ses formidables bras; une paire de chaussons et des gants complélaient son costume. Charlemont portait pour la première fois un costume sévère et excentrique dont nous donnerons plus loin la description.
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Après s’être serrés la main, les deux adversaires se mirent en garde et s’observèrent, le plus grand silence régnait, les spectateurs étaient anxieux, c’était une partie sérieuse qui se jouait. Tout en bondissant de différents côtés, Gharlemont étudie son rival; de temps en temps faisant mine de l’attaquer en se portant en avant, mais ce n'étaient que des feintes pour troubler son adversaire dans ses combinaisons, l’exciter et le forcer à attaquer. Ce qui, du reste, ne tarda pas. Mallet, impatienté de voir son adversaire tantôt loin, tantôt près, mais toujours en dehors de portée, au moment où il croyait pouvoir l’attaquer, partit à fond d’un chassé à hauteur de ceinture, mais hors de portée; il voulut doubler son attaque d’un coup de poing; un coup d’arrêt de Charlemont à la poitrine l’arrêta net. L’assaut devient fort animé; d'un côté, une vitesse et une adresse extraordinaires, de l’autre une force et un poids considérables. Mallet cherchant à rentrer au coup de poing (car il est très fort en boxe anglaise), se fait arrêter chaque fois par la jambe de Charlemont; celui-ci n’évitant des coups de son adversaire que pour revenir aussitôt à l’attaque avec plus d’impétuosité. C’était curieux de voir aux prises deux adversaires de nature si différente. C’était le tigre et l’éléphant. A un moment, Mallet, emporté par l’élan et l’animation du combat, fit, après avoir été touché, une rentrée de plusieurs coups de poingsur Charlemont qui s'était arrêté. On fît observer à Mallet qu’il avait tort, qu’étant touché, il devait s’arrêter. Il répondit qu’en boxe anglaise on ne s’arrêtait pas; on lui fit remarquer qu’il faisait en ce moment un assaut de boxe française et qu’il devait se conformer aux conditions stipulées; l’assaut continua. Mallet, serrant de près son adversaire, frappait toujours à faux. Charlemont portait ses coups de pied avec une vitesse et une précision telles qu’on eut dit qu’ils étaient lancés par un fil élastique. L’assaut battait son plein; des applaudissements frénétiques se renouvelaient à chaque passe; les spectateurs trépignaient, emportés qu’ils étaient par leur enthousiasme qui touchait au délire. Enfin le jury se leva et fit cesser le combat qui avait duré 35 minutes, on annonça le résultat : Charlemont avait touché 15 fois, Mallet, trois fois. Aussitôt, de tous les côtés de la salle, ce fut un tonnerre d’applaudissements; des protestations se croisaient, on ne savait
pas pourquoi, on se disputait par ici, on se battait par là; enfin un brouhaha infernal, on ne pouvait plus s’entendre. Des combats s’improvisaient dans différentes parties de la salle, on ne pouvait plus s’y reconnaître et ramener le silence. On n’a jamais bien su pourquoi tout ce bruit; on a supposé une cabale montée exprès, c’est possible. Charlemont eut une idée ingénieuse, audacieuse on pourrait dire : il dit à Vigneron que si Mallet veut accepter, on annulera tous les points et que, pour terminer, on ferait un assaut en trois points. Lorsque Vigneron entra dans la salle et annonça la proposition de Charlemont, il fut salué d’une salve d’applaudissements et des cris de vive Charlemont partirent de tous côtés. Charlemont toucha les trois coups sans être touché. Alors cette fois la salle entière est transportée ; l’enthousiasme est porté à son comble, les applaudissements et les trépignements redoublent avec une intensité telle, qu’on craint pour l’effondrement des galeries.
Mallet témoignant son mécontentement, le père Poirier l’interpella : — « C’est bien fait! vous avez ce que vous méritez, vous êtes négociant, vous n’êtes qu’amateur, vous n’aviez pas besoin de relever le défi qui ne s’adressait pas à votre salle; laissez les professeurs s’arranger entre eux, ce n’était pas votre affaire. » — Mallet disait qu’il l’avait fait dans le but de faire plaisir à Charlemont qui, sans lui, n’aurait pas eu d’adversaire. Ce n’était pas absolument juste ce que disait Mallet, qui avoua du reste plus tard à Charlemont qu’il avait été poussé par des tiers, jaloux de sa renommée.
Ce fut certainement un des plus émouvants assauts de cette période; de nombreux amateurs qui y ont assisté en parlent encore chaleureusement. De nombreux officiers y assistaient : Le général de division Abel Douai, tué à Wissembourg, le général de brigade baron Aymard, le colonel Delebecque et le lieutenantcolonel Bréard, du 51e régiment de ligne, le lieutenant-colonel Hubert de la Hayrie, du 62e de ligne, le commandant Rigaud, du 20e bataillon de chasseurs à pied. Ce jour-là les troupes étaient consignées à la caserne du Prince Eugène. Les chevaux des officiers étaient sellés, bridés, prêts à partir. Les soldats couchaient habillés sur leurs lits. Dans la cour les faisceaux étaient formés,
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les sacs à côté. L'Empire craignait la révolution, Henri Rochefort et Gustave Flourens faisaient une grande propagande pour la faire éclater ; Belleville était en effervescence, des barricades se construisaient en partie. La révolution n’eut pas lieu, c’était pour l’année suivante.
Voici la description du costume excentrique que portait Charlemont, à l’assaut du 4 mai 1869. Pantalon blanc très large, serré au-dessus du tour de jambe de la bottine, par une coulisse. Maillot blanc à manches, bordé au col et aux poignets d’un feston noir, au milieu de la poitrine, un écusson diabolique noir, sur lequel se détachaient en blanc deux tibias croisés, surmontés d’une tête de mort. Une écharpe en soie noire, garnie à chaque bout de franges en argent fin. Les bottines et les gants en castor noir, garnis de glands d’argent fin, sur les bouts des bottines et les manchettes des gants, des tibias croisés surmontés de la tête de mort. Enfin deux magnifiques médailles en or, deux en argent, attachées par des rubans rouges et bleus, venaient jeter une note gaie sur ce costume sévère et imposant.
L’idée qui présida à cette fantaisie macabre fut des plus simples : Charlemont parla à un de ses amis du régiment, un dessinateur, de l’idée qu’il avait de prendre, pour cette séance, un costume moins gai que de coutume, par exemple, des gants et des bottines noirs, une écharpe de même couleur, et des motifs sur les gants et les bottines ainsi que sur la poitrine. — Mets des tibias en croix surmontés d’une tête de mort, et un écusson sur la poitrine, tu auras l’air d’un hussard... pardon!... d'un boxeur de la mort. — Charlemont ne voulut pas d’abord, craignant que ce fût une prétention par trop exagérée, mais son ami, convaincu que Charlemont ne pouvait être vaincu, l'encouragea, lui fit un croquis, et le costume fut décidé.
11 y eut des commentaires, lorsque Charlemont entra dans la salle pour tirer ; les uns disaient qu’il portait le deuil de son père (qui du reste se portait bien), d’autres, que c’était un costume que son père avait gagné en Angleterre, en tuant un boxeur d’un coup de poing (son père était tisserand).
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De l’avis de ceux qui ont assisté à cette soirée, le costume, tel qu’il était, avait produit un bon effet. On n’a jamais reproché à Charlemout cette excentricité.
Quinze jours plus tard, Vigneron donna encore un assaut au Waux-Hall ; c’était le mardi 18 mai 1869. Nous voyons paraître dans cet assaut un grand nombre de professeurs et élèves, civils et militaires. Vigneron fait répéter sa théorie de baxe par Emile Rive son élève, un assaut de canne avec Chapelle qui devint plus lard un redoutable adversaire, puis un fort bel assaut d’adresse française avec Cauvin, 1er maître au 25e de ligne. Cauvin était de la même taille de Vigneron. Charlemont fit travailler son fils à la boxe et à la canne, et fit un assaut de boxe française avec Chauderlol. Louis de Lyon exécutait, pour la première fois, des exercices de force, étant monté sur des échasses.
Le 8 juin 1869, les troupesétaient encoreconsignées, caserne du prince Eugène, ce qui n’empêchait pas Charlemont, permissionnaire de quatre jours, de partir pour Liège en Belgique, assister à un concours de boxe, organisé par M. Jean-Louis Petit. Louis Vigneron avait reçu de ce dernier une invitation pour assistera ce concours ; on lui offrait 200 fr. pour ses frais de déplacement. En raison de l’insuffisance de cette somme et des pertes qui résulteraient de son absence, il proposa d’envoyer Charlemont pour le remplacer ; on accepta ; il partit le samedi 8 juin, le soir, il arriva le lendemain matin ; le concours avait lieu le dimanche 9, à 2 heures de l’après-midi au pavillon de Flore, propriétaire M. Ruth.
Dans ce concours, les tireurs devaient avoir les pieds garnis de chaussons en laine drapée, sans semelles, pareils à ceux qu’on met dans les sabots l’hiver à la campagne ; ils devaient, quand leur tour de tirer venait, frotter à l’avance leurs pieds dans de la suie, -à l’effet de marquer les coups, et d’empêcher de les nier. Après l’assaut on eût dit une bande de ramoneurs. Inutile de dire que Charlemont se refusa à se prêter à cette formalité, invoquant sa loyauté pour annoncer lui-même lorsqu’il serait touché; on n'insista pas davantage. Charlemont ne prit- pas part au concours, il fit l’assaut d’ouverture avec Joseph Lhoest, prévôt de
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J.-L. Petit, et ferma le concours, en tirant avec ce dernier. Pendant le concours, Charlemont présidait le jury, composé d’officiers et de civils.
Dans le vestiaire, avant le concours, alors que Charlemont, revêtu de son costume du 4 mai, allait se diriger vers la salle, J.-L. Petit lui demanda de lui laisser l’avantage en tirantaveclui, invoquant sa réputation naissante et l’intention de la fortifier (but du présent concours), faisant ressortir qfte Charlemont, en sa qualité d’étranger, n’était pas connu à Liège et quJil n'avait rien à perdre, tandis qu’il lui rendrait ainsi un grand service. Charlemont, pas très roublard encore à cette époque, était de bonne foi, il consentit (dans une certaine mesure pourtant). En tirant, il réglait ses coups sur ceux de son adversaire de manière à arriver neuf points à neuf (la partie était en dix points), et laisser prendre le dixième à J.-L. Petit, qui en reconnaissance de ce qu‘il appelait un grand service, en profita plus tard, alors que Charlemont était en Belgique, pour se vanter d’un succès qu’il ne devait qu’à la complaisance de son adversaire.
Charlemont avait eu affaire à un homme de mauvaise foi et avait été roulé.
Avis aux jeunes : ne laisser prendre l’avantage sur soi que lorsqu’on ne peut pas faire autrement.
Nous devons cependant rendre cette justice, que, dans cette séance, le public ne fut pas dupe de la convention préalable des deux tireurs ; un discours en ce sens fut prononcé à la fin de la séance par un amateur du pays. 11 fit ressortir, d’une façon pleine de tact, la courtoisie purement française, en même temps que la supériorité évidentede Charlemont. J.-L. Petit avait remis à Charlemont, devant toute la salle, une médaille d’honneur en l’embrassant (c’était le baiser de Judas). Il lui retenait en même temps la somme de 20 francs sur celle qui était promise pour frais de déplacement, prétextant le peu de recette réalisé pour la séance. Il est un fait, c'est qu’il n’y avait pas beaucoup de monde à l’assaut.
Pour faire suite au conseil qu’il donne ci-dessusaux professeurs et amateurs de boxe, et pour les mettre en garde contre des sur-
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prises d’un autre genre, Charlemont raconte l’anecdote suivante, qui pourra également leur servir d’exemple.
En 1875, au Fencing-Club de Bruxelles dont il était le professeur, Charlemont reçut la visite de M: J. J., officier au 2e régiment de lanciers, accompagné de plusieurs de ses amis, membres du cercle. Cet officier, s’adressant à Charlemont, lui dit qu'il voudrait bien savoir ce que pourrait faire un homme ne sachant rien, contre un professeur, et le priait de vouloir bien se prêter à cette expérience. Sans réflexion aucune, Charlemont accepta et donna des gants et des chaussures de salle à M. J. puis on se mit en garde. Chaque fois que son adversaire voulait s’approcher, de son gant, Charlemont le touchait légèrement, ou de son pied lui effleurait soit la jambe, le flanc ou la figure. A un moment donné, son adversaire se lança brutalement sur lui, lui parta une quantité de coups de poing successifs et l’assaut se termina. Charlemont avait un œil poché et comme le corbeau de la fable, honteux et confus, il jura mais un peu tard qu’on ne l’y reprendrait plus. Enthousiasmé de ce semblant de succès, l’officier revint quelque temps après, toujours accompagné de quelques amis, croyant sans doute pouvoir renouveler l’expérience dans les mêmes conditions, mais Charlemont avait réfléchi depuis. Lorsque l’officier lui proposa de vouloir bien répéter l’expérience, Charlemont lui répondit : — « Monsieur, je ne demande pas mieux que de vous être agréable, seulement je ne veux pas vous servir de jouet une seconde fois, et pour que vous puissiez être bien convaincu de ce que peut faire une personne ne connaissant pas la boxe, devant un professeur sachant bien son métier, voici ce que je propose : Accompagné de vos amis et de quelques autres membres du cercle, nous irons dans un terrain neutre; là, poings nus et chaussures de ville, nouscombattrons sérieusement (pour de bon), c’est-à-dire comme deux ennemis se trouvant dansla nécessité cle défendre mutuellement leur vie. Il sera bien entendu que chacun de nous ne sera d’aucune manière responsable des accidents qui pourraient résulter de ce combat ; ainsi les nez écrasés, les côtes défoncées et les jambes brisées, etc. etc., seront aux risques et périls de chacun. Les témoins auront pour devoir d’empêcher les adversaires de se servir d’armes étrangères à la boxe. »
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Dans ces conditions, vous aurez une idée juste de l’expérience que vous me proposez; je n’en connais pas d’autres. L’officier refusa net ; il eût préféré recommencer la première expérience, dans laquelle son nez, ses côtes et ses tibias ne coururent aucun, danger, protégés qu’ils étaient par la courtoisie du professeur. En même temps il se créait devant ses amis une fausse réputation au préjudice de l’enseignemen t de la boxe.
En effet, comme l’expliqua Charlemont devant un grand nombre de membres du Fencing-Club, il n’avait aucun intérêt à répéter une expérience qui n’était pas sérieuse, voici pourquoi : lorsqu’il accepta la première fois, n’ayant pas réfléchi, il fut victime de sa courtoisie, et dans ce cas il pouvait prêter à croire qu’un professeur pouvait être battu par une personne non exercée. C’était faire tort à l’enseignement. Dans le cas où Charlemont eût employé ses moyens pratiques pour combattre son adversaire et eût porté ses coups avec la vigueur nécessaire pour l’empêcher de l’approcher, il courait le risque de lui écraser le nez, de lui défoncer les côtes ou de lui briser une jambe. Qu’aurait-on dit à la suite d’un pareil accident? Le professeur est un brutal, il aurait dû retenir ses coups et ne pas frapper ainsi un adversaire qui ne savait pas se défendre.
Ainsi le professeur est tenu, par courtoisie, d’être victime de la brutalité d’un ignorant, ou de se défendre sérieusement, quitte à blesser son adversaire. Dans le premier cas, il est déconsidéré, dans le deuxième il est disqualifié.
Il n’est donc pas possible de juger, d’une manière sérieuse, de cè que peut faire, dans un combat, une personne ne sachant pas la boxe, contre un professeur, si le combat n’est que simulé. Absolument comme si, dans une manœuvre à feu, on pouvait juger de l’effet des balles et dçs obus, puisqu’on tire à blanc.
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