NATIONALITES
et religions
Bulgares
Grecs
Turcs
Tsiganes
Israélites ( considéras comme nationalité)
! Orthodoxes.
Catholiques Protestants Arméniens
Musulmans
Israélites (considérés comme religion)
Nomùres
absolns.
Nombre»
absolus.
La différence qui existe dans le tableau précédent enlre le nombre des Turcs et celui des Mahométans provient de ce que la plus grande partie des Tziganeâ
et quelques Bulgares (Poinaks) professent rislamisiiie. Le défaut de concordance entre les deux chiflres relatifs aux Israélites, considérés comme nationalité et comme culte, résulte vraisemblablement de ce que les Juifs, sujets d'une puissance étrangère, sont comptés seulement comme membres du culte et non de la nationalité hébraïque.
En comparant les chiflres des deux recensements, on constate que Taccroissement de la population a profité exclusivement à la race bulgare, qui forme maintenant les 737/1000 de la population totale de la principauté, tandis qu'en 1885 elle ne représentait que les 679/1000. Les Israélites présentent aussi un certain accroissement. Les autres races indigènes. Turcs, Grecs et Tziganes, ont subi des diminutions assez notables résultant évidemment de l'émigration, laquelle, en ce qui concerne en particulier les Turcs, a porté sur plus de 100,000 individus. On sait, du reste, que le même phénomène s* est produit, et d'une façon bien plus sensible encore, en Grèce et en Serbie, lorsque ces pays ont été afiranchis de la domination turque, ainsi que dans les fractions du territoire ottoman cédées à ces deux Étals à la suite du traité de Berlin.
Nous avons vu, dans le chapitre traitant spécialement de l'ethnographie de la région bulgare, que les races autres que la nationalité dominante étaient très inégalement distribuées sur le territoire ; il nous semble donc intéressant d'indiquer la répartition par déparlement des différentes nationalités ; nous y joindrons la statistique des cultes.
Tableau de la répartition, par départe