‹ La bruyèreChapitre 73 sur 81 · Voyez ci-dessus, p. xiri · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. xiri

2. Voyez ci-dessus, p. xxxni. Ce document fait partie des minutes de M* Gatine, notaire, qui, en 1866, nous a obligeamment permis de prendre communication de divers actes concernant la Bruyère et sa famille.

cLxxn Notice sur la bruyère.

son acquit, a divers marchands et ouvriers et autrement, ainsi qu'il est porte par le livre journal de ladite damoiselle rendante, exhibé avec quelques quittances qu'elle a tirées d'aucuns de ceux auxquels elle a payé. Ci. . ii" clxvii 1. xviii s.

« Item de la somme de xivc xxxvi 1. v s., à quoi monte le prix d'une tenture de tapisserie de verdure de Flandres, valant xivc 1.^ et de quelques autres meubles et hardes qui ont été retenus par ledit sieur de la Bruyère, trésorier, et à lui seul adjugés lors de la vente des meubles dudit défunt sieur de la Bruyère, son oncle, ladite somme couchée en le présent chapitre par forme de reprises, attendu que ladite damoiselle rendante a mis au chapitre de la recette du présent compte la somme dajliiito du procès-verbal de ladite vente exhibé. Ci xiv^ xxxvi 1. v s.

€ lient des ixc lviii 1. vu s. vi d. faisant la moitié qui est à rapporter par ledit sieur de la Bruyère, trésorier, de celle de mix^ xvil. xvs. payée par ladite damoiselle rendante pour lui et pour lesdits sieurs Louis de la Bruyère, cfaacnn par moitié, à plusieurs particuliers, pour paille, foin, avoine et autres choses fournies pour l'entretien de leurs chevaux et carrosse, mentionnées sur le livre journal de ladite damoiselle rendante, exhibé, en ce non compris aucune chose de l'arlicle suivant. Ci ix= Lvm I. vu s. vi d.

« Item de la somme de vi<: xv 1. xvii s. vi d., qui doit être supportée par ledit sieur de la Bruyère, trésorier, seul, pour la moitié de celle de xn<= xxxi 1. XV s., payée par ladite damoiselle rendante pour lui et pour ledit sieur Louis de la Bruyère, son frère, également, savoir : xii 1. x s. au nommé Régnier, sellier, pour les ouvrages contenus en son mémoire quittancé le 3 février 16741 txv 1. aux sieurs Coustard et Berny, marchands drapiers, pour et en l'acquit du sieur Adam, tailleur, suivant le mémoire desdits sieurs, xxv 1. xv s. audit Régnier, sellier, pour autres ouvrages énoncés en son mémoire, au bas duquel est sa quittance du 22 février l6~3, xxvi 1. à Pierre Dameron, maître carrossier, suivant sa quittance du dernier décembre 1672, étant au bas du mémoire des ouvrages par lui faits, xii 1. à Jehan Bobie, bourrelier, pour ouvrages qu'il a faits et desquels il a donné quittance, le 24 février 1673, au bas de son mémoire, ii"^ lui 1. auxdits sieurs Jean et Louis de la Bruyère, chacun par moitié, suivant leur billet du 14 juin 1672, viic xxx 1. pour le prix de deux chevaux de carrosse à eux vendus par Marie Chevry, femme du sieur Dumont, marchand de chevaux, qui en a donné quittance ledit jour 14 juin 1672, lv 1. pour une paire de harnois neufs, fournis par ledit Jean Bobie, bourrelier, énoncés par son mémoire de lui quittancé le 3 juillet 1673, xliv 1. payées au sellier, qui en a fait sa quittance le 4 septembre 1674, au bas du mémoire des ouvrages par lui fournis, et viii 1. x s. pour ouvrages faits par ledit Bobie, bourrelier, énoncés par son mémoire quittancé de lui le 29 aodt, audit an 1674 : laquelle moitié desdites sommes, particulièrement, monte, comme dit est, à la susdite de vi^ xv 1. xvii s. vi d., comme il se voit par lesdits billets, quittances, mémoires et autres pièces ci-dessus spéciiiées et présentement exhibées. Ci vi<= xv 1. xvii s. vi d.

« Item de ii<= V 1., d<int ledit sieur et oyant est tenu de celle de iv<= x 1. payée à Charles Hélie, cocher desdits sieurs Jean et Louis de la Bruyère, pour trois années quatre moi^ et demi de ses gages, suivant sa quittance du 12 août 1675, exhibée. Ci ])our la moitié iio v 1.

K Item de la somme de m» vi<^ 1., à laquelle lesdits damoiselle rendante et sieur de la Bruyère, trésorier, sont ci-devant convenus et conviennent d'à-

PIECES JUSTIFICATIVES. clxxiii

bondance pour quatre aanées, qui sont échues le dernier décembre 1675, de la pension, logement et nourriture tant dudit sieur trésorier que de ses cens, et de la moitié du gîte des chevaux du carrosse desdits sieurs Jean et Louis de la Bruyère, à raison de ix*^ 1. par an. Ci iii« yic l,

« Item de cxi 1. ^^^ s., faisant moitié qui est à supporter par ledit sieur oyant de celle de iil<= 11 1. xvi s., que la rendante a payée à plusieurs particuliers pour de la paille, foin, avoine, donnés aux chevaux desdits sieurs Jean et Louis de la Bruyère, suivant le mémoire ci représenté. Ci . . cli 1. viii s.

a Item de la somme de xxxrv 1. xvii s. ti d., faisant sa moitié de celle de LXix 1. XV s. payée par la rendante, savoir : xxii 1. à Pierre Dameron, charron, portées sur sa quittance du 20 juillet 1675, xxv 1. xv s. à Jean Régnier, sellier, contenues en sa quittance du 12 août audit an, et xxn 1. à Jean Bobie, bourrelier, par quittance du 4 décembre de la même année, le tout exhibé. Ci XXXIV 1. XVII s. VI d.

« Item de x 1. vhi s. qu'elle a fournis et payés audit sieur ovant pour ses affaires, comme il est porté sur le livre de ladite damoiselle exhibé, lequel présent article et autres tirés dudit livre sont différents, non confins ni faisant partie l'un de l'autre. Ci x 1. vni s.

K Item de la somme de xxxi 1. n s. vi d. pour sa moitié des i,xii 1. v s. qu'elle a payés pour le carrelage neuf fait par Jean Tessier, maître potier de terre, es chamltres mentionnées en sa quittance du 29 octobre 1672, exhibée. Ci XXXI 1. n s. VI d.

« Item fait aussi dépense de la somme de xx 1., tant pour ce que ledit sieur de la Bruyère, trésorier, est tenu des xlv 1. par la rendante payées à Etienne Hutain, menuisier, pour ouvrages faits la plus grande partie en sa chambre, dont il a donné quittance le 14 janvier 1673, ci exhibée, que pour les ouvrages de vitres faits et posés en ladite chambre. Ci xx 1.

« Somme de ce présent chapitre de dépenses particulières audit sieur de la Bruyère, trésorier, contenant onze articles^ ix« n<= xxxi 1. m s. vi d. Ci IX» iic XXXI 1. m s. VI d^ »

Les dépenses de chacun des autres enfants de Mme de la Bruyère sont de même énumérées dans les autres chapitres du compte conservé dans les archives de l'étude de M« Gatine.

La trace d'un autre fournisseur de la Bruyère se trouve dans le testament de sa sœur Elisabeth. Il s'agit d'un tailleur, auquel il avait été constitué une rente, pour les fournitures qu'il av.nit faites tant au compte de notre auteur qu'au compte de ses frères : l'une des dispositions du testament exige que l'on continue aux trois enfants « de défunt Richer, tailleur, qui travailloit pour les frères de la damoiselle testatrice, une rente au principal de vin"= livres sur le pied du denier vingt, même que l'on leur paie quinze années ou environ, non compris l'année courante, qui leur sont dues de ladite rente, et que l'on leur rembourse le principal, si le rachat s'en peut faire commodément, suivant qu'il sera jugé à propos par le sieur exécuteur testamentaii-e ci-après nommé (M" Patu, notaire), que l'on ne se prévale pas contre eux de la prescription, et que même on ne les oblige pas à la représentation du titre, qui est égaré depuis longtemps. »

cLxxiv NOTICE SUR LA BRUYERE.

Fol commis dans la chambre de la Bruyère.

€ Plainte et information pour Messire Jean de la Bruiere, comparant, contre

François Blondel, son laquais, accusé^.

« Du 8 août 1679.

« L'an mil six cent soisante-dix-neuf, le mardi huitième jour d'août, environ les sept heures du matin, est venu et comparu en Thôtel et par-devant nous Jean David, conseiller du Roi, commissaire enquêteur et examinateur au Chàtelet de Paris, Messire Jean de la Bruyère, trésorier de France à Caen, demeurant rue des Grands-Augustins, paroisse Saint-André des Arts, lequel nous a rendu plainte et dit que, son laquais étant malade et hors de son service, il se seroit servi depuis quelques jours du nommé François Blondel, laquais du sieur Robert-Pierre de la Bruyère, abbé, son frère : lequel Blondel suivant ledit sieur plaignant par la ville, il le mena ce jour d'hui- chez le sieur Huerne, auditeur des comptes, et là, ledit Blondel prenant l'occasion que ledit sieur plaignant avoit laissé la clef à la porte de sa chambre ^, il s'en seroit allé et quitté ledit plaignant, chez ledit sieur Huerne, environ les sept heures du soir ; et sortant de chez ledit sieur Huerne, ayant demandé où étoit son laquais, on lui dit qu'il s'en étoit allé quérir la clef de sa chambre, qu'il avoit oubliée, ce qui étonna ledit sieur plaignant ; et néanmoins s'étant en allé chez lui, il n'y trouva point ledit Blondel, et lui fut seulement dit qu'il avoit fait plusieurs allées et venues en ladite maison, ce qui l'obligea de croire que ledit Blondel lui avoit fait quelque friponnerie, d'autant plus qu'il ne seroit point revenu depuis, et qu'il avoit emporté la clef de la porte de sa chambre, et ainsi n'y pouvoit entrer; et de fait, ce jour d'hui, environ les cinq à six heures du matin, ayant envoyé quérir un serrurier pour faire ouverture de la porte de ladite chambre, étant entré en icelle avec plusieurs personnes de la maison, il auroit été surpris de voir son bureau forcé et déboîté par en haut, et de trouver un fermoir* proche ledit bureau, dans les tiroirs duquel bureau on lui auroit malpris et volé sept sacs remplis, savoir l'un d'or et les autres de pièces de quatre sols et quelques ]>ièces de trente sols, le tout montant à deux mille quatre cent quatre-vingt-dix livres. Et d'autant que le vol ne peut avoir été fait que par ledit Blondel, qu'il n'est depuis ce temps revenu, ayant aussi emporté son habit de couleur, culotte, bas, souliers, chapeau et linges appartenant audit sieur son frère; et d'autant qu'un tel vol domestique mérite une punition exemplaire, c'est la raison pour laquelle il a été conseillé de nous en venir rendre la présente plainte, etc.. Signé : Delabruyère, David. »

I. Voyez ci-dessus, p. lv-lvi. Les documents qui suivent ont été découverts aux Archives nationales par M. E. Campardon, à qui nous en devons la copie. Conservés (irécédemment dans le carton Y 14 ^38, ils sont aujourd'hui déposés au Musée des Archives, A K, II 875 l>is.

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