CONDITIONS ATMOSPHÉRIQUES
C’est Bang et Stribolt qui, les premiers, partant de
produits pathalogiques renfermant le bacille à l’état pur, réussissent à le cultiver. Ils ensemencent dans un milieu agar-gélatine, additionné de sérum normal de Bovidé et liquéfié par un chauffage à 45°. Le contenu est homogénéisé, puis refroidi rapidement dans une position verticale pour le solidifier.
Au bout de quatre jours d’étuve à 37, 38°, ils voient apparaître les colonies dans une Zone située entre un et deux centimètres au-dessous de la surface. Cette zone correspond aux exigences particulières du microbe.
Deux facteurs paraissent intervenir dans la culture de brucella abortus : la tension en oxygène, défavorable à cet agent ; la tension en gaz carbonique, favorable au contraire.
On à cherché à diminuer la proportion d'oxygène du milieu, par des procédés :
1°) chimique, comme celui proposé par Preisz ; l'association de la potasse et de l’acide pyrogallique.
Ps HE
2°) physique, avec Stafseth, qui préconise un vide partiel et obtient d'excellents résultats.
3°) bactériologique, avec Nowack qui place, côte à côte, sous une cloche, les cultures du bacille et des ensemence- ments d'un microbe à dévelloppement rapide, le bacilllus subtilis, à raison de 1 cm? de cette culture pour 15 ce d’air. Pour Huddleson, la tension du gaz carbonique interviendrait seule sur le développement de la brucella. Les ensemencements dans des récipients clos, où 10 p. 100 d'air ont été remplacés par du gaz carbonique, donnent en 48 heures, au plus, des colonies très importantes. Avec cette méthode, les premiers isolements à partir des produits organiques s'obtiendraient sans difficulté. Le seul fait de sceller un tube apporterait, dans l’atmosphère de celui-ci, des modifications assez importantes pour permettre un bon développement du microbe.
D'après Wilson, les souches fraîches peuvent croître en tubes bouchés au coton et à la paraffine. Il suffit de flamber un peu de coton ; cette opération dégage une quantité suffisante de gaz carbonique. | Après un nombre de repiquage allant de deux à huit, suivant les souches, dans des conditions voisines de l'air atmosphérique, les cultures se dévelloppent bien, dans des tubes bouchés ou à l'air libre et sur des milieux très simples.