‹ La buccomancie;Chapitre 26 sur 27 · LALLEMAND · texte numérisé non relu

LALLEMAND

Ces deux lettres, écrites par un homme célèbre à tant de titres, par un homme qui est de son vivant une des gloires de la médecine et de la chirurgie françaises, sont deux précieux certificats pour M. William Rogers, d'autant plus précieux que tout le monde sait que le docteur Lallemand se montra toujours très-avare de semblables démonstrations.

En acceptant la dédicace de YHygiène dentaire, M. Lallemand a constaté publiquement l'importance et l'utilité de cet ouvrage, et les nombreux lecteurs qui le possèdent déjà savent tous depuis longtemps combien M. Rogers a mérité cette haute approbation.

En appliquant spécialement l'hygiène aux affections et lésions dentaires, M. "William Rogers a démontré que la perte totale ou partielle des dents avait ordinairement pour cause première le tempérament, l'âge, les habitudes, l'alimentation, la position sociale et surtout la profession de chaque individu ; que tous les organes sont solidaires les uns des autres, et que les dents, qui , au premier aspect , paraissent ne jouer qu'un rôle trèssecondàire dans l'harmonie générale du corps humain, causent très-souvent des maladies ou maintiennent la santé.

Aussi , persuadé qu'il manquait à la médecine et à la chirurgie dentaires un ouvrage spécial , un ouvrage spécialement consacré à faire connaître les soins que demande la conservation de l'organisation buccale, il recueillit les matériaux de son manuel qu'il publia en 1845.

Dans cet ouvrage , les personnes peu habitées aux études scientifiques trouveront, sans aucune recherche, des préceptes sûrs , des moyens hygiéniques dont l'efficacité a été reconnue incontestable.

Dans la première partie, il est question des personnes qui sont , à proprement parler, sans profession, et qui occupent dans la société des rangs plus ou moins distingués; la seconde partie est consacrée aux professions libérales, la troisième aux nombreuses catégories comprises sous la dénomination générale d'artisans.

Dans les chapitres suivants, l'auteur développe des principes d'hygiène dentaire appropriée à chaque âge, depuis l'enfance jusqu'à l'extrême vieillesse ; de l'éducation intellectuelle et physique dans ses rapports avec le développement de l'organisation buccale; il analyse les tempéraments, les penchants, les habitudes, les constitutions, les genres d'exercices et leurs effets, les passions et affections de l'âme, l'influence des sens et des facultés intellectuelles, des vêtements, des aliments et des boissons; il donne principalement des détails hygiéniques sur la femme.

Il énumère les principales professions dans l'ordre suivant : les savants, — les hommes de lettres, — les artistes, — les industriels, — les commerçants, — les artisans et ouvriers.

Ce guide, dont tout le monde a compris l'utilité , a obtenu des lecteurs habituels et des clients de M. William Rogers le même succès que Y Encyclopédie du dentiste et le Dictionnaire des sciences dentaires. Il est déjà devenu le vade-mecum du pauvre comme du riche , qui y trouvent l'indication sûre de remèdes et de préservatifs exposée en termes si clairs, qu'elle est à la portée de toutes les intelligences.

Le' grand mérite , le grand talent de M. William Rogers consiste à vulgariser des connaissances jusqu'à ce jour abs-

traites et inabordables pour tout homme qui ne pénétrait pas dans le sanctuaire de la science.

Au reste, tous les organes de la presse ont constaté le succès de ses nombreux ouvrages , et la. Buccomancie, que j'édite aujourd'hui , clôture dignement la première série de ses importants travaux.

Librairie Jflétiicale de Germer -B ail eière ,

Page 1