‹ La Bruyère dans la maison de Condé (volume 3)Chapitre 34 sur 52 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

La Bruyère fait son apprentissage du métier d'écrivain. — Il était dans une excellente position pour cela : libre et content, il entreprend de faire un livre. Influence de Malebranche, de Molière, de Corneille, de Racine, de Bourdaloue et des sermonnaires. — L'idéal qu'il se propose est la simplicité et le naturel des anciens. Il se forme le goût en lisant les poètes et les prosateurs. — La Fontaine et Boileau, Montaigne, Pascal et la Rochefoucauld sont ses modèles; mais il n'imite personne. — Chercher le vrai sans prévention, prendre son temps pour le bien définir

Pnges.

et le peindre à son gré : voilà sa rocation. — Il examine les avares et l'avarice, les financiers et les partisans^ puis les autres caractères. — Sa curiosité insatiable parcourt toute la bourgeoisie française et même une partie de la noblesse, toutes les coteries parisiennes , les femmes esclaves de la coutume et de la mode, et les hommes d'une irréprochable correction. — Mais il ne peut achever son livre, il refuse également de le publier et de l'abandonner 55

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