‹ La Bradycardie dans les Oreillons: Étude Clinique & PathogéniqueChapitre 39 sur 51 · EM OS PE · texte numérisé non relu

EM OS PE

constate, en effet, que la vessie est dilatée, et un cathétérisme permet d'évacuer 800 grammes d'urine. Ces Symptômes de rétention ne se sont pas reproduits dans la suite : le lendemain, le malade urine trois fois sans difficulté. Le toucher rectal ne révéla aucune augmentation de volume de la prostate.

Le testicule droit est légèrement douloureux à la pression ; mais il n'y a pas de douleurs spontanées, ni de tuméfaction.

L'examen des autres organes est négatif : les dimensions du foieet de la rate sont normales. L'appareil respiratoire est également indemne. Les bruits du cœur sont bien frappés ; il existe un léger souffle extra-cardiaque, mésosystolique. ;

L'exploration de la région pancréatique ne révèle aucune douleur.

La température est à 40°, le pouls à 108.

Le 22 avril, la céphalée persiste, un peu moins intense ; dans la nuit du 21 au 22, le malade a présenté des vomissements bilieux répétés. La douleur et la tuméfaction parotidiennes sont intenses.

Le 93 et le 24 avril, les vomissements sont continuels ; ils sont alimentaires et bilieux. La Céphalée a disparu, mais on constate une persistance assez marquée de la raideur de la nuque et du signe de Kernig.

Le 25, le 26 et le 27 avril, les vomissements diminuent de fréquence ; il y a encore un peu de raideur de la nuque.

Le 28 avril, les vomissements ‘ont cessé définitivement.

Le 30 avril, tous les Symptômes nerveux ont disparu. Le gonflement parotidien est encore nettement perceptible ; il sera du reste très persistant et ne disparaitra que quelques jours avant la sortie du malade.

La température est resté élevée, entre 38°5 et 39°5 pendant les quatre premiers jours ; après une défervescence brusque, la température se maintient entre 365 et 37° et présente une courte période d’hypothermie, les 26, 27 et 98 avril (36°2-36°4).

La bradycardie à été peu marquée ; toutefois, pendant la période fébrile, on note une dissociation nette du pouls et de la température :

Le 18 avril: T. 40°, P. 408.

Le 19 avril : T, 395, P. 92.

Fa sv) AS

Au début de la période apyrétique, le pouls est légèrement accéléré, oscillant autour de 80, avec une température ne dépassant pas 37°.

En même temps que la température s’abaisse au-dessous de 36‘5, le pouls se ralentit à 60, pendant deux jours.

Puis il s'accélère de nouveau et présente, pendant les trois derniers jours, une fréquence supérieure au chiffre normal (84-90).

PoxNCTION LOMBAIRE. — Le 18 avril. Liquide clair sans hypertension, contenant de l’albumine.

Examen cytologique. — 50 à 100 lymphocytes par champ d'immersion.

Obs. 2. — Forme bilat. assez intense. — Siyndrôme méningé, rétention d'urine, lymphocytose légère. — Brady. max. : 48.

R... Emile, âgé de 20 ans, entre à Claude Bernard le 29 avril.

Les oreillons ont débuté le 28 février par une douleur et une tuméfaction parotidiennes du côté droit. En même temps, la température s'élève, le malade se plaint d’une céphalée assez vive et de violentes douleurs abdominales. \

L'examen révèle une tuméfaction parotidienne droite intense ; le côté gauche est indemne.

La langue est saburrale ; l'orifice des canaux de Sténon est rouge et saillant. :

Le cœur est normal. Tension artérielle : 10.

Température : 38°8. Pouls : 90.

Le 2 mars, la tuméfaction apparaît au niveau de é parotide gauche. | ,

En même temps, les douleurs abdominales deviennent très intenses, et le malade déclare qu'il na pas uriné depuis deux jours. L'examen révèle, en effet, une distension vésicale assez marquée ; la limite supérieure de la vessie est à deux travers de doigts au-dessous de l’ombilic.

Le toucher rectal ne décèle pas de modifications de la prostate.

. Un cathétérisme est pratiqué avec une sonde en gomme, sans difficulté véritable, malgré une légère résistance au niveau du col de la vessie. On évacue 700 à 800 grammes d'urine environ.

Le malade ne se plaint pas de céphalée et l'examen hé révèle aucun signe de réaction méningée. AU

Le & mars, on pratique une ponction lombaire. La rétention d'urine persiste et nécessite un nouveau cathétérisme évacuateur.

Le 4 mars, la rétention persiste ; le malade se plaint de céphalée et a un vomissement dans l'après-midi. Dans la soirée, la rétention cesse brusquement ; le malade urine abondamment, et sans difficulté.

Le 5 mars, la céphalée persiste, très intense et s'accompagne de douleur lombaire. ;

Le 6 mars, la céphalée et la rachialgie sont toujours très prononcées, et le malade présente encore des vomissements. Le ventre est rétracté et on note une ébauche de signe de Kernig.

Le 7 mars, pas de modification notable ; cependant les vomissements ont cessé.

Le 8 mars, la céphalée a disparu ; la rachialgie persiste, mais très légère, à

Du 9 au 11 mars, disparition de tous les symptômes.

La température, à 388 le premier jour, s'abaisse graduellement et atteint 37° le 4 mars.

Le pouls se ralentit progressivement du 1° au 8 mars; on Compte successivement : 90, 76, 68. 64, 58, 50, 52 et 48 pulsations.

Du 9 au 11 mars, il s'accélère légèrement : 60-68.

PONCTION LOMBAIRE. — Le 3 mars.

Avant la ponction : P : 70 Après — : :P:70 Liquide limpide, sans hypertension, , Examen cytologique : 4 à 4 lymphocytes par champ d'immersion.

Obs. 8. — Forme unilat. MOy. — Orchite. — Syndrôme mériingè. — Pas de lymphocytose. — Brady. max. : 48.

F. Raphaël, âgé de 22 ans, entre à Claude Bernard le 4* juillet

Début le 29 juin par un malaise général, une céphalée légère el par une tuméfaction parotidienne droite.

Les oreillons restent localisés à la parotide et à la sous-maxil-

laire droîtes qui présentent une tuméfaction de moyenne intensité.

Le 29 juin, début d'orchite droite.

Rougeur diffuse du pharynx et du voile du palais.

Cœur normal.

Le 5 juillet, le malade se plaint d'une douleur lombatre assez vive. Il n'y a pas de céphalée, mais la flexion du cou est douloureuse ; il existe une ébauche de signe de Kernig,

On note également de la constipation et un peu de délire.

La température, qui était normale à l'entrée, s'élève et atteint 39°5.

Le 6 juillet, les symptômes persistent. T° : 40°.

Le 7 juillet, le malade vomit à plusieurs reprises.

La température retombe brusquement à 37°7 le matin et à 37° le soir.

Les vomissements persistent jusqu'au 10 juillet.

Le pouls présente avec la température une dissociation nette pendant la période fébrile. (P. 80, T. 40°).

Il descend ensuite à 48 et reste très ralenti jusqu’au dernier jour.

PoncrioN LOMBAIRE. — Le 6 juillet.

Avant la ponction. P. 84.

Après la ponction. P. 92.

Liquide limpide sans hypertension.

L'albumine paraît légèrement augmentée.

Examen cytologique. — Négatif.

Obs. 4. — Forme bilat. très légère. — Céphalée, douleurs cercicales, vertiges. — Brady. max. : 48.

R... Marcel, âgé de 28 ans, entre à Claude- Bernard le 19 juin ‘1912. Il y a dix jours, le malade a été pris d'une céphalée intense, irradiant dans l'oreille gauche. En même temps, ila ressenti, dans les muscles de la nuque, de violentes douleurs exaspérées par le moindre mouvement.

Ces symptômes s'accompagnent de fièvre, d'agitation, d'insomnie.

Le malade n’a pas eu de vomissements, mais il présente une légère constipalion.

La tuméfaction parotidienne est apparue plusieurs jours apres ces symptômes. Elle a été extrêmement légère.

Ce 022

Actuellement (20 Juin), la palpation réveille une douleur au niveau de la région parotidienne droite et on constate, en ce point, une légère tuméfaction. La palpation est également douloureuse à gauche, mais la tuméfaction est à peine sensible.

La fluxion parotidienne aurait été plus marquée les jours précédents et serait en voie de résolution:

Les douleurs cervicales persistent, quoique moins vives qu'au début : le malade se plaint de vertiges très prononcés.

La gorge présente une rougeur assez intense au niveau du voile, des amygdales et des piliers.

Le cœur est normal.

La température est à 38% le premier jour, et devient normale le lendemain.

Le pouls se maintient pendant toute la durée du séjour à Claude- Bernard entre 52 et 56, et descend à 48 le 24 juin.

Obs. 5. — Forme bilat. intense. — Céphalée, vomissements aprés ponct. lombaire. — Exlrasystoles. — Epreuve de l’atropine. — Lymphocytose. — Brady. max. : 44.

B... Jean, âgé de 30 ans, entre à Claude-Bernard le 7 mai 1912.

Antécédents personnels. — .Üne pneumonie il y à 4 ans. Jamais de rhumatismes articulaires. Le malade se plaint d’essoufflement et de palpitations lorsqu'il fait un effort.

Les fonctions digestives ont toujours été normales, le malade n'est pas sujet à la constipation.

Les oreillons ont débuté dans la nuit du 3 au 4 mai, du côté de la sous-maxillaire gaucle, Par des douleurs et de la tuméfaction.

Les symptômes généraux ont été assez marqués au début : fris- Sons, fièvre, peu de Céphalée, pas de vomissements. Le malade accuse des douleurs abdominales assez vives, ayant persisté pendant les premiers jours de la maladie.

Le 8 mai, apparaît une tuméfaction parotidienne droite de moyenne intensité, peu douloureuse, ainsi qu'une tuméfaction notable de la sous-maxillaire gauche,

Le voile du palais présente une légère rougeur ; l’orifice des Canaux de Sténon est nettement tuméfé.

Les {bruits du cœur sont normaux; on note un souffle extracardiaque'peu intense.

Tension artérielle : 13,5

Le 10 mai, début de la fc parotidienne gauche. Une ponction lombaire est suivie, dans l'après-midi, d'une céphalée assez intense et de vomissements.

Le 11 mai, la tuméfaction parotidienne, bilatérale, est très intense. La céphalée persiste et s’atténue les jours suivants.

Le 18 mat, l'examen du cœur révèle la présence d’extrasystoles.

La matité cardiaque est normale ; la pointe bat dans le cinquième espace.

A l'auscultation, les extrasystoles sont représentées par deux bruits survenant immédiatement après un bruit diastolique normal : l’ensemble constitue un rythm2 à quatre temps. Les deux bruits extrasystoliques présentent sensiblement les caractères des bruits normaux. ;

Les extrasystoles ne se manifestent par aucun symptôme fonctionnel.

Température normale pendant toute la durée de la maladie, se maintenant entre 36° 6 et 374.

Le pouls a présenté un ralentissement manifeste qui à persisté pendant un mois et demi.

Le pouls s’est maintenu constamment entre 50 et 58, descendant à plusieurs reprises à 48 et même 4% pulsations. (UP

Le 17 juin (45° jour de la maladie) P : 60.

Le dernier jour, le 18 juin, P : 76.

Le pouls a présenté une instabilité assez marquée, variant d'un moment à l’autre dans de notables proportions. La respiration forcée, les changements de position détermindient une accélération du pouls et la disparition des eætrasystoles :

Malade couché : P. 56 Extrasystoles : 3 0/0.

Malade assis : P. 66 Pas d’extrasystoles.

Malade debout : P. 78 — Réspir. forcée : P. 64 —

Les extrasystoles ont présenté un maximum de fréquence, le

Hp

Jour où on à constaté leur présence ; leur nombre a décru progres-

sivement jusqu’à la fin.

À deux reprises, des tracés pris immédiatement après les repas, ont montré une augmentation notable du nombre des extrasystoles et une accélération du pouls.

18 mai 17,5 extrasystoles p. 100 pulsations. PE 20 mai 17 — — — PN50 21 mai. 79 — — — PiK:140 RC A 2 Ps — P:54 25 mai 10 — RE PRÉPA 28 mai 140 — — — P°50 4 juin 10 — — — P : 49 6 juin O0 — — — P : 49 7juin!, 17 — — — P652 8 juin 20 (après un repas) — PAG) 10 juin 0 — — — P2n53 11 join 3 — RUN P : 54 13 juin 4,5 (avant le repas) — PÈ456 — 12 (après le repas) — PS0 15 juin 0,75 — EU — Pr:4108 18 juin TS — — — PET6 ÉPREUVE DE L'ATROPINE, — Le 7 mai.

Injection sous-cutanée de 0 gr. 002 de sulfate d'atropine. Avant l'injection P : 52.

10 min. après l'injection P : 50.

14 min. — Début de l'accélération.

4% min. —- Max. de l'accélération. P : 116.

8 min. —

Décroissance de l'accélération.

PONCTION LOMBAIRE. — Le 10 Juin.

Avant la ponction P : 62.

Après la ponction P : 62.

Liquide elair sans hypertension.

Examen cytologique : 3 à 8 lymphocytes par champ.

7 A Run.

Obs. 6. — Forme bilat. très intense. — Epreuve de l'atropine. — Extrasystoles. — Brady. max. : 56.

G... Abel, âgé de 15 ans, est pris le 4 avril, d’une légère douleur au niveau de la région parotidienne, sans modification notable de l'état général. Le lendemain, il constate l'apparition d’une tuméfaction parotidienne bilatérale. Il entre à Claude-Bernard le 6 avril.

Antécédents. Pas de rhumatismes, pas de troubles fonctionnels du côté du cœur, malgré un métier fatigant.

Fonctions digestives normales.

A son entrée, le malade présente une tuméfaction parotidienne bilatérale, très intense, qui semble s’accroître les deux jours suivants.

Pas de céphalée, ni de troubles gastro-intestinaux.

Tension artérielle : 10.

Le 12 avril, l'examen de l'appareil cardio-vasculaire révèle l'existence d’extrasystoles.

Ces extrasystoles surviennent à des intervalles irréguliers ; elles ne déterminent aucun trouble fonctionnel.

La matité cardiaque est normale.

A l’auscultation, les extrasystoles se traduisent par déux bruits

un peu plus sourds que les bruits physiologiques, survenant immédiatement après un second bruit normal. L'ensemble constitue un rythme à quatre temps.

Le pouls présente une instabilité remarquable ; on note par instants, une série de cinq ou six pulsations précipitées, précédées et suivies de pulsations beaucoup plus lentes. Il semble présenter des intermittences, mais un examen plus attentif permet de percevoir la légère pulsation correspondant à l’ondée sanguine extrasystolique.

Les changements de position, les inspirations profondes accèlèrent le pouls et font disparait: e les extrasystoles.

Malade couché... P : 64.

Malade assis... P : 92.

Malade debout... P : 103.

Inspirat. profondes... P : 86.

La bradycardie n'a pas été très prononcée, mais elle a persisté pendant toute la durée du séjour à l'hôpital. Du, 7 au 10 avril, P : 72-76 (T° 38°-39°).

Du 11 au 16 avril, P : 56-60.

Du 16 au 26 avril, P : 64-68.

(Le 22 avril, le pouls, extrêmement instable, varie d’un moment à l’autre de 64 à 90).

Le 20 avril, P : 72.

Le nombre des extrasystoles a augmenté progressivement du 42 au 14 avril et a diminué de même jusqu'au dernier jour :

12 avril 8 exirasystoles p. 100 pulsations. PE 656 13 avril 10 — — — P2#60 14 avril 22 — — — PÆ756 18 avril 21 — — — 19150) 22 avril 16 : — P : 64 25 avril 5 — — — P:::68 26 AVE | 0580. — — P°:68 27 avril, 1,1 — — — PES ÉPREUVE DE L'ATROPINE. — Le 22 avril.

Injection sous-cutanée de 0 gr. 002 de sulfate d'atropine. Avant l'injection, P : 78. \ 8 Thin. après l'injection, P : 68.

11 min. — Début de l'accélération.

26 min. — Max. de l'accélération. P : 422.

LUE: = Décroissance de l'accélération.

Obs. 7. — Forme bilat. MOY. — Extrasystoles. — Brady. MATOS

C... Louis, âgé de 19 ans, entre à Claude-Bernard le 1‘ juillet

On note, dans ses antécédents, une blenorrhagie en 1910 et, en 1911, deux attaques de rhumatisme articulaire localisé aux membres inférieurs, et traité avec succès par le salicylate de soude.

Il n'a jamais présenté de troubles digestifs d'aucune sorte ; il n'accuse ni surmenage physique, ni causes morales pouvant expliquer les troubles cardiaques qu'il présentera dans la suite.

Les oreillons ont débuté le 80 juin ; le malade éprouve une

douleur vive dans la rêgion rétro-maxillaire gauche, et, la nuit suivante, la tuméfaction parotidienne apparaît. Le début est marqué par un léger état fébrile, sans céphalée. Le lendemain, la

tuméfaction a atteint les deux parotides et les sous-maxillaires.

A son entrée, on constate une fluxion parotidienne bilatérale, de moyenne intensité, peu douloureuse. Les sous-maxillaires sont

légèrement tuméfées.

La gorge présente une rougeur diffuse ; l'orifice des canaux de

Sténon est rouge et saillant.

Le cœur est de dimensions normales. L’auscultation révèle un souffle extra-cardiaque intense, mésocardiaque et mésosystolique.

On note également l'existence d’exérasystoles assez rares ; elles sont caractérisées à l'’auscultation par un redoublement des deux bruits, donnant nettement un rythme à quatre temps. Les deux bruits extrasystoliques présentent sensiblement les mêmes caractères que les bruits normaux ; on remarque simplement un claque-

ment un peu accentué du second bruit.

Ces extrasystoles ne se manifestent par aucun symptôme sub-

jectif.

Leur nombre diminue progressivement au cours de l’évolution

de la maladie. On compte :

le 4 juillet, 7 extrasystoles p. 100 pulsations. le 6 juillet, 4 — — —

le le 41 juillet, 2 — — — pe P : 66 L’aftection a évolué sans fièvre pendant toute la durée du séjour à l'hôpital. Le pouls, qui était à 58 à l'entrée, s’est maintenu entre 64 et 55 sans descendre au-dessous de ce chiffre, avec une légère

le 45 juillet, 1 É 2

tendance à l'accélération pendant les derniers jours (66 le 15 juil-

let, jour de sortie du malade.)

Obs. 8. — Forme bilat. moy. — Orchite. — Céphalée, raideur

de la nuque. Lymphocytose — Extrasystoles. — Epreuve de

l'atropine. — Brady. max. : 46.

L. Raymond, âgé de 18 ans, entre le 15 novembre 1911 à Claude

Bernard.

Antécédents. — Rougeole à 3ans, varicelle à 7 ans. Pas de notion de contagion d’oreillons.

Le 14 novembre, à son réveil, le malade constate l'existence d'une tuméfaction parotidienne droite légèrement douloureuse.

Le lendemain, la fluxion parotidienne augmente et la douleur devient assez intense pour empêcher tout sommeil, En même temps, la tuméfaction apparaît à gauche.

Le 17 novembre, on constate une tuméfaction parotidienne, bilatérale, plus marquée à droite où elle s'étend jusqu’à la région sousmaxillaire. La gorge présente une rougeur diffuse, peu intense : l'orifice des canaux de Sténon est rouge et tuméfié. É

Le cœur est normal.

La température, à 38°3 le 16 novembre, est normale le 18 nov.

Tension artérielle : 13.

Le 21 novembre, on pratique une ponction lombaire.

Le 23 novembre, le malade se plaint d’une légère cèphalée, la température s'élève et atteint 39°.

Le 24 ot le 25 novembre, la céphalée s'accentue, et la température monte à 39°8.

Le malade est légèrement constipé, mais il ne vomit pas.

On note un peu de raideur de la nuque ; la flexion de la tête est .

douloureuse ; il y a également une ébauche de signe de Kerniq.

On pratique une deuxième ponction lombaire.

Le 26 novembre, le testicule droit est douloureux et tuméfié.

La céphalée est moins intense, ainsi que la raideur de la nuque.

La température se maintient à 39.

Le 27 novembre, les Symptômes s’atténuent, la température vespérale ne dépasse pas 38°.

Le 28 novembre, la céphalée et la fluxion testiculaire ont presque complètement disparu ; la température est normale.

Le pouls a été ralenti dès le début ; du 19 au 22 novembre, on compte de 52 à 58 pulsations par minute. La période fébrile est caractérisée par une dissociation marquée du pouls et de la température. Après la chute de la température, la bradycardie s’accentue et le pouls tombe à 48. Enfin, pendant une dernière période, du 8 au 17 décembre, le pouls s'accélère progressivement et atteint 10 le dernier jour.

00 Le

J'ai constaté, par hasard, sur deux tracés pris succegsivement, l'existence d'exérasystoles régulièrement intercalées entre deux systoles normales et constituant un pouls bigéminé typique. Ce phénomène a été extrêmement fugace et ne s’est pas reproduit.

ÉPREUVE DE L'ATROPINE. — Le 21 novembre.

1° Injection de 0 gr. 001 de sulfate d’atropine.

Avant l'injection, P : 58.

15 minutes après l'injection, P : 56.

30 min. — P ::58. Pas d'accélération.

2° Injection de 0 gr. 001 de sulfate d’atropine (30 minutes après ‘la première injection).

5 min. après la 2° injection : Début de l'accélération. 15 min. Eat Max. del'accélération. P : 110.

30 min. — Décroissance de l'accélération.

3 heures après la première injection. P : 58 PONCTIONS LOMBAIRES.

1° 20 novembre. { Avant la ponction, 252 Après Et ET HE

Liquide clair, sans hypertension.

Examen cytologique négatif.

2°. 24 novembre.

Avant la ponction, P : 92 Après — P;°62

Liquide clair, légèrement hypertendu.

Examen cytologique : 25 lymphocytes par champ d'immersion. Mononucléaires : 2 à 3 o/o.

Obs. 9.—F. bilat. moy. — Céphalée au début. — Brady. max. :48.

A. Séraphin, âgé de 20 ans, entre à Claude Bernard le 13 mai 1912.

Oreillons à localisation parotidienne, bilatérale, moyenne.

Début : le 8 mai, accompagné d’une céphalée lègère.

Gorge : Rougeur diffuse du voile et des piliers, avec un pointillé plus sombre,

Cœur : normal. Souffle extra-cardiaque intense. |

Température. — Normale, sauf pendant les deux premiers jours où elle atteint 38° et 39°.

Pouls. — Du 14 au 17 mai : 52-60.

Le 18 et le 19 mai : 48-50.

Du 20 au 28 mai : 56-64.

Obs. 10. — Fr. bilat. intense. — Céphalée. — Orchite. — Brad . mar.: 48.

B... Auguste, âgé de 26 ans, entre à Claude Bernard le 17 avril 1912.

Oreillons à localisation parotidienneet sous-maxillaire, bilatérale, intense. |

Début le 16 avril, accompagné de frissons intenses et répétés, céphalée violente, hyperthermie.

Proéminence et rougeur de l’orifice des canaux de Sténon.

Le 17 avril, début d'orchite droite. |

Cœur normal. Tension artérielle : ERSE

Le 20 avril, céphalèe très intense, nausées.

Angine rouge très prononcée, avec douleur à la déglutition.

Ces symptômes s'accompagnent d'une élévation dela température

+ qui, le 21, monte à 408. La température tombé rapidement et, le

22 au soir, atteint 368. Le 22, la céphalée a disparu, la rougeur pharyngée est beaucoup moins marquée. | Pouls. — Le 18 avril : 70 aveé T : 38°2.

Le 21 avril : 94 avec T : 408.

Du 22 au 25 avril : 60-70.

Du 26 avril au 2 mai : 48-52.

! Le 3 etle 4 mai: 58-64.

Obs. 11. — Forme bilat. légère. — Céphalée au début. — Lymphocytosé. — Brady. max. : 48.

C.., Auguste, âgé de 24 ans, entre à Claude Bernard le 29 juin 1912.

Oreillons à localisation parotidienne, bilatérale, légère.

Début: le 25 juin, accompagné de fièvre, de frissons et d'une légère céphalée.

Gorge. Rougeur diffuse du voile et du pharynx.

Rougeur de l’orifice des canaux de Sténon. |

Température. — Normale à l'entrée, s'élève le lendemain et atteint, le 1° juillet, 398 ; redescend, en 24 heures, à 36°9:2

Pouls. — Le 1° juillet: 88 avec une température de 39°2,

Du 2 au 13 juillet, oscille irréguliérement de 50 à 68 et atteint 48 le 6 juillet.

PONGTION LOMBAIRE. — Le 27 juillet.

Avant la ponction : P.: 64.

Après la ponction, P : 50.

Liquide clair, sans hypertension, albumineux. Examen cytologique. — 15 à 20 lymphocytes par champ d'immersion. Mononucléaires : 2 à 3 0/0.

Obs. 12. — Forme bilat. intense. — Céphalée au début. — Albuminurie.— Brady. max. : 40.

F. Emilienne, âgée de 29 ans, entre à Claude Bernard, le 5 juin 1912. Il y a un mois, elle a accouché d'un enfant bien portant ; elle a présenté après son accouchement des symptômes d'infection puerpérale.

Les oreillons ont débuté le 3 juin par une tuméfaction des deux parotides, une céphalée violente et des symptômes généraux assez accentués.

Actuellement, la tuméfaction est très intense et très douloureuse : les sous maxillaires sont également tuméfiées.

La gorge est légèrement rouge.

Le cœur est normal.

Le 14 juin, la malade présente de l’œdème palpébral et malléolaire. La tension artérielle est de 20,5 ; il y a une ébauche de bruit de galop. Les urines contiennent de l’albumine en quantité considérable : 12 gr. par litre, environ.

Le 16 juin, l'albuminurie est toujours considérable ; pas de bruit de galop. Tension artérielle : 19. ’

Le 28 jun, l'albuminurie a diminué progressivement : on ne trouve plus que 0 gr. 90 d'albumine par litre; tension artérielle : 18.

Ces accidents ont évolué avec une température normale.

Pouls : du 8 au 13 juin, se ralentit de 78 à 56.

Du 14 au 18 juin : 40-48.

S'accélère ensuite et se maintient entre 60 et 70.

Obs. 13. — Forme bilat. intense. — Céphalée au début. — Brady. max. : 48:

G Emile, âgé de 21 ans, entré à Claude Bernard, le 22 juin 1912.

AO

Oreillons à localisation parotidienne, bilatérale, intense.

Début le 19 juin avec des phénomènes généraux assez marqués : fièvre, frisson, céphalée violente.

Gorge. Rougeur diffuse du pharynx.

Rougeur de l’orifice des canaux de Sténon.

Cœur. Bruits normaux.

Température. — Hyperthermie légère, atteignant 38° du 22 au 25 juin. Température normale du 26 juin au 7 juillet.

Pouls. — Se maintient entre 52 et 60 et descend à 48 le 27 juinet le 1‘ juillet.

Obs. 14. — Forme bilat. intense. — Brady. max. : 54.

G. Bertrand, âgé de 11 ans, entre à Claude Bernard le 2 juin 1912 Les oreillons ont débuté il y a trois jours, par une douleur rétromaxillaire et des symptômes fébriles.

Actuellement, les deux parotides présentent une tuméfaction considérable. Les deux sous-maxillaires sont également tuméfées.

La gorge est légèrement rouge ; l'orifice des canaux de Sténon est rouge et saillant.

Les bruits du cœur sont normaux.

Le pouls se ralentit, du 3 au 9 juin, de 70 à 62.

Le 10 et le 11 juin, on compte 54-58 pulsations. Du 12 au 17, on note une légère accélération à 64-66.

Obs. 15. — Forme unilat. MOy. — Brady. max. : 52.

L. Georges, âgé de 11 ans, entre à Claude Bernard le 27 juin 4912. Les oreillons ont débuté le 31 mai par une douleur au niveau de la parotide droite, sans troubles généraux.

L'examen révéle une tuméfaction moyenne et douloureuse de la parotide et de la sous-maxillaire droites ; le côté gauche est indemne.

La gorge présente une rougeur diffuse, légère.

Les bruits du cœur sont normaux; on, note un souffle extracardiaque assez intense.

; Température et pouls.

Du 2 au 8 juin, hyperthermie légère, ne dépassant pas 383; le

pouls: bat à 78-86.

Du 9 au 17 juin, la température est normale, le pouls se ralentit et bat à 60-66 ; le 15 juin on note 52 pulsations.

Obs. 16. — Forme bilat. très intense. — Céphalèe au début. —

M... Paul, âgé de 19 ans, est soigné à Claude Bernard du 30 juin au 15 juillet 1912.

Oreillons à localisation parotidienne, bilatérale, très intense.

Céphalée légère au début, accompagnée d’une poussée fébrile.

Rougeur légère du pharynx.

-Bradycardie maxima :48 pendant 2 jours— (6: jour des oreillons).

PONCTION LOMBAIRE le 4 juillet.

Liquide teinté de sang.

Examen cytologique : 1 à 3 lymphocytes par champ.

Obs. 17. — Forme bilat. moy. — Céphalée, vomissements au début. — Brady. max. : 44.

J... Jean, âgé de 33 ans, est soigné à Claude Bernard du 29 juin au 14 juillet 1912.

Oreillons à localisation parotidienne et sous-maxillaire bilatérale moyenne, peu douloureuse.

Début marqué par : céphalée, comissements, fièvre.

Rougeur diffuse du pharynx.

Bradycardie maxima : 44 (14° jour des oreillons).

Obs. 18. — Forme bilat. légère. — Céphaléc au début. — Orchite. — Brady. max. : 48.

T. Jean, âgé de 32 ans, entré àClaude Bernard le 20 avril 1912.

Oreillons à localisation parotidienne, bilatérale, légère:

Début : le 19 avril, sans symptômes généraux. Céphalée trés intense au début, persistant actuellement, mais très atténuée.

Cœur. Bruits normaux.

Tension artérielle : 10.

Orchite gauche. Testicule peu augmenté de volume et légèrement douloureux à la pression.

Température. — 38°6 les deux premiers jours ; normale, à partir du 23 avril jusqu’à la sortie.

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