‹ La Bronchio-Pneumonie Du NourrissonChapitre 48 sur 56 · EN RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

EN RÉSUMÉ

La partie capitale du traitement des bronchopneumoniques, est encore la médication classique

Veiller sur l'hygiène. Chambre aérée, ensoleillée si possible, maintenue à une température moyenne d'environ 20°, tenir souvent le petit malade sur les bras. |

Eviter par l'isolement les surinfections hospitalières.

Pour le régime, se guider sur les caprices de l’appétit et sur la balance. Toutefois, forcer l’alimentation de ceux dont l’état général n’excuse pas l’anorexie.

La balnéation reste le moyen le plus efficace pour stimuler l'organisme, agir comme révulsif, combattre l'hyperthermie ou l’hypothermie. On lui associera les divérs toniques häbituels.

À côté de ces méthodes éprouvées, d’autres sont loin d'être négligeables. Elles améliorent certaines

statistiques, et, incontestablement, si dans l’ensenble leur succès est discutable, elles ont à leur actif certains « sauvelages » tels que l'on n’en connaît que bien peu par les procédés classiques.

Ce sont la sérothérapie et l’oxygénation.

La sérothérapie s'adresse surtout au syndroine toxique. Le sérum peut être administré à hautes doses (4o à 8o cc par jour). C’est un tonique général autant qu'un agent spécifique. Il provoque des accidents sériques mais qui dans Nue restent négligeables.

L'oxygène s'adresse au syndrome asphyxique. Il doit être donné en abondance, à forte pression, il peut sauver un nourrisson que menace une asphyxie subite due à un œdème pulmonaire. Il prolonge la vie de ceux qui ont de vastes foyers, mais sans que cette survie arrive à permettre la résorption de ces foyers. Son action associée à la sérothérapie permet longtemps d'espérer une guérison et permet parfois d’en réaliser dans un cas désespéré. Mais, malgré les succès de ces méthodes thérapeutiques, il reste acquis que rien ne vaut le bain sinapisé, qui demeure leur indispensable auxiliaire.

Mais l’action thérapeutique doit suivre le malade guéri. Pour éviter une rechute, pour consolider la guérison, le séjour au grand air de la campagne est indispensable ; l'hôpital est utile pendant la phase aiguë de la maladie ; mais une hospitalisation prolongée est néfaste. Elle doit être aussi courte que possible. La convalescence au grand air est un conplément indispensable du traitement.

Nous rappellerons que :

La P H. implique une différence de poids nette, obtenue par pesée sur une heure.

La Perspiration basale est un nombre approximatif obtenu en défalquant de la P H. r gr., pour tenir compte de l’excès de gaz carbonique, et en multipliant ce nombre par 24 pour nous reporter aux 24 heures.

Nous admettons un chiffre rond.

Les courbes d’alimentation sont approximatives. Nous y portons la quantité totale d'aliments ingérés, réduits arbitrairément dans le cas de vomissements, non pas pour présenter une courbe exacte, mais pour donner une idée de l’alimentation réelle.

Les données intitulées : Elimination, concernent l'apport alimentaire, plus ou moins la variation du poids du corps.

Page 1