C. — ACCIDENTS SECONDAIRES
A côté des avortements et des orchites, on peut encore attribuer à la brucella : des hygromas, des collections pu-
rulentes diverses, des arthrites infectieuses aiguës closes qui peuvent prendre, dans certaines étables, une véritable allure contagieuse et atteindre toutes les vaches contaminées. Elles apparaissent, le plus souvent, chez les femelles et après l’avortement, elles se localisent de préférence à l’articulation fémorotibiorotulienne et tibiotarsienne.
Il faut signaler le grand nombre de sujets qui sont infectés par brucella abortus et ne présentent aucun trouble, même léger.
Dans ce cas, la présence du microbe n’est signalée que par les diagnostics expérimentaux, en particulier, parmi ceux qui sont basés sur la recherche des modifications homorales, la séroagglutination.
Ces animaux sont cependant capables de disséminer le germe. C’est ainsi qu'on le trouve dans le sperme, le liquide séminal de taureaux sains en apparence, dans les sécrétions vaginales des vaches, après un part normal.
Chez ces dernières, il s’élimine encore d’une façon intermittente par la voie de la mamelle, favorisant souvent l'implantation de différents autres agents pathogènes. C’est ici que se classent toutes les vaches qui, deux ou trois ans, quelquefois plus, après leur infection, ont acquis une résistance suffisante à l’avortement, mais ne sont pas guéries.
Enfin, il ne faut pas perdre de vue l'influence de la maladie des mères, reconnue ou non, sur la vitalité des produits. La fréquence des infections des nouveaux-nés peut, dans une certaine mesure, être comprise dans le cortège symptômatique de la brucellose bovine.
Dans certains cas, seule, leur importance peut faire songer à la contamination possible du troupeau, et être à l’origine du diagnostic.
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