‹ La Bulgarie dans le passé et le présentChapitre 104 sur 127 · Tf · texte numérisé non relu

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Do Sofia (Prince Alexan- (SofiïskiT, na Kniazia Aleksan-

drû I«f). dra Polk).

De risker (Iskorskiï Polk) .

De Vidin (Bdinsktt P.).

De Plevna (Plôvenskiï P.).

Da Danube (Dounavskiï P.).

Do Tirno vo ( Prince Fcrdi- (Trnovskiï, na Ncgovo Tsarsko

nand). Visotchesivo Polk).

Do Prôslav (Présiavski'i P.).

Du Littoral (Primorskiï P.).

De Philippopoli( Princesse (Plovdivskiï P.).

Clémontine).

Du Rhodope (Rodopskiî P.).

De Sliven (Slivenskiï P. ).

Des Dalkans (Balkanskiï P.).

Du Rilo (Rilskiï P.).

De Macédoine (Makedonskil P.).

Do Lom ^Lomskiï P.).

De Lovctch (Lovtchanskiï P.).

Do Silistrie (Dorostolskiï P.).

De la Yantra (Yétrskiï P.).

De Choumla fChoumonskil P.).

Do la Dobroudja (Dobroudjanskiï P.).

De la Srcdna-Gora (Srednogorskil P.).

Do Thrace (Trakîiskiï P.).

Do Chipka (Chiptchanskiï P.).

Do la Mer Noire (Tchernomorskiï P.).

L'effectif budgétaire de Tarmée bulgare comprenait, en 1891, 1076 officiers, 67 médecins, 16 vétérinaires, 145 employés attachés aux corps de troupe, et 33,284 hommes, dont 30,726 combattants et 2,558 non-combattants. Ces chiffres correspondent presque exactement h la proportion de 1 soldat pour 100 habitants. Mais nous savons d'après les renseignements mômes du budget, que les effectifs réels présentent un déficit d'environ 17,3 p. 100, par rapport aux

effectifs budgétaires. L'efiectif entretenu ne serait dont au plus que de 27,500 hommes.

Pour 1892 le budget ne prévoit qu'une économie de 9 p. dOO sur Tensemble des soldes des officiers et des soldats, la répartition entre les deux catégories n'étant pas mentionnée. En supposant celte répartition proportionnelle h celle de Tannée dernière, les économies afférentes î\ la solde de la troupe représenteraient 9,54 p. 100 de la dépense prévue, ce qui indiquerait un déficit de 3,150 hommes sur un effectif légal de 33,024.

Le recrutement des corps de troupe n'était pas jusqu'à présent absolument régional, quoique chaque régiment reçût principalement des hommes du département dans lequel il tenait garnison, ou des déparlements voisins. Une décision ministérielle fixait chaque année la répartition des recrues des différents départements entre les corps. Il est à remarquer que cette répartition était faite par culte (chrétien, Israélite, musulman), et que, tandis que les chrétiens et les Israélites étaient presque toujours affeclés aux corps les plus voisins, les musulmans étaient fréquemment envoyés dans des régiments tenant garnison en des points éloignés de leurs domiciles. Celte mesure s'explique par l'inégale répartition sur le territoire bulgare, de la population musulmane, qui avec un recrutement rigoureusement régional, fournirait la majorité de l'effectif dans plusieurs régiments de la région orientale de la Principauté.

Mais d'après la nouvelle loi le recrutement sera désormais régional, chaque circonscription militaire fournissant les recrues d'un régiment d'infanterie et l'ensemble de chaque région do division celles d'un

régiment d'artillerie, d'un escadron indépendant de cavalerie et de deux compagnies de pionniers, les autres troupes se recrutant sur Tensemble du territoire. L'affectation des réservistes s'opérera naturellement suivant les mômes règles.

Les formations les plus importantes existant dans l'armée bulgare, sur le pied de paix, seront désormais les divisions, au nombre de six. Les commandements des divisions sont à la fois actifs et territoriaux; à ce dernier point de vue, ils ont dans leurs attributions la haute surveillance du service du recrutement et des diverses réserves, du service des places, etc. A chaque division est affectée une région comprenant 3 ou 4 déparlomcnts administratifs et divisée en 4 circonscriptions de régiments. Les divisions porteront les dénominations suivantes : 1® de Sofia; 2® de Thrace (Philippopoli) ; 3<> des Balkans (Sliven) ; ¥ de Prêslav (Choumla) ; 5° du Danube (Roustchouk) ; 6® de Vidin,

Comme commandement actif chaque division doit comprendre : 4 régiments d'infanterie, 1 régiment d'artillerie, \ escadron indépendant de cavalerie, 1 compagnie du train, 1 hôpital divisionnaire avec un détachement d'infirmiers.

Les quatre régiments de cavalerie forment une divU sion de cavalerie.

Les troupes d'artillerie de forteresse et du génie restent indépendantes.

Il faut remarquer qu'il n'est pas prévu pour le moment d'organisme intermédiaire entre les divisions et les régiments.

Voici la répartition des régiments d'infanterie et d'artillerie entre les divisions :

l'« division (ancienne !'• brigade), 1®', 6«, 13« et 14« régiments d'infanterie ; 4«*" et 4« régiments d'artillerie.

6» division (ancienne 2" brigade), 3®, 4«, 15« et 16« rég. d'infanterie.

5« division (ancienne 3« brigade), 2®, 8«, 17® et 18« régiments d'infanterie.

4® division (ancienne ¥ brigade), 7«, 8«, 49« et 20» régiments d'infanterie ; 2« et S^ régiments d'arlillerie.

2« division (ancienne 8* brigade), 9®, ,'10«, 21» et 22« régiments d'infanterie ; 3« régiment d'artillerie.

3» division (ancienne 6« brigade), li« 12«, 23« et 24« régiments d'infanterie; 6» régiment d'artillerie.

Cadres de réserye.

Nous avons vu, en examinant la loi de recrutement, que les hommes dispensés du service dans l'armée permanente par suite de raisons de famille ou comme se trouvant en excédent du contingent fixé, devaient accomplir deux périodes d'instruction de trois mois. Les hommes d'une même classe sont, h cet effet, répartis en séries appelées successivement de septembre à mai, période pendant laquelle les travaux agricoles, occupation de la grande majorité dos Bulgares, auront le moins à souffrir de ces convocations (1).

({) Les circulaires ministcrielles recommandent même de convoquer autant que possible les habitants des campagnes pendant les mois d'hiver, de manière à appeler au printemps les hommes dont la profession est indépendante des saisons.

Pour éviter le trouble qu'apporteraient dans les régiments ces incorporations successives et de courte durée, les hommes astreints au service de six mois sont instruits dans des unités spéciales d'infanterie appelées cadres de réserve (rezcrvni kadri), établies au cheflieu de chaque circonscription militaire.

Ces cadres qui, en temps de guerre, serviront de base h Torganisation des troupes de l'armée de réserve et qui, en temps de paix, ont à assurer aussi Tinstruction des réservistes convoqués à des périodes d'instruction, doivent se composer de 24 régiments d'infanterie comprenant seulement 4 compagnies; un de ces régiments existe dans chaque circonscription militaire et a pour commandant le commandant même de la circonscription; en outre des régiments d'infanterie, il doit être constitué 6 batteries de réserve; les autres armes n'auront pas de cadres de réserve.

Conformément à la loi de recrutement de 1889, une compagnie, dite compagnie-cadre, avait été organisée dans chaque circonscription militaire. Le budget pour 1892 prévoit l'existence de 24 bataillons de réserve à trois compagnies (au lieu de 4), et pour Tartillerie de réserve, de trois batteries (au lieu de 6).

Les cadres des unités d'infanterie comprennent une portion permanente très restreinte, complétée lors des convocations par des officiers et des gradés de réserve; les cadres permanents des batteries sont au contraire très forts.

D'après le budget pour 1892, chaque bataillon de réserve, commandé comme nous l'avons dit par le commandant de circonscription, possède comme officiers actifs 3 capitaines, commandants de compagnies; i capitaine d'armes, 1 armurier et 1 aide-médecin sont

attachés à Tétat-major du bataillon. Le cadre permanent de chaque compagnie se compose de 5 sous-officiers et de 22 soldats.

Les batteries de reserve comprennent chacune 1 major, commandant; 8 officiers en sous-ordre; 16 sous-officiers; 176 canonnierset12 non-combattants.

L'efieclif permanent affecté en 1892 aux cadres de réserve est donc de 114 officiers et 2,713 sous-officiers et soldats.

Les unités de réserve du pied de paix sont réparties entre les divisions actives, à raison de 4 bataillons (ou régiments) d'infanterie et une batterie, en principe, par division.

Instruction.

L'instruction et le service dans l'armée bulgare ont été jusqu'à présent réglés par les prescriptions en usage dans l'armée- russe. Mais de nouveaux règlements sont à l'étude depuis quelques années et remplacent déjà, à titre d'essai dans l'artillerie et définitivement dans l'infantcrie, une partie des règlements russes.

Avec l'introduction des nouveaux règlements, les commandements en russe, conservés jusqu'aujourd'hui, font naturellement place îi des commandcmenls en langue nationale.

Une particularité du système d'instruction bulgare, empruntée aux usages de l'armée russe, est la réunion régulière des troupes dans des camps d'instruction où elles séjournent pendant la période d'été. C'est dans ces camps qu'elles exécutent les écoles de bataillon et de régiment pour l'infanterie, les tirs de guerre et surtout de nombreuses manœuvres, ii simple ou double

action, auxquelles prennent part des détachements des diflércntes armes.

Ces camps sont au nombre de treize, mais ne paraissent pas cire occupés tous régulièrement chaque année; ils sont établis dans le voisinage des villes suivantes i Kuslendil, Sofia, Vidin, Plevna, Tirnovo (camp de Barouscli), llouslchouk, Choumla (camp de Marasch), Varna , Karlovo (camp de Marinopolé) , Haskovo , Kazanlyk (camp de Maglisch), Sliven, Aïtos.

En 1890, les deux camps les plus importants, ceux de Sofia et de Marinopolé, ont reçu chacun 4 régiments d'infanlorie, 1 de cavalerie et 2 d'artillerie.

Chaque année une partie des hommes de la réserve est appelée pour une période d'instruction de plusieurs semaines.

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