A) GUÉRISON
La guérison se produit selon 2 modes ; par défervescence brusque ou progressive.
1° Défervescence brusque : l'enfant qui la veille encore présentait une polypnée à 4o ou 5o, un fa- -ciès anxieux, une température élevée, s’éveille le matin avec une respiration plus paisible, la température à 38, le visage calme et souriant. La diu rèse reparaît, mais cette amélioration brusque de l’état général ne s'accompagne pas d’une régression parallèle des symptômes physiques et de la température ; on ne peut pas dire qu'il y ait crise comme dans la pneumonie. Les signes locaux disparaissent graduellement, en plusieurs jours et Îa température oscille encore aux environs de 38. Cependant la défervescence s'accompagne immédiatement d’une augmentation de poids surtout dans les cas où celui-ci avait subi une baisse sensible.
2°) Défervescence progressive : la maladie évolue pendant 10 à 15 jours et comporte deux ou trois poussées mais chaque poussée nouvelle est moins grave que la précédente ; elle est moins prolongée, la fièvre est moins élevée, et, indice capital, le foyer primitif tend à se résorber pendant l’évolution méême de la maladie. Peu à peu la dyspnée diminue, la respiration reprend son rythme normal, mais alors
TI même que la fièvre est tombée, l'enfant n’est pas revenu à la santé ; pendant plusieurs jours et même pendant plusieurs semaines la température monte par instants jusqu'à 38, la toux persiste, l’auscultalion fait entendre des râles de bronchite et, au ni veau du foyer principal, quelques sous-crépitants qui ne disparaissent que tardivement.
L'appétit ne revient pas et l’anorexie consécutive à la broncho-pneumonie peut durer plusieurs semaines. Certains enfants refusent leur biberon et vomissent une ou deux tétées par jour tant qu'ils restent à la crèche. Ils ne retrouvent d’appétit que du jour où on les a envoyés à la campagne.
Leur poids reste longtemps stationnaire et quelquefois même, a tendance à diminuer pendant la première semaine de la convalescence. Ces enfants sont sujets à des rechutes qui se produisent souvent au niveau même du foyer initial ; le pronostic doit être réservé.