DR
2°) Le mélange doit être exécuté aussi soigneusement que possible. On peut n’utiliser qu’un agitateur par sérum à condition de commencer par le verre n° 6, c’est-à-dire le taux le plus élevé.
Pour l’achever et activer la réaction, qui s'effectue à la température du laboratoire, il est indiqué d'imprimer successivement à chaque verre une série de secousses rapides, peu étendues et aussi nerveuses que possible.
3°) Au bout d’une dizaine de minutes, après deux ou trois agitations successives, on prélève à l’aide d’une des pipettes courbes et effilées une gouttelette du mélange. On la dépose sur une lame puis on la recouvre d’une lamelle. Il est bon de préparer de même une goutte d’antigène pur qui servira de comparaison pour les réactions douteuses. I1 faut avoir soin de rincer immédiatement et méticuleusement les pipettes dans un verre d’eau salée-phénolée, ou de solution chlorydrique à 2/100, fréquemment renouvelée.
On examine ensuite au microscope. Un grossissement moyen de 400 diamètres est suffisant. Il faut disposer d’un bon éclairage, naturel ou artificiel, diaphragmer assez fort et procéder à une mise au point soignée.
Les corps microbiens non agglutinés sont à peine visibles. Is se présentent en points brillants, si le fond est suffisamment sombre. Ils sont entraînés dans un même sens par le courant du liquide dans lequel ils nagent.
Lorsque l’agglutination a eu lieu, on les voit par groupes importants, généralement aussi animés de mouvement, du moins au début, de telle sorte que l’on a, réduite à des proportions infimes, l’image d’un fleuve, à courant rapide, charriant d'innombrables glaçons qui s'accolent, se ns rent, se bousculent et finalement s'éloignent.
Loi gi
Le phénomène peut être, comme nous l'indiquons ici, très net, mais il peut aussi, et cela arrive souvent, être incomplet. Dans ce cas, les amas microbiens sont souvent plus petits, mais surtout beaucoup plus rares : au nombre de 2 ou 3 à la fois dans le champ du microscope. On peut distinguer dans le courant des corpuscules libres. La réaction est positive partielle.
Il peut encore y avoir quelques rares amas de petite taille. Il y a lieu, alors, de recourir à la comparaison avec l’antigène. La réaction est douteuse.