A. — MATIÈRES VIRULENTES
Nombreux sont les produits susceptibles d’être utilisés comme telles.
Les Sécrétions lociales, consécutives à un avortement ou à une mise bas d'apparence normale, chez une vache infectée, contiennent des bacilles pendant une période qui, d’après Fitch, Delez et Boyd, serait de quatre semaines environ.
Passé ce délai, la brucella est généralement disparue, et l'utérus, les complicaitons mises à part, est débarrassé de son infection.
C’est, avec l’exsudat recueilli à la surface des cotylédons malades, le matériel qui renferme l'agent spécifique avec le plus de régularité. Il est généralement rejeté, à cause de
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la rareté des éléments microbiens et, surtout, de la fréquence des infections associées. |
Les produits de l'expulsion peuvent servir à mettre le germe en évidence.
Sur l’avorton, on a cherché à utiliser les différents tis-
sus, la moelle, les humeurs, le sang, l’exsudat péritonéal qui peut rendre des services et mérite d’être employé. Les meilleurs résultats ont été donnés par les prélèvements du contenu stomacal. Pour les cultures, Goerther conseille de prélever 100 cc de liquide gastro-intestinal, de centrifuger et d’ensemencer, d’une part le filtrat, d'autre part, le liquide surnageant.
Les enveloppes sont riches en bacilles ; d’après Gruith, l’épithelium du chorion est l'habitat de choix du microbe.
Les eaux fœtales représentent une véritable culture de Brucella ; elles sont, malheureusement, souvent difficiles à recueillir dans des conditions satisfaisantes.
Les humeurs des individus infectés sont aussi bacillifères.
Le sang est de plus en plus délaissé pour la mise en évidence du germe. Celui-ci n'y circulant pas en permanence, il ne constitue pas une source suffisamment sure.
Le lait des vaches infectées renferme souvent la brucella.
Chez les femelles ayant avorté, elle apparaît généralement dans le liquide pendant la première semaine qui suit l’accident. La durée de son élimination par cette voie, fort variable, peut aller de quelques jours à plusieurs années.
Chez les vaches qui réagissent à l'épreuve de la séroagglutination, la quantité de bacilles est, en règle générale, faible. Elle ne prend de l’importance que dans les cas excep-
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tionnels. Il y a souvent un plus grand nombre de germes chez les vaches ayant avorté, que chez celles qui réagissent
seulement. Dans ce dernier cas, l'élimination peut même
être nulle.
Chez celles qui ont été prémunies, il y aurait peut-être une diminution de la « sécrétion » du bacille par la mamelle. Certaines femelles relevant d’avortement peuvent ne présenter aucune infection du lait par brucella abortus. Il est impossible, actuellement, de donner une valeur approximative à cette élimination, ni de lui assigner un pourcentage défini. Elle doit être considérée comme inconstante et liée à des conditions endogènes ou exogènes comme l’ancienneté, les modes et la durée de l'infection, les conditions particulières qu’ôffre le milieu parasité.
On a cherché, sans grand succès, à s'adresser à d’autres humeurs comme le sperme, le liquide séminal. Dans les cas d'infection de l’homme, d’après Mac Arthur et Wigmore, l’urine donnerait des cultures du bacille dans de nombreux cas où le sang reste stérile.