‹ La Brucellose Bovine: Son DiagnosticChapitre 3 sur 51 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La Brucellose de l'espèce bovine est une infection générale, essentiellement chronique, qui se traduit le plus souvent par des avortements en série.

Ces symptômes, longtemps rapportés à une affection génitale localisée, ont fait donner à la maladie, jusqu'à ces dernières années, le nom impropre «d'’avortement épizootique ». Il est reconnu aujourd’hui que la brucella peut infecter le mâle comme la femelle.

De plus, chez cette dernière, l'avortement n’est pas constant. Dans de nombreuses circonstances, une infection véritable ne se traduit par aucun trouble perceptible des fonctions reproductrices. Tel est le cas des vaches, qui, par suite de l’évolution de la maladie et de l'établissement, consécutif ou non, d’un état de prémunition, sont devenues réfractaires à l'avortement mais n’en continuent pas moins à héberger les germes spécifiques.

De l’avis unanime, il convient de donner à cette infection une appellation plus rationnelle. Celle de « maladie de Bang » est assez couramment employée.

Nous croyons devoir adopter ici la dénomination de « Brucellose Bovine » qui a, elle aussi, de nombreux partisans. Elle nous paraît plus logique et surtout plus expressive eu égard au nom donné actuellement à son agent. Une morphologie, des caractères culturaux, des propriétés sérolo-

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giques identiques, un pouvoir pathogène souvent voisin, n'ont-ils pas, après que Miss Alice Evans eût en 1918 montré leur étroite parenté, amené nos savants à classer les microbes de la Fièvre ondulante et de « l’avortement épizootique » en un même genre Brucella, groupant les deux espèces Mélitensis et Abortus.

L'’échec des multiples essais de traitement, les dangers

que présente la pratique des prémunitions doivent logiquement orienter la lutte entreprise contre cette infection vers la prophylaxie hygiénique par l'isolement et la ségrégation.

Ces méthodes ne pourront être appliquées avec succès que lorsqu'elles auront pour base un diagnostic sûr, pratique et rapide, car «il ne peut y avoir d'interventions curatives ou prophylactiques heureuses qu'autant qu'elles s'adressent à la cause même du mal ».

Les résultats fournis par l’emploi rationnel de la malléine, ceux que l’on peut espérer obtenir de la tuberculine, sont de nature à encourager la recherche de procédés diagnostics présentant des qualités analogues de précision et de simplicité.

Nous ne prétendons pas apporter ici d'éléments nouveaux susceptibles de modifier les méthodes actuellement employées pour la recherche de la Brucellose bovine. Nous avons simplement pensé qu'il était intéressant d'exposer et de comparer quelques-uns des procédés mis en œuvre à cet effet. j

Après avoir rappelé l'importance de la maladie pour les différentes espèces animales et pour l’homme, nous envisagerons :

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