‹ La Bradycardie dans les Oreillons: Étude Clinique & PathogéniqueChapitre 16 sur 51 · ÉTUDE GRAPHIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE GRAPHIQUE

RÉSUMÉ. — Caractères principaux des tracès jugulaire, apexien et radial normaux. — Caractères généraux de la bradycardie ourlienne. — Extrasystoles. — Arythmie respiratoire et arythmie

de déglutition.

L'étude graphique des variations du rythme cardiaque nécessite l'inscription simultanée des battements jugulaires et du choc de la pointe ou du pouls radial ; il peut même être utile d'enregistrer simultanément les trois tracés. Un chronographe inscrit le temps en secondes ou en fractions de seconde.

Le tracé jugulaire normal présente trois accidents dont deux importants : un soulèvement présystolique (soulèvement a de Mackensie) déterminé par la systôle auriculaire, et correspondant au petit soulèvement présystolique du tracé apexien ; un soulèvement c, systolique que l’on attribue, soit à la systole ventriculairé et à l'ondée sanguine déterminée par la fermeture de. la valvule tricuspide, soit au soulèvement de la jugulaire par la carotide sous-jacente.

Ce soulèvement c est pratiquement synchrone à la pulsation carotidienne ; il se produit un dixième de seconde après le crochet systolique du tracé apexien, un peu avant le soulèvement du pouls radial qui retarde d’un cinquième de seconde sur la systole ventriculaire.

L'intervalle séparant a résultant de la systole auriculaire de c, témoin de la systole ventriculaire, est donc propor-

j — 36 — tionnel à la durée du temps de propagation de l'onde contractile de l’oreillette au ventricule.

Cet intervalle a c, important à connaître, a normalement une valeur chronologique d'un cinquième de seconde. Tout allongement de l'intervalle a c indique un trouble de la conductibilité, résultant: d'une lésion du faisceau de His. D'autre part, l'existence sur le tracé jugulaire de soulèvements auriculaires a qui ne sont pas suivis de soulèvements systoliques c, constitue la preuve d'une dissociation auriculo-ventriculaire (Herzblock complet ou incomplet).

Cette méthode, appliquée à l'étude du ralentissement du pouls, permettra de voir si l’on est en présence : d’une fausse bradycardie, ou bradysphygmie, dans laquelle les Systoles cardiaques sont en nombre normal, mais où . certaines de ces systoles donnent naissance à une ondée sanguine insuffisante pour déterminer une pulsation radiale ; d’une bradycardie ventriculaire, dans laquelle seuls les ventricules sont ralentis, les oreillettes conservant leur rythme normal ; d’une bradycardie totale, atteignant à la fois les oreillettes et les ventricules. , |

Dans la plupart des cas, j'ai pratiqué l'inscription simultanée du choc de la pointe, du pouls jugulaire et du pouls radial. Pour la mesure du temps, le chronographe de Jaquet, inscrivait le cinquième de seconde. Do

l° Caractères généraux.

D'une façon à peu près constante, l'examen des tracés révèle les caractères suivants : |

Concordance absolue entre les trois tracés ; le ralentis- Sement est total et porte sur le myocarde tout entier. Chaque systole auriculaire est suivie d’une systole ventriculaire, suivie elle-même d'une pulsation radiale (fig. Jet 4). | Fe

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nn.

Absence de contractions auriculaires isolées ; il n'y a pas de dissociation auriculo-ventriculaire.-

Valeur normale de l'espace a c qui, dans tous les cas correspond à un cinquième de seconde.

Le retard du pouls radial sur Ja systole ventriculaire est

Fi&, ? — Bradyeardie ourlienne. P.: 49, (Obs. 120) : : i d'un cinquième de seconde. Exceptionnellement, il paraît légèrement augmenté. de

Il° Extrasystoles. |

Dans tous les cas, les extrasystoles se sont présentées avec des caractères identiques;"ce qui permet d'en donner une description d'ensemble,

Lacontraction extrasystolique était relativement tardive ; l'ondée sanguine était alors suffisante pour déterminer un soulèvement net du tracé radial. L'exploration digitale attentive révèlait, du reste, une légère pulsation No por dant à ce soulèvement.

Le nombre des extrasystoles était très variable et leur succession irrégulière ; à deux.reprises cependant, j'ai pu noter, d'une façon tout à fait passagère, l'alternance régulière d'une onde normale et d'une onde + à due (pouls bigéminé, fig : à).

Les “extrasystoles étaient ventriculaires ; sur lé tracé jugulaire, on constatait l'absence de l'onde a précédant la systole ventriculaire prématurée.

L’onde € extrasystolique survenait eñ ;temps normal ;

CPE ES |

“B-Jean 8-6-12"

EN Eic. 5.:— Bigéminisme par extrasystoles.

elle était immédiatement suivie d'un soulèvement a correspondant à la systole auriculaire suivante se produisant normalement. Cette onde a, survenant dans la période d' inexcitabilité du myocarde, n'était pas suivie d'une systole ventriculaire et correspondait au repos compensateur.

L'onde c extrasystolique et le soulèvement a suivant, se produisant quelquefois simultanément, étaient confondus sur le tracé en un soulèvement unique ou légèrement bifide, remarquable par son amplitude (fig. 7). Sur d'autres

Louis 4-7-12 e. eu

F6, 6.1 Bradycardie ourlienne, Extrasystole, (0bs.7)

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