‹ La boxe française, historique et biographiqueChapitre 63 sur 233 · CASINO GRÉTRY · texte numérisé non relu

CASINO GRÉTRY

« La foule qui emplissait hier bien avant 7 heures les galeries et le parterre du casino Wéry, pour assister à l’assaut d’armes organisé par le Cercle d’escrime Saint-Georges, disait assez combien cette fête avait d’attrait pour le public liégeois et combien les bénéficiaires comptent de sympathies. L’assaut se donnait au bénéfice de la veuve de P. Hauweghem, ancien maître d’armes de la société qui y a fourni une carrière de cinquante ans de pratique. Il était devenu un maître hors ligne et avait acquis l'estime générale. De flatteuses distinctions lui avaient été accordées : il était chevalier de l’ordre de Léopold et décoré de la croix commémorative des combattants de 1830.

« L’assaut se donnait au centre de la salle ; tout autour, on remarquait plusieurs notabilités militaires et civiles et bon nombre de dames.

cc L’un des atlraits de la fête était la présence des excellentes musiques militaires des 11e et 9e régiments de ligne, dirigées par MM. Christophe et Yan den Bogaerde.

« Des exercices d’ensemble de canne royale, exécutés avec une

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exactitude très remarquée par huit membres de la société libre de ' gymnastique et d’escrime de Liège, ont ouvert l’assaut.

« Le programme comprenait des assauts de pointe, de sabre, de bâton et d’escrime à la baïonnette.

« On a surtout applaudi, dans les premiers assauts de pointe, M. Jaumain, professeur à la société de Saint-Georges, M. Mertens, maître d’armes au régiment des grenadiers, M. Charlemont, professeur d’armes et de gymnastique à Bruxelles; M. Balsa, professeur d’escrime à la société libre de gymnastique; M. Smets, attaché au même titre au club d’escrime Verviétois, et M. Alfred Wéry, membre du cercle Saint-Georges.

« Dans les assauts de sabre, MM. De Zutteret Poncin, respectivement professeurs et vice-président du cercle Saint-Georges, ont été très applaudis, ainsi que MM. Mertens et Hymans, maîtres d’armes aux régiments des grenadiers et 11e d-e ligne.

« Le bâton a été manié avec un talent réel par MM. Simonis et Piron, l’un brigadier et l’autre cavalier du régiment des guides à Bruxelles.

« Un assaut d’escrime très curieux à la baïonnette à ouvert la seconde partie. Il a eu lieu entre M. DeZutter, ancien maître d’armes de l’armée et professeur au cercle d’escrime Saint-Georges, et M. Demanet, maître d’armes à Liège.

« Après un assaut de sabre, entre M. Derath, maître d’armes au 1er régiment des guides et M. Jaumain, du cercle Saint-Georges, on a vivement applaudi un assaut de pointe entre MM. Poncin, vice-président du cercle Saint-Georges, et Pourveur, maître d’armes à l’école militaire de Bruxelles.

MM. Dezutter et Mertens ont été rappelés après une belle partie de canne royale, ainsi que MM. de Rongé frères, de Herstal.

« Mentionnons l’ensemble parfait des exercices de bâton à deux mains par trois membres de la société libre de gymnastique ; enfin la partie de boxe entre MM. Chariemont et Lepourc, de Lize-Serang, qui ont enlevé des bravos chaleureux.

« L’assaut a été terminé à onze heures. £

« On doit des éloges à la commission organisatrice, qui supporte tous les frais, et à MM. Wéry frères, qui ont cédé leur salle gratuitement ainsi que l’éclairage.

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« La recette sera fructueuse. Eu outre, le Comité militaire de bienfaisance, sous la présidence deM. Wolf, colonel d’artillerie, a fait un don de 50 francs.

« Après la fête, la commission du cercle Saint-Georges s’est réunie en un banquet qu’elle a offert aux maîtres d’armes de la ville et de l’étranger, »

Charlemont rentre au cercle de gymnastique de Bruxelles, en qualité de professeur de boxe française et de lutte, il y reste jusqu’au 15 juin 1879, date de son retour en France.

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