MODE OPÉRATOIRE
L'épreuve a lieu dans des petits tubes spéciaux au taux de : 1 1! 1 1 1 1
En outre du matériel déjà énuméré, il faut encore : 1 pipette de 1 cc graduée en 1/20 de cc 1 seringue graduée de 5 cc.
Les tubes placés en série sur des supports reçoivent, selon leur rang, pour atteindre le taux désiré : 3, 2 ou 1/20 de ce de sérum, soit pur, soit dilué au 1/10. Avec la seringue on ajoute ensuite 5 cc. d'émulsion antigène.
Le tableau suivant schématise l'opération :
No du tube : 1 è 3 4 ) 6 sérum pur : 3/20 cc 2/20 cc 1/20 ce
sérum dilué : 3/20 ce 2/20 ce 1/20 ce émulsion : 5 CC o CC 5 CC 9 CC 5 CC D CC
de la dilution : 1/33 1/50 1/100 1/333 1/500 1/1000
Pour l’ensemble de l'opération, on ajoute comme témoins quelques tubes de l’émulsion pure renfermant 5 ce d'émuision et 3/20 de sérum normal chauffé à 56°.
On place le tout à l’étuve à 37° de préférence dans un récipient renfermant une petite quantité d’une solution de formol. On les laisse 24 heures, puis on procède à la lecture.
Lorsque l’agglutination a eu lieu, le liquide est clair et un dépôt blanchâtre est adhérent au fond du tube.
LE PET et
Toute agglutination totale à 1/50 doit être interprétée
comme positive. Une agglutination partielle à ce taux, ou à 1/30, implique une suspicion.
Les réactions les plus communes sont entre 1/50 et 1/1000. En pratique, il y a lieu de ne considérer comme positifs que les résultats compris entre ces limites, à cause du phénomène d’agglutination paradoxale qui fait agglutiner aux taux inférieurs le sérum de certains animaux sains.
LA
Seroagglutination
Macroscopique rapide
En 1922 et 1923, Gwatkin décrit un procédé de séroagglutination macroscopique rapide sur verre qui, malgré son imprécision, a le mérite de démontrer la possibilité d’un tel diagnostic.
En 1925, Kahn expose une méthode rapide pour la recherche sérologique de la syphilis chez l'homme et ouvre le champ aux investigations de ce genre.
En 1926, Huddleson et Carlson publient, pour la brucellose bovine, un procédé de sérodiagnostic rapide qui emploie des dilutions correspondantes à celles de la réaction lente de Wright.
En 1928, Huddleson, en collaboration avec Elisabeth Abell, complète et rectifie cette méthode. Il augmente la concentration de l’antigène, ce qui, d’après lui, atténuerait la sensibilité exagérée de ce réactif, cause importante de discordance avec l’agglutination lente. Il étudie en outre l’influence d’un bon nombre de corps, à des concentrations variables, sur le phénomène d'’agglutination. Il publie la technique de préparation de l’antigène qui lui a donné le plus de satisfaction.
Cette réaction a surtout été employée aux Etats-Unis -où de nombreux laboratoires délivrent aujourd'hui, aux praticiens, le matériel complet demandé pour sa mise en œuvre.
Disposés à nous rendre compte des modalités de son exécution et des services qu’elle aurait pu rendre à la profession, nous avons tenté, sans succès, de nous procurer
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ce matériel du commerce. Nous avons dû le rassembler par nos propres moyens en nous efforçant de tirer le meilleur parti des détails donnés par Huddleson et de l'appréciation de divers auteurs.
PRÉPARATION DE L'ANTIGÈNE.
Une souche de brucella abortus d’agglutinabilité connue ef utilisée pour la préparation des antigènes de la séroagglutination lente, par le Laboratoire National des Recherches, est ensemencée sur gélose mixte, au bouillon de muscle de veau et de foie de mouton, glycérinée à 5 %. On a recours aux boites de Roux qui fournissent une culture abondante. Le milieu est amené à un Ph de 6,8 et laissé à 37° pendant troïs jours au moins.
Au bout de ce temps on procède à la récolte de la couche microbienne à l’aide d’une solution de chlorure de sodium à 12 % à laquelle on ajoute 0,5 % de phénol. Il faut avoir soin de n'’employer que le liquide juste nécessaire pour enlever complètement la pellicule microbienne, afin d'’en obtenir une supsension aussi concentrée que possible. L'’opération est longue à cause de cette nécessité et de la concentration saline élevée du liquide. Il faut environ deux heures de contact pour séparer complètement la culture du milieu. Pendant ce temps il n’est pas inutile de remuer les boites, sans brusquerie, à plusieurs reprises. La suspension obtenue est filtrée sur une mince couche de coton hydrophile qui retient les débris de gélose, détachés du milieu par macération, et toutes les autres parcelles hétéroclites.
Les auteurs conseillent d'ajouter du violet de gentiane à raison de 0,1 cc. d’une solution saturée à 100 ce d’émulsion. Ceci aurait pour effet de prévenir le développement ulté-
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rieur des cocci ou bacilles non spécifiques, apportés par les manipulations et dont le développement n’est pas entravé par le phénol ; en particulier de ceux qui prennent le gram. On chauffe alors dans un récipient découvert de façon à obtenir une ébullition modérée de 10 minutes environ. Cette opération provoque la coagulation de certaines substances organiques et par là accroît considérablement la sensibilité de l’antigène aux seules agglutinines spécifiques ; on filtre ensuite à nouveau sur une couche peu épaisse de coton hydrophile destinée à retenir les matières coagulées.
Le filtrat est refroidi rapidement, puis ajusté à un Ph de 6,8 par la méthode colorimétrique. Il ne reste plus qu'à l’amener à la concentration voulue par l'opération que les auteurs appellent « standardisation ».
« STANDARDISATION » DE L' ANTIGÈNE.
On dispose de cinq petits tubes, du modèle couramment employé pour les réactions sérologiques ; on y met à l’aide d’une pipette graduée, 0,5 ce d’antigène, on ajoute, dans chacun d’eux, l’une des quantités de 0,1, 0,2, 0,3, 0,4, 0,5 cc. de solution salée et phénolée qui a servi à émulsionner les cultures. On mélange soigneusement par agitation. Ces dilutions servent à déterminer à quelle concentration l’antigène sera employé : on peut les pousser plus loin si cela paraît nécessaire.
L'émulsion originelle et les différentes quantités diluées sont successivement essayées sur trois sérums dont les titres d’agglutination ont été déterminés par l'épreuve macroscopique lente. Ces échantillons doivent être convenablement choisis : on prend de préférence un négatif et
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deux positifs ; l'un au taux de 1/50, l’autre à 1/500 et audessus. Ces essais sont conduits de la même façon que le diagnostic d’un sérum quelconque. Sa technique en sera exposée plus loin. On adopte la concentration qui donne les résultats les plus voisins de ceux des épreuves d’agglutination lente.
La totalité de l’antigène est alors diluée dans les mêmes proportions.